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LUNDI SANTÉ Carémeau investit dans la culture pour le bien-être local

La culture joue un rôle essentiel dans la nécessité de faire de l’hôpital un lieu plus humain et ouvert sur la cité.

Nicolas Best, directeur général du CHU de Nîmes, et Jean-Paul Fournier, maire de Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin).

Les programmes culturels proposés aux patients et usagers du centre hospitalier universitaire de Nîmes Carémeau bénéficient du soutien financier de la DRAC et de l’ARS Occitanie, dans le cadre de " Culture et Santé ". Pour l’année 2019, les deux ministères de tutelle ont accordé au CHU de Nîmes une subvention de 15 650 euros.

" L’hôpital est d’abord un lieu de soins où nous veillons à dispenser des prises en charge de qualité à nos usagers, indique Nicolas Best, directeur général du CHUN. Néanmoins, il est primordial qu’il soit aussi et surtout un lieu de vie où nos patients peuvent s’épanouir. Avec des projets culturels ambitieux et originaux, nous tenons à offrir à nos patients des fenêtres vers l’extérieur, vers un peu d’évasion pour des moments éloignés de la période difficile de la maladie. "

L’établissement hospitalo-universitaire nîmois soutient, sur des fonds propres, six projets à hauteur de 10 300 euros. Les projets culturels 2019 ont également bénéficié de la participation du fonds de dotation du CHU de Nîmes pour une somme de 5 000 euros.

Cette année encore, l’association Terre de contes propose des séances de contes en randonnée à partir de collectage auprès des résidents autour d’un thème relevant de leur patrimoine culturel. Un film d’animation sera ensuite réalisé à partir de ce conte.

Dans les services de psychiatrie infanto-juvénile, jeunes adultes et en gérontopsychiatrie, des ateliers de musique mandingue (communauté d'Afrique de l'Ouest, NDLR), proposés par l’association Mazet production, offrent une nouvelle forme d’expression qui permet aux jeunes patients d’exprimer leurs maux le temps d’un intermède musical. En quelque mois, les transformations sont significatives. Parallèlement, les soignants découvrent de nouvelles pistes de rencontres constructives pour aider les patients à mieux vivre avec eux et les autres.

L’association nîmoise Da Storm et le graffeur Pyrate travaillent en collaboration avec le pôle de psychiatrie du CHUN lors d’ateliers de graffiti/street art. En fin de programme, une fresque sera réalisée dans la cage d’escalier menant au service, par laquelle l’ensemble des patients, des visiteurs et du personnel circule pour rejoindre le service. Une expo qui sera bientôt hors-les-murs.

Danse flamenco. Photo : C.M/Objectif Gard.

La philosophie avec Alain Guyard, écrivain philosophe, qui anime un atelier, c'est autre chose que la discussion du bar du commerce en gardant l'ambiance chaleureuse qu'on lui attribue. L’atelier a une triple fonction car en conviant les patients, il ouvre, avec ceux qui le peuvent et le veulent, un temps et un espace de débat sur la vie en général, ou sur leur condition en particulier. Les questions abordées peuvent aussi bien concerner la fin de vie que de s’ouvrir vers d’autres champs de spéculation.

Le flamenco est aussi de la partie. En partenariat avec le théâtre de Nîmes, les ateliers de découverte de la culture flamenca sont animés par Chely La Torito, danseuse et chorégraphe. À travers des temps d’échanges et de rencontres, l’artiste propose de rencontrer l’art flamenco qui fait appel à l’instinct, à l’expressivité, au partage, mais qui est également porteur de messages de tolérance et de solidarité.

Enfin, l’artiste Laura Demangel coordonne une " danse participative " proposée au lit du patient pour faciliter l’éveil et la communication chez des personnes atteintes de handicap neurologique sévère dans les premiers temps de l'hospitalisation. L’objectif est de susciter, à travers les mouvements de l’artiste et la musique, des stimulations sensorielles nouvelles, pouvant faire réagir (voire interagir) le patient, limité à l'univers singulier du monde hospitalier (chambre, monitoring, néon…).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 34 ans et je suis journaliste depuis plus de dix ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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