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ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine

Comme tous les dimanches, Objectif Gard vous propose son cocktail d’indiscrétions politiques. Un digestif hebdomadaire à déguster sans modération !

Les municipales, c’est ici que ça se passe ! Dès demain, Objectif Gard lance un nouveau format à l’occasion des élections municipales. Un format vidéo baptisé « Face à Objectif Gard » avec un principe simple : chaque candidat a dix minutes pour convaincre en répondant à une série de questions. Les mêmes pour tous, histoire de se faire un avis et de comparer les différents programmes. C'est la commune de Bagnols-sur-Cèze qui essuiera les plâtres. La troisième ville du Gard compte six prétendants et tout le nuancier politique y est représenté, parfois dans plusieurs listes en même temps. Ainsi, le maire sortant, Jean-Yves Chapelet, est issu du Parti socialiste, mais soutenu par La République en marche, pendant que le Parti socialiste soutient la liste « Convergences citoyennes », conduite par Christian Roux. On compte également une autre liste à gauche, « Alliance citoyenne », emmenée par Thierry Vincent, où figurent, entre autres, des communistes et des insoumis. Sur la ligne de départ, on retrouve également Les Républicains, avec Jocelyne Gayte, et un ex des républicains, en la personne d’Alain Pommier, sur la liste du Rassemblement national conduite par Corine Martin, qui revendique « l’union des droites. » Sans oublier une liste soutenue par les Gilets jaunes locaux, conduite par Christophe Prévost. Autant dire que dans cette forêt de candidatures où les listes « citoyennes » (ne le sont-elles pas toutes ? Ne comptent-elles pas que des citoyens munis d’une carte électorale ?) pullulent quand les étiquettes politiques disparaissent ou sont dissimulées, il n’est pas toujours facile de se repérer. Alors à Bagnols-sur-Cèze, comme à Nîmes, Alès, Vauvert ou encore Beaucaire, "Face à Objectif Gard" a pour but de vous éclairer et de vous permettre de vous faire une opinion. Rendez-vous demain matin, 7 heures, pour une journée spéciale Bagnols-sur-Cèze.

D'ici là, voici la bande annonce de ce nouveau format vidéo, "Face à Objectif Gard" : 


Thierry Procida va s'en mordre les doigts. Chez Les Républicains, on a la dent dure. Pendant plusieurs semaines, ils ont négocié pour accueillir sur la liste Choisissons Nîmes de Jean-Paul Fournier le centriste proche d'Yvan Lachaud. Mais Thierry Procida a préféré jouer la fidélité à la sécurité. Un choix risqué pour le conseiller départemental d'autant que les républicains ont bien l'intention dans un an de jouer à fond leur carte pour les Départementales. Ainsi, selon nos informations, la Droite a d'ores et déjà prévu de présenter des candidats face aux centristes dans tous les cantons. Et donc face à Thierry Procida. Adieu l'alliance de la Droite et du Centre qui avait permis de remporter de nombreux territoires. Désormais, chacun jouera en solo. Le Rassemblement national se frotte déjà les mains.

Qui pour remplacer Denis Bouad ? En cette période d'élections municipales, le mundillo politique est en ébullition. Engagés ou non dans la bataille, tous sont à l’affût du moindre scoop, du moindre ragot propices aux longues palabres. Taquin, le président socialiste du Conseil départemental, Denis Bouad, se plaît à cultiver le doute sur son éventuelle candidature aux Sénatoriales de septembre. Il faut dire que sa bonhomie blauzacoise et, surtout, ses subventions aux mairies parlent au cœur des grands électeurs. Seulement au Département, tous ne partagent pas son humour. En position préférentielle relative, certains élus de la majorité grincent des dents à l’idée de lui trouver un remplaçant. Les candidats potentiels sont nombreux : Christophe Serre, président du groupe PS, Martin Delord, vice-président aux Routes et Finances, et bien sûr Alexandre Pissas, responsable des pompiers du Gard. Ce même Alexandre Pissas qui, en 2015, avait causé des frayeurs à toute la collectivité et même à l’Élysée !

