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LE 7H50 de Laurent Burgoa : « Nous subissons au lieu d’accompagner »

À l'initiative du comité de quartier de Valdegour, une réunion était organisée samedi matin pour échanger sur le devenir des commerces dans ces quartiers après l'annonce de la fermeture du Carrefour Market à la fin du mois.

Photo DR/ Objectif Gard

Laurent Burgoa, adjoint au maire de Nîmes, présent lors de ce moment d'échange, est l'invité du 7h50.

Objectif Gard : Vous représentiez le maire, Jean-Paul Fournier, samedi à la réunion autour de la fermeture du Carrefour Market. Que retenir de cet échange ?

Laurent Burgoa : À l'invitation des comités de quartier de Pissevin et Valdegour, j'ai effectivement participé à cette réunion car, comme les habitants, nous sommes contrariés par cette fermeture. Nous l'avons apprise par les habitants eux-même et immédiatement Jean-Paul Fournier a convoqué en mairie les représentants de Carrefour et le gérant du point de vente franchisé. Ils nous ont expliqué les raisons de ce départ et même si nous sommes en colère de cette décision prise sans concertation préalable, nous ne pouvons que convenir que les pertes enregistrées de plus de 500 000 euros et la concurrence du Lidl a proximité rendent la situation du maintien du magasin, très difficile.

Ce magasin était pourtant là depuis des années. Comment la situation économique a-t-elle pu se dégrader aussi fortement ?

Les pertes ne datent pas d'hier... Le pouvoir d'achat des familles de ce quartier ne leur permet plus de faire ce que l'on appelle les "grandes courses" dans ce magasin. Elles utilisent ce service de proximité pour des besoins ponctuels et des achats d'appoint.

Cette fermeture est le signe une nouvelle fois de l'abandon des services de proximité dans ces quartiers difficiles...

Mais si on l'avait su plus tôt, nous aurions pu envisager la suite plus facilement. Notamment avec la SPL Agate, qui nous accompagne pour définir les projets, pour trouver des solutions pour les commercialiser ou pour de nouveaux équipements. C'est ce qui est le plus rageant. Là nous subissons au lieu d'accompagner. Les habitants l'ont bien compris samedi. Ils sont conscients que l'on ne peut pas trouver un plan B aussi vite. Nous allons donc travailler sur la mise en place d'une desserte du réseau Tango vers des magasins comme Lidl qui n'est pas trop éloigné du quartier. Pourquoi ne pas envisager des chèques de transport pour emmener par taxi les personnes les plus âgées et les plus vulnérables socialement sur le quartier ?

Le départ de Carrefour est toutefois un coup dur pour l'ANRU 2 que vous conduisiez pour la ville de Nîmes. Comment attirer des nouveaux commerces alors que les plus anciens disparaissent ?

De toute façon la galerie Wagner doit être détruite. Nous devons reconfigurer tout le secteur et en particulier l'Avenue des Arts et l'axe Kennedy. Il faut implanter un nouvel espace avec des commerces plus petits et davantage de proximité. À ce jour, nous n'avons pas encore de solution mais un appel à projet sera lancé. Il est hors de question d'abandonner ce site. Jean-Paul Fournier ne l'acceptera pas. Il veut accompagner la transition dans les quartiers Nîmois et offrir aux habitants un meilleur cadre de vie.

Propos recueillis par Abdel Samari

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Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

2 réactions sur “LE 7H50 de Laurent Burgoa : « Nous subissons au lieu d’accompagner »”

  1. Pourquoi ne pas envisager des chèques de transport pour emmener par taxi les personnes les plus âgées et les plus vulnérables socialement sur le quartier ?

    Il y a beaucoup d’associations dans ces quartiers pour répondre à cette situation sans que les contribuables doivent encore payer.
    Burgoa n’a pas un mot pour les habitants de la ruralité et mise tout sur les quartiers.

  2. Quel abruti ce BURGOA, un commerce ca nait ca vie ca meure. QU’est ce qu ils auraient pu faire, donner une subvention de 500 000 €uros, c’est immorale, et alors à ce moment la pourquoi pas pareil pour tous les commerces de la ville de nimes en difficulté? Demander à carrefour de baisser ses redevances? à la centrale d achat,de baisser ses prix? Monsieur BURGOA ne le sait eaut être pas ou ne veut pas le savoir, les franchiseurs se gavent sur le dos des franchisés qui sont corvéables à merci et qui doivent rétribution lourdes à leurs suzerain. Les franchiseurs et les banques ainsi peuvent s’en mettre plein les poches. Si les politiques au lieu de faire les yeux de chimène à la grande distribution et aux chaines de franchises FAISAIENT LE NECESSAIRE POUR ENCOURAGER L INITIATIVE IND2PENDANTE il n y aurait pas de soucis ni d’emplois ni de services de proximité. BURGOA DEHORS

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