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SAMEDI TOROS Les villes taurines le sont réellement

À vingt minutes du paseo, no hay billetes (Photo Anthony Maurin).
En terre alésienne, le toro est roi (Photo Archives Anthony Maurin).

Ah, L'UVTF... Que de soupirs et de discussions autour de ces quatre petites lettres quand on est dans le Gard ! L'Union des Villes Taurines de France réunit, comme son nom l'indique, l'essentiel des forces taurines françaises.

Nîmes est un peu à part dans l'histoire récente de l'UVTF. Sa position à son égard et vice-et-versa évoluent avec les années et les morceaux éclatés semblent se recoller doucement. Dans les moments de crise, autant jouer l'union que le nombrilisme !

Mais qu'est-ce que l'UVTF est réellement ? Le règlement taurin en vigueur depuis 1972, dans la cinquantaine de villes membres de l’UVTF, est opposable aux organisateurs et aux acteurs du spectacle. Créée en 1966 par les maires de quelques villes taurines françaises qui souhaitaient réglementer le déroulement des corridas dans leurs arènes, l'UVTF y a garanti l’éthique du combat en veillant au respect du toro.

Des débats au Sénat

Depuis 2015, aux côtés de l'Observatoire National des Cultures Taurines, l’UVTF s’est engagée dans un plan d’action culturelle, afin de faire connaître les valeurs d’une culture aujourd’hui contestée, comme le sont toutes les activités humaines liées à l’utilisation de l’animal, l’élevage et la chasse notamment.

Un paseo à Nîmes (Photo Archives Anthony Maurin).

Contrairement aux tendances actuelles, en 2016, aux côtés de l’ONCT, l’UVTF a organisé au Sénat le colloque "L’Homme et les animaux : vers un conflit de civilisations ?". L’occasion, pour tous les secteurs agressés de manière discriminatoire par l’idéologie végane et animaliste, d’exprimer leurs préoccupations au sommet de l’État.

Le lendemain, les maires des sept principales villes taurines françaises ont d'ailleurs ratifié au Sénat la "Charte pour les libertés et la diversité des cultures", largement diffusée depuis au sein du monde politique par le mouvement citoyen Esprit du Sud.

Le 17 novembre 1921, les peuples du sud se sont rebellés. Les rues de Nîmes étaient noires de monde pour protester contre les attaques incessantes dont la culture taurine était victime de la part de la Société Protectrice des animaux. En 1921... Obtenant gain de cause en justice et ouvrant la voie à l’introduction de l’exception culturelle dans la loi Grammont, le peuple du toro avait gagné la guerre en livrant une belle bataille. Depuis ? Dix refontes législatives sans jamais remettre en cause l’exception de la corrida...

La lutte continue ou se répète

Plus récemment l’Union des Villes Taurines Françaises a remis, à Emmanuel Macron et au Secrétaire d’État à la protection de l’enfance et à monsieur le président du groupe LREM à l’Assemblée Nationale, une étude portant sur l’évaluation psychologique des élèves fréquentant les écoles taurines françaises.

Petite prise de parole en soutien aux traditions juste avant le paseo de la novillada sans picador de Bouillargues le mois dernier (Photo Anthony Maurin).

"Celle-ci révèle l’absence de tout traumatisme et met en valeur le rôle structurant et formateur de la tauromachie, qu’on la pratique ou qu’on y assiste", peut-on lire sur le communiqué de presse. "Sur la base de cette étude, la première jamais réalisée en France, l’UVTF demande qu’aucune suite ne soit donnée par LREM à la proposition d'un projet de loi liberticide dénuée de tout fondement proposée par mesdames Bergé et Cazebonne. L’UVTF dénonce une tentative d’instrumentalisation des institutions à des fins idéologiques et met en garde contre les risques qu’il y aurait à voter une loi d’exception qui aurait pour objet de priver une communauté entière de son autorité parentale dans un domaine aussi fondamental que la liberté culturelle."

L’UVTF rappelle aussi que la tauromachie jouit en France d’un statut incontestable basé sur l’existence d’une coutume ancestrale traduite dans la loi et entérinée par le Conseil Constitutionnel, statut que les régions taurines ont toujours su défendre contre les tentatives liberticides de l’État jacobin.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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