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BAGNOLS/CÈZE Coronavirus : deux décès supplémentaires à l’unité long-séjour des 7 Sources

(DR)

L’épidémie de coronavirus covid-19 continue de sévir au sein de l’unité long-séjour de l’établissement des 7 Sources de Bagnols.

Dans un nouveau point presse téléphonique ce mardi, le directeur du centre hospitalier de Bagnols, Jean-Philippe Sajus, et le président de la commission médicale de l’établissement, le docteur Dimitri Dibo, ont fait le point sur la situation. Une situation qui empire dans l’unité long-séjour de l’établissement des 7 Sources, qui dépend de l’hôpital, et où le bilan fait état de deux décès de plus du covid-19 au cours des trois derniers jours.

« Ces deux décès se sont produits il y a trois et deux jours », précise le directeur du centre hospitalier. Cela porte le bilan à sept morts au total du covid-19 au sein de l’unité long-séjour. Il s’agit de personnes au profil identique aux précédentes victimes, à savoir des personnes très fragiles. L’unité long-séjour reste qualifiée par la direction de « zone à haute densité virale. »

Dans ce contexte, une vaste campagne de dépistage de tous les patients et résidents des 7 Sources, en incluant l’EHPAD, donc, a été lancée. « Il y a plus de 200 personnes à tester, 130 patients et résidents et plus d’une centaine d’agents », précise Jean-Philippe Sajus. Si tous les résultats ne sont pas encore tombés, les premiers font état « d’une diffusion du virus relativement maîtrisée à l’EHPAD, avec deux cas de covid-19 qui ont été repositionnés dans l’unité long-séjour », affirme le directeur du centre hospitalier.

Des soignants sont également contaminés. « Cinq soignants dont deux élèves infirmières », précise Jean-Philippe Sajus, avant d’ajouter que sur ces cinq soignants positifs au coronavirus, « quatre sont asymptomatiques. » Des soignants qui ont choisi de poursuivre leur travail au sein de l’unité long-séjour, « alors qu’ils avaient la possibilité de s’arrêter », ajoute le directeur.

Reste qu’au sein des 7 Sources, le déconfinement n'est pas pour demain, et certainement pas le 11 mai. « Il est difficile d’envisager l’introduction de personnes externes, car le virus est présent sur place, l’idée de remettre en place des visites est pour l’heure hors de question, tout en nous adaptant au cas par cas pour les fins de vie », affirme Jean-Philippe Sajus.

Une situation « relativement stable » à l’hôpital

Du côté du Centre hospitalier, « les chiffres sont relativement stables » sur le front du covid-19, explique le directeur. À cette heure, sur les 30 lits dédiés au coronavirus, 12 sont occupés, dont 6 reconnus positifs. Les autres sont en attente de résultat. Sur les 11 lits de réanimation, un seul est occupé par le même patient depuis dix jours. Par conséquent, « nous sommes toujours à disposition pour d’éventuels transferts de patients », rappelle Jean-Philippe Sajus.

En ce qui concerne le matériel de protection, comme les masques, « nous avons un approvisionnement régulier et une dotation qui nous permet de couvrir les besoins », affirme le directeur. La situation est plus difficile pour les médicaments. « Les choses sont toujours très tendues en termes d’approvisionnement », explique Jean-Philippe Sajus, qui redoute une arrivée simultanée de patients qui pourrait compliquer la situation.

En attendant, « le moral des troupes est très bon », affirme le Dr Dibo. « C’est un exercice compliqué, avec en plus de la fatigue physique de la fatigue psychique », ajoute le directeur. Tous deux saluent l’engagement des personnels hospitaliers et les remercient, tout comme ils remercient la médecine de ville, qui apporte elle aussi sa pierre à l’édifice. « Le fil tient, et il ne va pas rompre », résume le directeur.

Thierry ALLARD

thierry.allard@objectifgard.com

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Le centre hospitalier poursuit les consultations jugées indispensables, à condition notamment que les patients se lavent les mains et portent un masque au sein de l’établissement. Une reprise de consultations critiquée par les syndicats CGT et SUD de l’hôpital. « Je suis particulièrement choqué », s’étrangle le directeur, qui affirme appliquer les instructions du ministère de la Santé en termes de continuité des soins « avec toutes les mesures de précaution. » « Ce n’est pas aux syndicats de définir ce qui est prioritaire ou non dans la prise en charge des patients », cingle le docteur Dibo, qui précise par ailleurs à titre d’exemple que l’activité au sein de l’imagerie a été divisée par trois.

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Thierry Allard

32 ans, féru de politique, de sport et de musique. Jadis entendu en radio, je couvre depuis juin 2014 le Gard rhodanien pour Objectif Gard.

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