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GARD En vidéo : Comment Un toit pour tous s’adapte à la crise sanitaire ?

Jean-Luc Garcia, directeur général d'Un toit pour tous (Photo Corentin Corger)

Cette crise sanitaire a également des impacts sur le logement social. Nous avons rencontré Jean-Luc Garcia, directeur général d'Un toit pour tous. Retard de paiement des loyers ou encore les chantiers à l'arrêt, nous avons abordé avec lui les difficultés qu'entraînent cette période délicate. 

La société d’HLM Un toit pour tous gère 8 000 logements sociaux dans le Gard, ce qui concerne près de 20 000 personnes, pour un chiffre d'affaires annuel de 43 millions d'euros. Parmi les agents qui continuent leur mission, les concierges et gardiens présents sur le terrain. Ils sont environ une quarantaine à poursuivre leur activité qui a augmenté avec une intensification de la désinfection des parties communes comme les poignets et les boutons d'ascenseur.

En revanche, le personnel administratif a vu son activité baisser. Pour compenser, une assistance téléphonique a été mise en place afin que cette quinzaine d'agents contacte les personnes de plus de 70 ans pour maintenir un lien social et identifier leurs besoins. Sur les 1 300 appels passés, 200 rendez-vous ont été à nouveau fixés et cela a permis de constater qu'une vingtaine de personnes avait un réel besoin vital.

Des retards de paiement sur les loyers

Parmi les nouvelles problématiques liées à cette crise, la société a constaté davantage de retard de paiement des loyers sur le mois d'avril. Même si les aides sociales ont été maintenues, des difficultés financières sont apparues pour certains ménages. Bénéficiant habituellement du prix dérisoire des repas à la cantine pour leurs enfants, le midi, ces familles voient leur budget consacré à l'alimentation augmenter. Certaines situations sont aussi délicates pour les intérimaires ou encore les autoentrepreneurs. Des personnes qui jusqu'à présent étaient à jour dans leur loyer, comme l'explique Jean-Luc Garcia, directeur général d'Un toit pour tous.

 
L'autre point c'est que, malgré le confinement, 30% des départs prévus de locataires en mars se sont quand même effectués. Pour des raisons de sécurité, les états des lieux ont été abandonnés, le bailleur considérant d'office le logement propre. Cela représente au total 53 logements qui ont déjà trouvé preneurs puisque la commission d’attribution, d'abord suspendue, s'est de nouveau réunie, en visio, la semaine dernière. Les nouveaux locataires pourront aménager à partir du 11 mai.

La production à l'arrêt

Enfin, cette crise sanitaire a un fort impact sur la production de logements sociaux. Car tous les chantiers en cours ont dû s'arrêter. Dans le Gard, Un toit pour tous est maître d'oeuvre de sept chantiers, ce qui englobe près de 250 logements. Certains ont pu reprendre mais forcément les délais de livraison vont être rallongés. Une situation qui inquiète le directeur général d’Un toit pour tous.

 
La production de logement social va donc en pâtir. Parmi les solutions envisagées pour combler ce déficit de production, Un toit pour tous réfléchit à racheter une partie de logements en projet à des promoteurs pour en faire du logement social.

Corentin Corger

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