Lachaud, cet éternel député... macroniste ! Après avoir autorisé les avocats à monter sur scène lors des vœux de l'Agglo en janvier dernier pour exprimer leur colère face à la réforme des retraites, Yvan Lachaud vient d'écrire au Premier ministre, Édouard Philippe, ainsi qu'aux membres du Gouvernement en charge de la question des pensions. Dix ans à l'Assemblée nationale, que voulez-vous, on conserve quelques réflexes... Yvan Lachaud semble en tout cas toujours utiliser les mêmes stratégies d'influence comme à la grande époque de la présidence Sarkozy. Et même son adresse email de l'époque. C'est en tout cas celle qu'il a utilisé dernièrement pour voler au secours des robes noires nîmoises. Dans ce courrier, que notre rédaction s'est procuré, le centriste explique vouloir "répondre aux préoccupations de manière directe, franche et sans arrière-pensée électoraliste." Ainsi pour le candidat aux municipales à Nîmes soutenu par La République en marche"Oui, la réforme des retraites est justifiée car elle s’inscrit dans une vision de la société plus équitable, égalitaire, et dont les mêmes règles s’appliquent à chaque citoyen." Et dans un tour d'équilibriste (illusionniste ?), Yvan Lachaud n'hésite pas à partager les revendications des juristes : "Quelle catégorie socio-professionnelle accepterait de voir ses cotisations doubler brutalement, et ses pensions diminuer de 30% ?"  Du "travailler plus pour gagner plus" au "En même temps" cher à Macron, Yvan sait mieux que personne s'adapter !

Prem’s… Cette semaine, Marc Peyroche sera probablement le premier des candidats aux élections municipales d’Alès à déposer sa liste de 43 noms en sous-préfecture. Et autant dire qu’il en est fier : « J’ai eu du mal à la boucler », avoue-t-il en parlant bien évidemment de sa liste. Il paraîtrait même que l'éviction de François Gilles (ancien premier adjoint) de la liste de Max Roustan pour mettre Christophe Rivenq à la place lui aurait donné un sacré coup de pouce. Et Christophe Rivenq qui aide indirectement Marc Peyroche, quand on connaît l'inimitié entre les deux, c'est tout de même savoureux.

L’oubli. Dans nos colonnes cette semaine, le maire sortant de Bagnols, Jean-Yves Chapelet, assumait le fait de sortir plusieurs socialistes, et non des moindres, de sa liste en vue des élections du mois prochain. Le maire évoquait, notamment, quatre adjoints, Denis Rieu, Emmanuelle Crépieux, Rémy Salgues et Vincent Poutier, tous issus des rangs du Parti socialiste, tout en niant le moindre « règlement de comptes ». Or, renseignement pris, il n’y a pas quatre adjoints mais cinq, l’adjointe à la Culture Ghislaine Courbey, douze ans de maison, faisant elle aussi partie de la charrette. Notez qu’après la parution de l’article mercredi après-midi, ni Jean-Yves Chapelet, ni son directeur de cabinet Jérôme Talon, qui se sont pourtant fendus tous deux d’un coup de fil pour rectifier la liste des partis soutenant le maire-candidat, n’ont pensé à corriger l’oubli du nom de Ghislaine Courbey. L’intéressée appréciera.

Meizonnet à la commission Défense. Nicolas Meizonnet (Rassemblement national) est enfin député de la deuxième circonscription du Gard. Empêché plusieurs mois par un recours déposé par le parti animaliste auprès du Conseil d'État contestant la validité du scrutin européen, l'ex-suppléant de Gilbert Collard peut enfin s’asseoir aux côtés de Marine le Pen dans l'hémicycle. Surprise, on apprend cette semaine que le frontiste a décidé aussi de rejoindre la commission Défense à l'Assemblée nationale. Il y retrouvera une tête bien connue, celle de Françoise Dumas, qui la préside. Pas sûr que la députée LREM soit ravie de l'apprendre.

La lettre de Brigitte Bardot à un candidat d'Aigues-Mortes. Défenseur de la cause animale, Auguste Victoria, candidat aux élections municipales, a reçu une lettre de soutien de Brigitte Bardot, avec qui il entretient des rapports amicaux. "Mes félicitations à Auguste qui se lance dans un combat difficile. Tout n'est que magouilles et compagnie", écrit-elle notamment. Auguste Victoria a reçu un autre soutien de poids cette semaine. Didier Charpentier, candidat en 2008 (troisième du 1er tour avec 26,35% des suffrages) et PDG de l'entreprise Itesoft, sera sur sa liste à une place pour l'heure indéterminée.

