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TOROS La Transfiguration de Stéphane Fernandez Meca

Le Nîmois reprend l'épée pour une dernière corrida. Un chef de lidia peu commun qui a arrêté sa carrière en 2011

La despedida de Meca à Tyrosse en 2011 (Photo Archives Anthony Maurin).

Le temps d'une corrida, une dernière, le maestro nîmois Stéphane Fernandez Meca reprend l'épée pour revivre son rêve taurin. Le changement d'apparence corporelle, très chrétien en cette date spéciale, est à l'ordre du jour.

C'est à Châteaurenard que sera planté le décor de cet ultime rendez-vous ce mardi 6 août en fin d'après-midi. La corrida de La Quinta était prévue pour Enrique Ponce, Javier Conde et Roman Perez, le régional de l'étape à l'organisation de la course. Le maestro de Chiva, blessé plus longuement que prévu, fait tomber le cartel à l'eau. Il a fallu se retourner et trouver une autre tête d'affiche.

Le maestro s'en était tiré avec les honneurs (Photo Archives Anthony Maurin).

Un petit jeune qui passait dans le coin et qui fonctionne bien ? Non. Un autre à qui on pourrait redonner une chance ? Non plus. Les organisateurs ont préféré sortir le Nîmois de sa retraite pour qu'il célèbre les trente années de sa maestria. Même si on ne l'a pas vu toréer depuis sa despedida, vieille de 2011 à Saint-Vincent de Tyrosse face à des Victorino Martin, ses toros fétiches, Meca sera au rendez-vous. Il s'est préparé, a pour lui qu'il connaît l'encaste et le public qui le soutiendra dans ce doux mais terrible effort.

Javier Conde ici à Nîmes portant le costume picassien confectionné par Christian Lacroix (Photo Archives Anthony Maurin).

Mais il ne sera pas le seul dans l'exercice. Les La Quinta seront opposés à Javier Conde, le maestro adoré ou abhorré mais qui ne laisse personne indifférent. Tel un pélican, il lui arrivait d'ouvrir les compas et de danser au rythme de la charge du toro. Conde, c'est un artiste pur. S'il a envie, il fera, s'il n'a pas envie, il ne fera pas. Mieux que Morante dans l'esprit, le duende l'a accompagné tout au long de sa carrière. Conde est un modèle du genre, dans son style, il a apporté un vent d'air frais à la tauromachie. C'est un réel plaisir de le revoir, même si c'est de l'autre côté du Rhône...

Avec lui, Roman Perez. Romain Fluet est un matador de toros français que l'on ne voit plus guère que dans ce genre de course et d'arènes. Il se fait plaisir une paire de fois par an, vit sa passion comme il peut. Il n'a pas trente ans d'alternative mais il est né voilà trente ans, voilà le point commun ! Il a pris son doctorat à Arles il y a tout juste dix ans mais avant cela, à Nîmes, il avait coupé trois oreilles (sortie porte des Consuls) lors de sa présentation face au bétail de Manolo Gonzalez. Depuis 2009, il oscille entre deux et six corridas annuelles.

Roman Perez (Photo Archives Anthony Maurin).

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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