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SÉNATORIALES Dans le Gard, comment sont désignés les grands électeurs ?

Le Palais du Luxembourg où siègent les 348 sénateurs (Photo : Coralie Mollaret)

C’est un véritable casse-tête pour les 351 communes du Gard qui doivent élire, le 10 juillet prochain, leurs « grands électeurs. » Ces derniers participeront, le 27 septembre, à l'élection de trois sénateurs gardois. 

Vous aimez les chiffres ? Très franchement, nous non plus. Pourtant, ils sont la clef de notre démocratie. Une élection en chassant une autre, au lendemain des municipales la préfecture se prépare à la tenue des élections sénatoriales. Le scrutin se déroulera le 27 septembre. Il concerne l'élection de trois parlementaires qui siégeront au Sénat.

Comme les députés, les sénateurs sont chargés de voter des lois, même si in fine les députés de l’Assemblée nationale ont le dernier mot. Constitution oblige... Représentants des élus locaux, les sénateurs sont élus pour six ans et incarnent souvent une sorte de contre-pouvoir au Gouvernement.

Des élus et électeurs appelés à voter

Qui pourra voter pour ce scrutin ? Contrairement aux autres élections, tous les citoyens ne peuvent pas participer au scrutin. L'établissement du corps électoral, les fameux "grands électeurs", pour les sénatoriales est un casse-tête. Commençons par le plus simple avec les élus qui voteront d'office : il s'agit des neuf parlementaires gardois (députés et sénateurs actuels), des 10 conseillers régionaux, des 46 conseillers départementaux. Vous voyez, ça fait beaucoup de chiffres !

Et ce n'est pas fini... À ces élus vient s'ajouter les représentants des communes. La plupart sont conseillers municipaux mais pas que... De simples électeurs (comme vous et nous) vont également être désignés par les conseils municipaux pour participer au scrutin. 

Ces désignations se tiendront le 10 juillet. Selon la taille de la commune, les règles changent. Pour les communes de plus de 30 000 habitants, comme Nîmes, l’ensemble des élus municipaux sont grands électeurs d’office. Mais ce n’est pas tout. En complément, chaque groupe politique présentera une liste d’électeurs. À Nîmes, celle-ci s’établit à 150 noms (soit un habitant par tranche de 800 après avoir soustrait les 30 000 habitants du seuil fixé par décret aux 150 000 habitants de la ville). En fonction des votes recueillis, les électeurs de chaque liste seront élus pour participer au vote en septembre.

Trois sièges de sénateur pour le Gard

Si vous avez suivi jusque-là, c'est que vous êtes prêts à ingurgiter la suite ! Pour permettre une représentativité qui colle à la réalité, d’autres modes de désignation sont prévus par le législateur. Pour les communes de 9 000 à 30 000 habitants, tous les conseillers municipaux participent eux aussi aux Sénatoriales. Toutefois, ces derniers devront élire une liste de délégués remplaçants. En cas d'empêchement d’un grand électeur, ils pourront voter. La composition de cette réserve dépend là encore du nombre d’habitant de la commune concernée. Bon, ne rentrerons pas plus dans les détails, ça commence à faire beaucoup de chiffres. 

Concernant les communes de 1 000 à 9 000 habitants, le scrutin est semblable à celui des grosses communes sauf que tous les conseillers municipaux ne sont pas élus d’office. Ils intégreront une liste à laquelle s’ajouteront des citoyens choisis. La longueur de la liste dépendra de la taille de la commune. L’élection des grands électeurs dépendra, elle, des suffrages récoltés au sein du conseil municipal. 

Reste quand même à régler le sort des toutes petites communes, celles de moins de 1 000 habitants. Ici, tous les élus municipaux ne voteront pas aux sénatoriales. Chaque conseil municipal élira un grand électeur (pour les communes de 0 à 500 habitants) ou trois grands électeurs (pour les communes de 500 à 1 000 habitants).

Voilà dressés de façon très vulgaire et synthétique ces calculs savants qui serviront à établir le corps électoral des élections sénatoriales. La liste sera officiellement arrêtée le 18 juillet par la préfecture. Dans le Gard, les dernières élections sénatoriales remontent à 2014. Un scrutin historique pour la Droite qui avait raflé deux sièges contre un pour le Parti socialiste. Si le monde politique a tremblé depuis le séisme Macron en 2017, les municipales et peut-être, les Sénatoriales, pourraient démontrer qu’une implantation locale est, à l'instar des calculs, un dur labeur.  

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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