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BAGNOLS/CÈZE La 18e édition du festival « Femmes du monde » sur le thème de la précarité dans le travail

Michèle Raoux et Danielle Courderot sont membres actives de l'association organisatrice "Femmes du monde". (Marie Meunier / Objectif Gard)

Du 28 février au 8 mars, se tiendra la 18e édition du festival "Femmes du monde" à Bagnols-sur-Cèze. L'association éponyme, avec les organismes partenaires, a choisi de le tourner vers le thème de la précarité des femmes dans le travail. 

Une table ronde sera d'ailleurs organisée à ce sujet le jeudi 5 mars, à 14 heures, à la MAS (Maison des alternatives solidaires) au 3, rue Saint-Victor avec la Mission locale jeunes du Gard rhodanien Uzège et le CIDFF Gard (centre d'information sur les droits des femmes et des familles)Le débat tournera autour de deux questions : l'emploi est-il un rempart contre la précarité ? Et qu'est-ce qui pénalise les femmes face à l'emploi ? "Quand on va le midi à la MAS, on voit que 80-90 % des personnes qui prennent un repas sont des femmes dans une grande précarité et la plupart sans travail", déclame Michèle Raoux, membre actif de l'association organisatrice "Femmes du monde".

La spécificité du Gard rhodanien est que c'est un "territoire avec beaucoup d'emplois industriels", explique Sabine Elissalde, qui travaille à la Mission locale jeunes du Gard Rhodanien Uzège et animera la table ronde. "Dans notre société, il y a beaucoup de conditionnement genré et les femmes sont moins tournées vers ces métiers de l'industrie. Elles y ont moins accès car elles ne choisissent pas toutes des formations dans ce domaine. La maintenance, la mécanique, ce ne sont pas les femmes généralement qui y vont."

Mais plus globalement, le festival "Femmes du monde" vise "à valoriser, à parler de la femme, des difficultés qu'elles peuvent rencontrer, autour de la semaine du 8 mars", explique Michèle Raoux. Ainsi les participants pourront profiter de l'exposition de peintures "Les femmes célèbres du début du XXe siècle" de Madeleine Ossikian, du 28 février au 7 mars, à la médiathèque. L'occasion de se replonger dans l'histoire de "femmes exceptionnelles" comme Colette, Édith Piaf, Frida Kahlo, Joséphine Baker... Une autre exposition prendra place au centre d'art rhodanien Saint-Maur rassemblant quatre artistes : la peintre et illustratrice Elsa Huet, la peintre Annette Pral, la photographe Lou Raimondi et la sculptrice Lise Val Baaren.

Deux expositions, un spectacle, des séances cinéma, un jeu...

Le samedi 7 mars, sera joué le spectacle "Comment Virginie D. a sauvé ma vie" à la salle multiculturelle, à 21 heures. Déjà programmé au festival "off" d'Avignon en 2019, cette pièce raconte le rapport aux hommes d'une petite-fille, une mère et une grand-mère et une femme libre, incarnées par l'autrice du texte, Corinne Merle. Elle a aussi pris des extraits du livre de Virginie Despentes "King Kong théorie" (tarif : 10 €).

Le film documentaire "Femmes d'Argentine" sera également projeté au cinéma 102 de Pont-Saint-Esprit du 6 au 17 mars. La première séance est notée le vendredi 6 mars à 20 h 45. Il traite du sujet de l'avortement encore interdit en Argentine et de ces femmes qui décèdent en essayant de le faire illégalement.

Autre temps fort : le jeu animé par Christine Legrand du planning familial d'Avignon qui porte sur l'évolution du droit des femmes du XVe siècle à aujourd'hui. C'est le mardi 3 mars à 14 h, à la MAS. Deux ateliers pour prendre soin de soi et de son corps seront aussi proposées au même endroit, les mercredi 4 et vendredi 6 mars.

Marie Meunier

Informations au 06 81 89 06 74.

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