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NÎMES Tango se renouvelle : neuf bus 100% gaz mis en circulation

Neuf bus comme celui-ci, roulant 100% au gaz, circulent depuis quelques jours à Nîmes (Photo Corentin Corger)

Ce vendredi après-midi s'est déroulée la présentation des neuf bus roulant au gaz naturel pour véhicules (GNV) mis en service depuis quelques jours sur le réseau Tango de Nîmes. Un renouvellement du parc qui s'inscrit dans une logique de transition écologique. 

Après les tram'bus de la ligne T2 hybrides qui fonctionnent au gaz et à l'électricité, ce sont désormais neuf bus du réseau classique Tango qui roulent à 100% au gaz naturel pour véhicules (GNV) sur les différentes lignes. "Cela illustre la volonté même de sortir du diesel", explique Yvan Lachaud, président de Nîmes Métropole, qui s'occupe de la compétence transport. Un premier pas vers une mobilité plus propre qui coûte 2,5 M€ HT, soit 290 000 € investi par bus. Des véhicules fabriqués en France, plus précisément en Bourgogne, par la société Iveco.

Un renouvellement progressif du parc qui compte 95 bus avec "le souhait de maintenir un âge moyen de huit ans, ce qui revient à en changer entre huit et dix par an", explique Ludovic Martin, directeur général de Transdev Nîmes. Le délégataire et l'Agglo ont véritablement enclenché la première avec l'installation d'une station de compression pour un coût de 1,6 M€, au siège de Tango.

En plus des 24 mètres de la T2, ces nouveaux bus peuvent faire le plein en huit minutes, ce qui représente 170 kg de gaz pour une autonomie de 500 à 600 km. Une solution provisoire avant que la station de méthanisation pris en charge par Veolia pour 12 M€ ne voit le jour fin 2021, début 2022. "Le permis de construire vient d'être déposé", a félicité Yvan Lachaud. Ce bus au biométhane présente aussi quelques changements à l'intérieur puisqu'il contient des ports USB et 100 places, dont 23 assises, ainsi qu'une climatisation dix fois plus puissante que dans les bus thermiques.

Arnaud Tisserand, directeur des ventes autobus France chez Iveco, Yvan Lachaud et Ludovic Martin, directeur général de Transdev (Photo Corentin Corger)

Avec cet investissement, le président de Nîmes Métropole affiche son ambition de doter le territoire de transports plus propres. Alors que le candidat aux élections municipales de Nîmes propose dans son programme de rouvrir la circulation sur le boulevard de la Libération en zone 30 partagée, et d'offrir la possibilité aux automobilistes de se garer le soir sur le Victor-Hugo, cela ne serait-il pas paradoxal ? "Pas du tout !", assure Yvan Lachaud avant de poursuivre : "Je veux juste irriguer la circulation et redonner vie autour de l'Écusson. Tous les commerces sont morts. Je suis bien placé pour le constater, ma permanence est sur le Courbet".

Une justification davantage économique à l'heure où la tendance est plutôt de faire sortir les voitures du centre-ville : "je ne veux pas faire revenir les véhicules en centre-ville. Mais c'est simplement pouvoir se garer le soir afin de faire fonctionner les restaurants. C'est vertueux", poursuit l'intéressé. Voilà qui ouvre le débat sur cette vaste question des transports entre en prise en compte de la sauvegarde de l'environnement, enjeux économiques et la place des véhicules dans le cœur de ville.

Corentin Corger

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