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FAIT DU JOUR Mary Folcher, la danseuse cévenole qui a conquis Paris

Mary Folcher est danseuse professionnelle (Photo DR)

Originaire de Méjannes-les-Alès, Mary Folcher est devenue danseuse professionnelle. Pendant 15 ans, elle a écumé les cabarets et les salles de spectacle de Paris mais aussi les plateaux télé, le Stade de France ou encore les parades de Disneyland. Elle vient d'ouvrir un studio à Saint-Hilaire-de-Brethmas. Portrait d'une chorégraphe cévenole qui a conquis la capitale. 

Native des Salles-du-Gardon, Mary Folcher a surtout grandi à Méjannes-les-Alès où elle commence la danse à 10 ans. Une discipline dans laquelle sa professeure de l'époque lui décèle un fort potentiel. "Pour moi c'était une thérapie et un moyen d'expression car je venais de perdre mon papa", confie Mary Folcher. La jeune fille a à peine 12 ans quand elle intègre le conservatoire d'Avignon dans une filière mêlant danse et études. "J'ai quitté très vite le nid. Je rentrais à la maison seulement le dimanche", se souvient-elle.

Un centre de formation de renom pour faire de la danse une vocation où la Cévenole va empiler les compétences et les diplômes pendant près de dix ans. Vers 21 ans, elle est reçue à l'Opéra National de Lyon où elle enchaîne pendant trois ans les représentations. Et puis la provinciale cède aux sirènes de la capitale. "Monter à Paris c'est la continuité logique, c'est là que ça se passe au niveau de la danse", commente-t-elle. En tant que danseuse chorégraphe professionnelle, elle bénéficie du statut d'intermittente et peut donc choisir les contrats qu'elle souhaite honorer.

Mary, à droite de l'artiste Rose Laurens au premier plan, lors d'une prestation dans l'émission "Les années bonheur" (Photo DR)

Événementiel, cabarets, spectacles privés ou encore concerts, Mary va rapidement toucher à tout et se faire une place dans le milieu plus commercial de la danse. Pour elle, l'événement déclencheur est sa prestation sur scène lors de la Fête de la musique 2008 où elle fait partie des danseuses qui accompagnent la chanteuse Amel Bent, devant des millions de téléspectateurs. Pour des shows ou pour des clips, la Gardoise collabore avec le rappeur Rohff, Tonton David ou encore avec le groupe Boney M.

Une bonne réputation qui lui ouvre les portes des plateaux télés et de l'émission "Les Années bonheur", présentée par Patrick Sébastien (arrêtée définitivement en juillet 2019, NDLR) où la jeune danseuse va alors rencontrer de nombreuses personnalités. "Sans prétention, on rencontre énormément d'artiste que l'on en oublie", avoue t-elle même si Patrick Juvet et Rose Laurens, l'interprète du titre "Africa", lui reviennent en tête. Spécialisée dans le French cancan, Mary participe également au programme "Le Grand cabaret sur son 31" pour fêter le passage à la nouvelle année. Toujours sur France Télévisions, elle va travailler avec un autre célèbre animateur du groupe dont l'émission musicale est un succès : "N'oubliez pas les paroles", animée par Nagui.

"Nagui est un grand monsieur"

Depuis quatre ans, elle fait partie des "ambianceurs", les danseurs qui se produisent derrière les candidats. Une ambiance de travail qu'elle apprécie : "Nagui est un grand monsieur et un présentateur télé qui respecte les artistes. Il fait en sorte de nous mettre en avant, c'est un super patron. Sa boîte de production est familiale." Une complicité entre danseurs dont une dizaine d'entre eux se retrouve dans le dernier projet de Mary où elle a réalisé un clip vidéo pour rendre hommage aux héros du quotidien pendant cette crise sanitaire.

Mary dans les coulisses de "N'oubliez pas les paroles" avec un des batteurs (Photo DR)

Une aventure qu'elle continue avec des enregistrements prévus en juin. Danser l'a aussi amenée à faire des courtes apparitions dans d'autres émissions comme "Vendredi tout est permis" avec Arthur ou "L’œuf ou la poule", animée par Cyril Hanouna. Parmi ces autres expériences, on peut citer : une tournée des apprentis chanteurs de la Star Academy et un rôle de pom-pom girl au Stade de France lors des matches de gala de l'équipe de rugby du Stade Français.

Mary en pom-pom girl pour le club de rugby du Stade Français (Photo DR)

Des univers différents qui lui ont permis de rencontrer différentes personnalités en coulisse. "Mes plus beaux souvenirs sont avec Maurane, Zaz et Omar Sy", se rappelle t-elle. Des rencontres qui ont abouti à des amitiés comme avec le comédien Medi Sadoun : "C'est vraiment un pote et un artiste que je respecte énormément. On s'est donné de nos nouvelles pendant le confinement." C'est une de ses dernières aventures dans la capitale qui a beaucoup marqué la chorégraphe.

Disney : "Mes meilleurs contrats"

Cette dernière a été choisie pour participer aux parades féeriques de Disneyland Paris pour trois événements spéciaux dont l'anniversaire des 25 ans en 2017. "Ce sont mes meilleurs contrats car nous formions une famille entre danseurs. La proximité de notre métier est peu commune et cela crée un rapport différent à l'être humain avec des liens qui sont forts", détaille celle qui sera restée environ 15 ans à Paris. Et un jour, les aléas de la vie ont fait que la Cévenole a souhaité revenir sur sa terre natale.

Les spectacles de Disney sont l'un des meilleurs souvenirs de Mary (Photo DR)

"Je suis tombé enceinte et j'aspirais à une vie plus tranquille pour mon enfant. J'ai voulu revenir près de ma famille car j'avais loupé beaucoup de moments. À Paris, j'avais fait le tour", analyse cette maman aujourd'hui âgée de 37 ans. En plus de ses projets maternels, Mary a décidé d'ouvrir un studio de danse, intitulé "Studio XIII", sur la commune de Saint-Hilaire-de-Brethmas. Avec une volonté désormais de transmettre avec la création de la compagnie "Gare aux gambettes" où elle enseigne différents styles notamment les moins connus comme le burlesque ou la strong zumba.

Coupée en plein élan dans son projet par la crise sanitaire, après seulement deux mois d'ouverture, Mary continue de donner des cours en visio en attendant impatiemment le retour de ses élèves. Une double casquette de professeure et de danseuse qu'elle va poursuivre avec dans la tête un dernier rêve qu'elle aimerait réaliser : "L'aboutissement serait d'avoir une salle pour proposer notamment des spectacles de cabaret." Tout est permis.

Corentin Corger

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