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GARD Le grand saut vers la vie

(Photo DR).

Le grand saut, un court-métrage signé Irys Persy-Renaud, a remporté le prix de la presse du festival Nîmes en Court.

Sur le tournage de Le grand saut d'Irys Persy-Renaud (Photo DR).

Le thème de la première édition de ce festival était l'adolescence. De nombreuses participations, des catégories à la frontière plus que tenue mais une réelle envie de faire voir ce que les nouveaux réalisateurs ont dans les tripes. Nîmes en court a de l'avenir, comme la jeunesse, c'est un des thèmes du film Le grand saut. Interview avec la réalisatrice Irys Persy-Renaud. Voici la bande annonce.

ObjectifGard : Pouvez-vous vous présenter ?

Irys Persy-Renaud : Je suis née à Nîmes, j'ai fêté mes 30 ans presque en même temps que le festival ! J'ai grandi à Vauvert, j'allais au Grau-du-Roi à la plage... Je suis restée dans le Gard jusqu'à mes 19 ans avant d'aller à Montpellier puis à Paris pour le études et le cinéma. J'ai intégré une école dans les Yvelines où j'ai fait Le grand saut. Je suis aujourd'hui assistante monteuse et je travaille dans la fiction TV.

Comment est né ce film qui traite du deuil et de la manière de le gérer?

Le film date de 2014, il a fait quelques festivals, mais a surtout fait son chemin avec l'association Vivre son deuil qui a encore des DVD. J'ai pensé pouvoir le tourner à Paris mais au fur et à mesure de l'écriture, le sujet me tenait tellement à cœur que le sud s'imposait. Ma région natale aussi car c'est là où j'ai vécu mes expériences, c'est ce qui a fait ce que je suis devenue.

(Photo DR).

Subir la mort, c'était aussi votre histoire?

Enfant, à l'âge de deux ans, j'ai perdu mon père. J'avais six ans quand j'ai perdu ma grand-mère et il y a quelques années, c'est un ami d'enfance, très proche mais que j'avais un peu perdu de vue, qui a disparu brutalement. Je voulais parler de tout ça, je perdais des gens qui m'entouraient.

Le grand saut a-t-il été une sorte de thérapie?

Avec ce film j'ai capturé ce que je voulais être, j'ai fait mon deuil de cette manière. Avec Lola, qui a coécrit le film, nous avions besoin d'exorciser cette vision de nos vies. La mort est déjà un sujet horrible, alors il fallait mettre dans le film un peu d'humour. La vie, c'est aussi la légèreté, on ne doit pas se morfondre, ces gens font toujours partie de nous.

Le thème de l'adolescence n'était pas anodin...

Dans ma vie, l'adolescence a été un passage compliqué. Sans mon père, je devais connaître la mort en me construisant au côté de personnes qui, heureusement pour elles, ne la connaissaient pas encore. Adolescent, il ne faut pas dramatiser, il faut parler de ces problèmes, échanger et les partager. C'est un peu ce que raconte la fin du film quand Thomas saute à l'élastique.

Pourquoi participer à Nîmes en court ?

Ça me plaisait d'envoyer le film pour qu'il soit vu ! Le thème était excellent car c'est très rare de voir un festival traiter pleinement de l'adolescence. C'était intéressant et même si mon film était un peu "passé de date", Sarah-Cheyenne Santoni (l'organisatrice du festival, Ndlr) l'a trouvé dans le thème, ça lui a plu et je pense qu'il avait sa place. Je voulais qu'il touche les gens.

(Photo DR).

Le prix de la presse est à vous. Alors, heureuse ?

Franchement, j'étais très surprise car je ne m'y attendais pas du tout ! J'ai envoyé le film sans autre espoir qu'il soit simplement visionné par un maximum de personnes, pour qu'il fasse encore un bout de chemin, c'était surréaliste ! Je suis très honorée et hyper contente.

Un mot à ajouter ?

J'espère que les gens qui vivent ou ont vécu ces moments de drame et de deuil sauront se tourner vers la vie, le rire et profiteront de la vie pour honorer ceux qui ne sont plus là. Ils nous donnent encore l'élan de continuer.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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