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CLARENSAC Passation de pouvoir en pleine crise sanitaire

Entrée du village de Clarensac (Photo : droits réservés)

Élus au premier tour dimanche des Municipales, plusieurs maires s’apprêtent à prendre le pouvoir dans un contexte inédit. Zoom sur le village de Clarensac dans la Vaunage. 

Clarensac, dimanche soir. C’est la douche froide pour la maire sortante, Marjorie Engelvin, battue de 87 voix par son adversaire, Patrick Gervais. Organisé en pleine crise sanitaire, ce premier tour des élections municipales a vu l’élection de nouveaux maires dans le Gard. À l’épidémie se sont ajoutées, à Clarensac, les rancœurs politiques qui ont bouleversé la campagne. 

Encore marquée par le scrutin 2020, aucune des deux têtes de liste n’est entrée en contact. « C’est à lui de m’appeler. Il ne l’a pas fait pendant six ans. J’ose espérer qu’il le fera », indique la sortante. « Elle non plus ne m’a pas appelé. Mais j’ai toutefois pris mes dispositions en entrant en contact avec le personnel de la mairie », commente Patrick Gervais. 

Marjorie Engelvin a convoqué le conseil municipal ce vendredi à 19h30. Il se tiendra à huis clos, comme l’exige le Gouvernement. Douloureuse, cette passation de pouvoir doit permettre une continuité des services publics dans un contexte de confinement lié au coronavirus. 

École ouverte et policiers sur le terrain 

Composée d’une quarantaine de fonctionnaires, la mairie est pour l’heure fermée. « À l’intérieur ne reste que la comptable qui s’occupe des paies et d’une rédactrice qui répond à l’écoute des éventuels besoins des habitants », explique Patrick Gervais, ancien gendarme, qui a déjà pris contact avec différents services municipaux. 

Les trois policiers municipaux de la commune restent sur le terrain pour veiller à ce que les restrictions de déplacements soient respectées. À noter aussi que l’école élémentaire Marie Pape-Carpentier reste ouverte. À l’intérieur, les enfants du personnel de santé et autres fonctionnaires mobilisés pour la crise. « Des enseignants sont présents ainsi que deux fonctionnaires territoriaux qui accueillent les enfants. Pour l’instant, nous en avons quatre », indique Marjorie Engelvin. 

Proches de leurs administrés, les élus locaux ont plus que jamais un rôle à jouer. « Nous devons tous faire preuve de bon sens », reconnaît Marjorie Engelvin. Car en pleine tempête, il n'est pas aisé de changer le capitaine d’un navire.

CM

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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