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INCINÉRATEUR Des élus mettent la pression à la Région

Le président du Sitom Sud Gard, Hervé Giély, et le président de l'Agglo du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey (Photo : Coralie Mollaret)

L’enquête publique sur Plan régional de prévention et de gestion des déchets vient de s’achever. 

Ils crient à la « fake news ». Ils, ce sont le président du Sitom Sud Gard, Hervé Giély, le président de l’Agglo du Gard rhodanien, Jean-Christian Rey, et le président du Symtoma, Gérald Gervasoni. La fausse information viendrait de la Région, chargée d’établir le Plan régional de prévention et de gestion des déchets (PRPGD), fin 2019. Un plan dont l’enquête publique vient de se terminer il y a quelques jours et dont l'avis sera rendu dans un mois.

Depuis plusieurs semaines, des élus gardois demandent la création d’un deuxième four. Un débat relancé par l'Agglo du Gard rhodanien qui a exprimé son souhait d’adhérer au syndicat nîmois. Les raisons ? Le centre d’enfouissement d’Orange (Vaucluse) où elle envoyait ses déchets est plein. Si l'an dernier, la collectivité a trouvé une solution, ça lui coûte cher. Très cher...

Soit près d’un million d’euros supplémentaires : « Nous les enfouissons à Bellegarde alors qu’on est contre l’enfouissement. De plus, le centre est en situation de monopole et les prix sont très élevés […] On est en train de tuer le marché ! », vilipende le président de l'Agglo, Jean-Christian Rey. « Brûler une tonne de déchets revient à 81€ contre 130€ pour l’enfouissement », rappelle de son côté Hervé Giély. 

« C’est un peu vicieux »

Face à cette situation, la Région assure que le Sitom Sud Gard ou le Gard rhodanien ont le droit de déposer un permis de construire pour un deuxième four pour incinérer les déchets. Une posture politique, dénoncent les élus gardois : « Pour faire ça, il faut que la Région revoit à la hausse la capacité d’incinération du Gard (actuellement de 110 000 tonnes par an dans le Gard, ndlr). Si on dépose le permis en l’état, il sera très certainement attaqué par des associations pour non-conformité avec le PRPGD. La Région le sait, c’est un peu vicieux... »

Quelles seraient les raisons pour la Région de s'adonner à telle stratégie ? Pour les Gardois, Carole Delga fait purement et simplement de la politique. « La présidente socialiste de la Région a besoin des "verts" pour diriger sa collectivité. Or, ils sont opposés à l’incinération, notamment la vice-présidente, Agnès Langevine, chargée de la transition écologique et énergétique. », dénoncent-ils. 

Toutefois cette posture pourrait « coûter cher » aux citoyens : « Nous allons bientôt renégocier le contrat de l’incinérateur nîmois. Il faut savoir si, dans le renouvellement de la DSP en 2023, nous comprenons la création d’un deuxième four sinon on ne pourra plus négocier », indique Hervé Giély. « On est en train de mentir aux citoyens qui à terme pourraient le payer très cher », déplore Jean-Christian Rey. Seulement, aujourd’hui, les ordures ça n’intéresse personne ! »

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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1 commentaire sur “INCINÉRATEUR Des élus mettent la pression à la Région”

  1. Bizzare car personne parle de recyclage … pour tout mieux comprendre faudrait peut être comparer au recycle qui est bon pour l’emploie. Mais bon, on a comprit, nos élus ne sont pas vraiment motivé pour créer des emploies (voir les stats sur notre économie…) et pas trop concerné par des bonnes pratiques écologique…

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