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CORONAVIRUS Désinfection des rues : les choix de certaines communes gardoises

Un agent de la ville à Nîmes (Photo Corentin Corger)

La désinfection des rues pour lutter contre la propagation du virus est devenue un vaste débat ces derniers jours. Entre efficacité des traitements et toxicité des produits utilisés, les observateurs s'interrogent. Revue des stratégies choisies dans quelques communes du Gard dont Nîmes et Alès. 

Si certaines villes de France ont fait le choix de désinfecter l'espace public pour lutter contre la propagation du covid-19, aucune consigne n'a été donnée par les autorités. Et surtout aucune publication scientifique ne peut attester de l'efficacité d'un tel procédé. Le Haut conseil de la santé publique doit justement rendre dans les prochains jours un avis sur l'efficacité de ces mesures et l'impact sur l'environnement.

La solution qui fait polémique c’est de désinfecter avec de la javel diluée dans de l’eau. Dans le Gard, la commune de Villeneuve-lez-Avignon a fait ce choix en raison d'un traitement réalisé deux fois par semaine. Le maire, Jean-Marc Roubaud, assume cette décision "en son âme et conscience,  mettant en avant "le principe de précaution inscrit dans la constitution."

C’est-à-dire la possibilité de prendre des mesures anticipatives à un moment donné malgré un manque de certitudes techniques malgré les dommages potentiels que ces décisions peuvent entraîner sur l’environnement. Un maire qui attend un rapport de l’Agence régionla de santé (ARS) sur le caractère polluant de ce produit virucide. La ville d'Alès est dans la même lignée mais uniquement pour nettoyer le mobilier urbain particulièrement sale. Comme par exemple, l'urine animale sur les panneaux publicitaires.

Nettoyage approfondi à Vauvert et Bagnols/Cèze 

Vauvert et Bagnols ont fait le choix de suivre les indications de leur prestataire commun en matière de nettoyage urbain : la société Nicollin. "Elle nous a expliqué que ce n’était pas légal d’utiliser de la javel", confie Jérôme Talon, le directeur du cabinet du maire de Bagnols. Donc cela reste du nettoyage traditionnel avec une adjonction du désinfectant qui n'est pas toxique. "C’est un produit zéro phyto qui n’entraîne aucun dégât sur l’environnement", précise Jean Denat, le maire de Vauvert.

Et concernant Nîmes, rien a changé. Les 40 agents mobilisés chaque matin pour garder la capitale gardoise propre n'ont pas modifié les produits utilisés. Stéphane Mauny, le directeur du cadre de vie à la ville de Nîmes, explique en vidéo, ci-dessous, ce choix de la municipalité.

 
Si les stratégies divergent reste à savoir laquelle à un véritable impact pour endiguer la propagation du virus. On a le sentiment que c'est surtout à titre préventif : "C’est pour rassurer les gens et ne pas rajouter du stress", ajoute Christophe Rivenq. C'est l'éternel dilemme entre agir quitte à être côté ou ne rien faire du tout.

Corentin Corger

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