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FAIT DU JOUR Rémi Salou, Quentin Dupuy, copies conformes

 

Quentin et Rémi, complices dans la vie mais avant tout sur le terrain (Photo Corentin Corger)

Depuis trois ans, Quentin Dupuy (25 ans) et Rémi Salou (31 ans) évoluent ensemble à l'USAM. Les deux "barbus" du groupe se sont très vite rapprochés au point de devenir amis sur et en dehors du terrain. Durant leur stage en Biélorussie, ils ont pris le temps d'évoquer les contours de cette relation. 

Objectif Gard : comment qualifierez-vous votre complicité ?

Quentin Dupuy : Fraternelle. On se ressemble beaucoup et on a les mêmes goûts, ça facilite les relations.

Rémi Salou : On peut dire que l'on est devenus amis. C'est important car on a besoin d'une complicité à nos postes en défense : se parler, échanger et se comprendre. Ce que l'on a fait naturellement au début quand on ne connaissait pas trop. C'est d'abord dans le jeu que l'on s'est compris. Il y a un vrai jeu de la défense. Ce n'est pas que lever les bras et tarter les mecs. Il faut être agressif mais aussi intelligent.

Que faites-vous ensemble en dehors des terrains ?

R.S : Déjà, on aime la bière (rires). On aime faire la fête !

Q.D : C'est vrai. On est des bons vivants.

R.S : Au niveau de la lecture aussi, on adore tout ce qui est fantastique. On échange beaucoup là dessus. Nous avons aussi les mêmes traits de caractère. On est des sanguins tous les deux donc des fois on se prend la tête. Quand je vois Quentin, je me vois moi il y a dix ans. Je partais encore plus au quart de tour que maintenant. Tout s'entrecroise, j'ai retrouvé en Quentin les mêmes valeurs que moi. Forcément tu vas vers l'autre plus facilement.

Rémi Salou : "le plus fou c'est moi"

Et qui serait le plus...

R.S : Beau ?

Non, râleur ?

R.S : C'est compliqué il y a match !

Q.D : Râleur au quotidien, je dirais moi. Mais mauvais joueur c'est Salou.

R.S : Quentin est mauvais joueur et je râle aussi ! Mais je déteste plus perdre que lui. Je m'énerve moins vite maintenant. Il y a six ans j'étais fou.

Q. D : Par contre dans le fond c'est vrai qu'au niveau de la folie, c'est toi.

R.S : Le plus fou c'est moi, je peux tuer quelqu'un ! (rires)

Qu'avez vous fait justement de plus fou ?

R.S : Que l'on a le droit de dire...

Q.D : Les soirées que l'on fait ensemble mais on ne racontera pas.

Quent' et Salou, des bons vivants comme ici autour d'une bière à Lisbonne accompagnés de Julien Rebichon, l'homme au chapeau et Jérémy Suty (Photo DR)

Pour venir au terrain, diriez-vous que la saison dernière est votre meilleure effectuée à l'USAM ?

R.S : À Nîmes, oui. Je n'ai loupé que trois matches en fin de saison. Sinon j'étais là tout le temps dans la performance. On ne s'en rend pas compte de suite dans les stats, car on a un jeu d'attaque avec une prise au shoot plus rapide. Ce qui fait que l'on passe beaucoup de temps à défendre et que l'on prend beaucoup de buts. Mais on est largement dans les quatre ou cinq meilleures défenses du championnat.

Q.D : Pour moi aussi c'était ma meilleure saison. D'être au contact au Rémi, au fil des années, ça m'a permis de m'exprimer plus.

Quentin, avez-vous questionné Rémi au sujet de la Coupe d'Europe, lui qui a déjà disputé des matches européens ?

Q.D : C'est hyper palpitant pour moi. Dans les déplacements, dans la logistique, "t'es déjà allé dans tel hôtel ?", je lui pose des questions, des conneries mais je sais que fondamentalement pour lui tous les matches sont pareils.

R.S : L'Europe faut pas non plus s'en faire un monde. Après c'est génial ! On va jouer au hand, on sait faire ça. Il n'y a pas le jeu du championnat où on se joue quatre fois dans l'année où tout le monde se connaît. C'est cette découverte de nouveaux joueurs qui fait la magie de l'Europe, faut juste profiter.

Vous êtes-vous fixé des objectifs à réaliser ensemble ? 

R.S : J'espère gagner un titre avec l'USAM avant la fin de ma carrière. Il me reste entre trois et cinq ans. Avec Quent' on a le même objectif : être la meilleure défense possible du championnat, si on peut être élu en fin de saison, ça serait génial. C'est un objectif très élevé mais il faut se fixer des buts importants.

Quentin, seriez-vous prêt à jouer cinq ans de plus avec Rémi ?

Quentin et Rémi savent aussi rester sérieux (Photo Corentin Corger)

Q.D : Dix ans s'il le faut ! Le temps de gagner des titres.

Si vous n'étiez pas devenu handballeur qu'auriez vous fait ?

Q.D : Je commence en septembre un BTS à distance sur trois ans avec l'école de Grenoble. J'ai un projet de reconversion dans le management car à la fin du hand, je ne pense pas rester dans le sport. Sinon, j'aurais voyagé et j'aurais travaillé sur place. Après mes parents m'auraient peut-être dit de faire des études.

N'est-ce pas trop tôt de préparer sa reconversion à 25 ans ? 

Q.D : C’est obligé, une blessure ça arrive vite. Sur ça, j’ai la tête sur les épaules. J'ai toujours côtoyé des joueurs plus vieux comme Florent Ferreiro, Jean-Philippe Haon et même Rémi. Ils parlent beaucoup de reconversion donc plus je m’y prends plus tôt, plus je serai prêt au moment où ça arrivera. Je le fais tranquillement.

R.S : Je ne sais pas ce que j'aurais fait. Je ne me suis pas fixé comme objectif de faire du hand mon métier. Je ne réfléchissais à rien du tout. Je kiffais. Ça s'est fait naturellement. J'ai foncé comme je fais souvent. À cette époque rien ne m'intéressait. Maintenant, entraîner, arbitrer ça m'intéresse mais trouver un binôme c'est assez compliqué.

Q.D : Il m'avait demandé mais comme on a six ans d'écart...

Rémi Salou : "ma fille l'appelle Quentou"

Vous vouliez suivre les pas du duo Gallego-Rebichon, qui arbitre en N1 ?

R.S : En mieux forcément ! Faut le noter dans l'article ça. Si eux deux arrivent à arbitrer autant vous dire que nous on peut y aller ! Je dois voir Jacky Brun (responsable du pôle espoir de l'USAM) en fin de prépa pour commencer une formation d'entraîneur. Je veux garder un pied dans le handball. Après il y a d'autres domaines qui m'intéressent. Je suis très manuel tout ce qui est bricolage, ferronnerie, travail du bois...

Q.D : C'est un homme à tout faire, il trouvera !

Vous êtes souvent surnommés les "barbus", qui a inspiré l'autre ?

Q.D : Il est arrivé avec la barbe et les cheveux longs. Je me suis toujours dit que quand j'aurais la barbe nécessaire je laisserai pousser mais il ne faut pas dire que je l'ai copié.

R.S : J'avais la barbe avant, c'est moi qui est relancé le look en France.

Quel surnom vous êtes-vous donné ?

Q.D : Je l'appelle toujours Salou !

R.S : Quent'. Ma fille l'appelle Quentou, c'est son chéri et elle est amoureuse de lui alors je le surveille !

Propos recueillis par Corentin Corger

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