Un joli rebond. Directrice générale des services, Laure Béchard n'exerce plus à Beauvoisin. Et pour cause, elle est en arrêt maladie depuis plusieurs mois, obligeant Guy Schram à faire appel à un autre DGS, envoyé par le Conseil de gestion. Entre-temps, Laure Béchard semblerait avoir rebondi avec succès et aurait été présentée sur la liste conduite par Jean-Paul Franc, l'actuel maire d'Aimargues. De quoi agacer des Beauvoisinois qui ont posté plusieurs commentaires sur la page Facebook de la liste "Continuons ensemble pour Aimargues", lui reprochant notamment d'avoir "mis à profit ce temps d'arrêt à autre chose qu'à se soigner".  Des messages rapidement effacés par l'équipe de Jean-Paul Franc. Suffisant pour calmer le jeu ?

Plus de son ni d’image pour Daniel Moine. Depuis plusieurs jours, le journaliste de France 3 Daniel Moine s’est engagé dans la campagne des municipales à Vers-Pont-du-Gard, son village. Aux côtés du maire sortant, Olivier Sauzet, l’homme aspire à entrer au conseil municipal. Du coup, le journaliste a été mis en retrait de la chaîne publique, jusqu’au 23 mars. S’il continue à travailler, les spectateurs ne verront plus son minois ni n’entendront sa voix.

La rédaction

Etiquette

Abdel Samari

Créateur d'ObjectifGard, je suis avant tout passionné par les médias et mon département. Ce qui me motive chaque jour : informer le plus grand nombre sur l'actualité du Gard ! Pari tenu ?

6 réactions sur “ÇA RESTE ENTRE NOUS Les indiscrétions de la semaine”

  1. Précision : Yvan Lachaud, tête de la liste « Nîmes en Mieux » à Nîmes, a reçu l’investiture de 3 familles centristes : le Nouveau Centre, le MoDem et l’UDI. Et de personne d’autre. Cependant, sur intervention de François Bayrou (Président national du MoDem), LREM s’est simplement engagée, de son côté, à ne présenter, aucun candidat concurrent sur Nîmes et de demeurer dans une position de neutralité. Donc, contrairement à ce qu’on lit, Yvan Lachaud n’est pas un candidat « investi », ni « soutenu » par LREM, pas plus qu’il n’est lui-même membre de ce mouvement.

    1. Vous réécrivez l’histoire! YL et Tebib étaient en lice pour avoir le soutien, et ce n’est qu’après d’ultimes négociations d’une semaine au plus haut niveau que le bureau national LREM a annulé la décision de la commission nationale d’investiture, que vu la tournure que prennent ces élections municipales qui sont nationalisées par le projet du gouvernement pour les retraites YL veuillent s’en dédouaner, il n’en est pas à un retournement de veste près.

    2. @Thierry : Pour que Mr Lachaud « soit en lice » pour être candidat de LREM, il eut fallu qu’il soit lui-même membre de ce mouvement. Or il ne l’a jamais été. Par contre, vous avez raison : Mr Tebib était bien membre de LREM et investi par les adhérents locaux pour être candidat. Et c’est là qu’est intervenu la décision nationale que LREM n’en présenterait aucun sur Nîmes.

    3. Vous jouez sur les mots, tout le monde sait que la garde rapprochée d’YL a joué des bras et des mains pour faire modifier la décision dans son sens dans le dernier sprint, si ce n’était pas pour obtenir le précieux sésame c’était pourquoi alors? C’est ballot maintenant puisqu’ il a les manifestants anti retraites qui lui font payer et les militants LREM locaux qui ne le soutiennent pas.

  2. @Thierry : La « garde rapprochée » ? Soyez plus précis et citez des noms : vous n’en trouverez aucun. Hormis le MoDem du Gard qui, librement et en toute indépendance, sous la conduite de son propre Président gardois et de son Conseil Départemental, puis par l’intermédiaire ensuite de François Bayrou (son Président national), est intervenu à haut niveau pour que LREM ne présente aucun candidat concurrent sur Nîmes (comme cela a déjà été exposé plus haut) afin de donner toute ses chances au candidat qu’il avait lui-même investi – Mr Yvan Lachaud – après que le Nouveau Centre l’ait déjà fait précédemment, et suivi enfin par l’UDI. Les démarches ont été entreprises par les seuls membres de notre famille centriste ainsi réunie autour de son candidat unique, sans que celui-ci n’ait eu à faire intervenir quelqu’autre groupe de pression que ce soit, ni faire agiter bras ou mains comme vous le supposez. Et quant aux autres agitateurs ou manifestants que vous exposez, excusez-les : mal informés, ou même souvent manipulés, ils agissent normalement sous l’effet des fausses informations dont on les nourrit (et dont vous connaissez sans doute vous-mêmes les sources).

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