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NÎMES OLYMPIQUE Moins brillant, mais plus solide

Lucas Deaux a récupéré 23 ballons à Dijon (photo Anthony Maurin)

Si le jeu des Crocos n’a pas enthousiasmé à Dijon, il leur a permis de ne pas prendre de but, pour la seconde fois d’affilée. Faute de grives on se contente de merles...

« Vous avez dû vous emmerder ». Bernard Blaquart, l’entraîneur du Nîmes Olympique, n’a pas cherché à survendre la prestation de son équipe, hier soir, à l’issue du 0-0 au stade Gaston-Gérard. Il faut dire, qu’en effet, la rencontre a été d’un ennui profond. La Bourgogne était bien loin des envolées nîmoises face à Brest (3-0, 31 août).

Une défense retrouvée

Ce point du match nul, Nîmes le doit surtout à sa défense. Si les latéraux on souffert des nombreuses offensives Côte d’oriennes, la charnière centrale Martinez-Briançon a su colmater les brèches. Ce duo n’a encaissé, cette saison, que trois buts dans le jeu, dont deux à Paris. « C’était un match très "bof", mais on a été solide », soulignait Pablo Martinez quelques minutes près la rencontre. Pas de but encaissé, c’est la seule satisfaction de la soirée, et il ne faut pas oublier d’y associer Paul Bernardoni, qui a été une nouvelle fois très précieux dans les cages nîmoises.

0-0, c’est le score le moins vendeur du football, et les Crocos ne nous sont pas habitué à le pratiquer. À l’extérieur, Nîmes ne l’avait plus fait depuis le 12 février 2018, à Auxerre. Quant à en retrouver un en ligue 1, il faut remonter au 10 janvier 1993, à Lens. À Dijon, les Nîmois ont terminé leur second match consécutif sans prendre de but. Une performance pas si courante puisque depuis du championnat seulement cinq autres équipes y sont parvenues.

Un autre milieu

Si le jeu nîmois n’est plus tout à fait le même que la saison dernière, c’est parce que les hommes ont changé. Bobichon, Ferri et Savanier avaient leurs qualités, Deaux, Fomba et Valls en ont d’autres. Deaux a tout de même gagné 23 ballons, Valls 14 et Fomba 9. Un total de 46 ballons récupérés pour le trio, contre 28 face à Brest, deux semaines plus tôt. Le travail ingrat a bien été fait à Dijon. Reste que le jeu nîmois pèse désormais plus sur les milieux offensifs Ferhat et Philippoteaux. Selon les chiffres de la LFP (Ligue de football professionnel) l’Algérien n’a réussi que 42% de ses passes, et l’ancien Lorientais 50%. Ce qui explique peut-être que Ripart est, des joueurs qui ont joué l’intégralité de la rencontre, celui qui a touché le moins de ballon (32).

Par rapport à la saison dernière,après cinq journées Nîmes a marqué deux fois moins de buts (6 cette année contre 12 il y a un an) mais en a largement moins encaissé (7 contre 12 en 2018-19). Quant aux points, les Crocos en avaient sept contre cinq actuellement. C’est le signe que N.O version 2019-20 est moins spectaculaire que son prédécesseur. Le panache va y perdre certainement. Reste à savoir si cela sera payant au soir de la 38e journée.

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