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FAIT DU JOUR O’Brian Nyateu n’est plus à l’Ouest

Le demi-centre de l’USAM n’a rien oublié de ses années passées à Bordeaux et à Nantes.

Nyateu aimerait bien battre son ancien club ce soir (photo USAM)

Le Nîmois O'Brian Nyateu retrouve ce soir son ancien club, Nantes, avec lequel il s'est construit en tant qu'homme et joueur de handball.

Il fête aujourd’hui ses 27 ans et comme cadeau il aimerait « une belle victoire contre Nantes ». Mais n’allez pas croire qu’il y a une quelconque animosité entre le demi-centre nîmois et son ancien club. Bien au contraire. O’Brian Nyateu n’a gardé que des bons souvenirs de son passage en Loire-Atlantique. « C’est là-bas que je me suis construit en tant qu’homme et joueur. C’est une période importante de ma vie », souligne l’Usamiste.

« Ça reste mon club de cœur »

Pendant presque dix ans, il a porté les couleurs du HBCN (Handball Club de Nantes). Pendant cette période, il gravit tous les échelons, passant du sport-étude, au centre de formation pour finir professionnel. C’est aussi à Nantes qu’il s’est fait un joli palmarès avec une finale de Coupe EHF (2013), une Coupe de la Ligue (2015), une Coupe de France (2017) et plusieurs finales.

« Ça reste mon club de cœur », confesse O'Brian. Il décroche aussi des sélections en équipe de France jeunes. C’est là qu’il croise Micke Brasseleur. « Il était chiant (rires) ! Il dormait beaucoup et il était aussi très taquin. Du OB tout craché », se souvient l’arrière droit de l’USAM.

O'Brian Nyateu avec le trophée de la Coupe de France, remporté en 2017 avec Nantes (Photo DR)

Mais son histoire a débuté toujours sur la côte Ouest mais 350 kilomètres plus au sud. Plus exactement à l’hôpital Pellegrin de Bordeaux, le 7 novembre 1992, né d’un papa Camerounais et d’une maman Girondine. C’est près de la gare Saint-Jean qu’il grandit, jouant au basket et football avec ses amis. Il s’essaye même un temps à la boxe anglaise.

Dans sa famille il a un oncle et une tante qui pratiquent le handball. « Ça m’a clairement influencé », rembobine-t-il. Son sport, il le découvre aussi à l’école et comme sa mère ne veut pas qu’il fasse du football ou du rugby, il se dirige vers le handball même si à cette époque, il aimerait bien toucher au rugby et qu’il admire le basketteur américain Kobe Bryant.

OB en compagnie de son chien Lloyd (Photo DR)

C’est alors à Lormont qu’il débute sa carrière de handballeur. Mais à 16 ans, Nantes le repère et le recrute. Il faut quitter le cocon et intégrer une famille d’accueil. « Ça s’est super bien passé et je suis toujours en contact avec eux », se souvient le Nîmois.

O’Brian est bien à Nantes mais il décide d’en partir en 2017. « C’était le moment. Il fallait que je m’émancipe ». Au moment de trouver un nouveau point de chute, trois possibilités se présentent à lui : Aix en Provence, Dunkerque et l’USAM. « Franck Maurice a été très présent dans les discussions, c’est ce qui m’a plu ». Le coach nîmois suivait Nyateu depuis 2009 et il voulait absolument le faire venir à Nîmes : « Je voyais en lui un joueur capable de prendre les rênes de l’attaque et de porter le jeu de l’équipe car à Nantes il était barré par Nicolas Claire. On s’est trouvés au bon moment. »

L’équipe de France en ligne de mire

Il opte pour l’USAM, un club qu’il a souvent affronté. « Pour moi, c’était une équipe teigneuse, avec des petits gabarits qui faisaient que courir. Des casses coui… Mais c’est une image que j’aime et c'est des valeurs qui me correspondent. »

De barbecues à la pétanque, l’intégration de l’ancien Nantais est rapide. Mais il n'a pas débarqué dans le Gard pour seulement manger de la viande grillée et claquer les boules. O’Brian a des objectifs. « Je suis venu montrer que j’étais un demi-centre de haut niveau ». L’Usamiste, à qui il reste trois ans de contrat, a un autre rêve, « jouer en équipe de France ».

Nyateu va bientôt jouer l'Europe avec l'USAM (photo EGO)

Dans un coin de sa tête, Nyateu pense déjà à l’après-carrière et il se verrait bien devenir kinésithérapeute. « Je suis intéressé par les blessures. Comment les éviter et les soigner. Quand je suis blessé je suis chiant et je pose 15 millions de questions ». David Tebid, le président de l’USAM en est régulièrement le témoin : « Je n’ai jamais vu un joueur aussi intéressé par l’après-carrière. Nous échangeons souvent sur des questions business. Il est aussi passionné par l’entreprise et l’immobilier. »

En attendant, il se décrit volontiers comme casanier. « Je peux passer des heures sur le canapé a regarder des séries comme "Powers" ou "Peaky Blinders". Sinon je joue à FIFA sur la console. » Des moments qu’il partage avec sa compagne,Julie, et son chien, Lloyd. Ce soir, dans un Parnasse qui promet d’être une nouvelle fois bouillant, tous les Nîmois espérerons qu’O’Brian Nyateu aura un beau cadeau d’anniversaire.

 Norman Jardin et Corentin Corger

 

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