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NÎMES Une cérémonie pour ne pas oublier les actes racistes et antisémites de la Seconde Guerre mondiale

Lulia Suc, la directrice de cabinet du préfet du Gard, a salué la stèle de la rue Guillemette (photo Norman Jardin)

Le 16 et 17 juillet 1942 à Paris avait lieu la rafle du Vélodrome d’hiver. 78 ans plus tard, un hommage était rendu aux victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et aux "Justes" de France.

En ce paisible dimanche d’été, Nîmes s’est replongée ce matin dans les heures noires de la Seconde Guerre mondiale. Dans le cadre de la journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et l’hommage aux « Justes » de France, avait lieu à 11h une cérémonie officielle.

Jean-Paul Fournier (en costume clair), le maire de Nîmes, a assisté à la cérémonie (photo Norman Jardin)

Devant la stèle érigée à l’entrée de la Maison du département (rue Guillemette), Victor Bohbot, le président de l’association cultuelle israélite de Nîmes et du Gard, a évoqué la vie d’Anne Franck, cette adolescente allemande connue pour avoir écrit un journal intime pendant les deux années où elle se cachait pour éviter la Shoah. La jeune fille a finalement été arrêtée et elle est décédée dans le camp de concentration de Bergen-Belsen.

Militaires et anciens combattants étaient présents à la cérémonie (photo Norman Jardin)

Puis le président de l’ACING a parlé du confinement dû à la crise sanitaire, à la « rafle de Vél d’hiv », et il a regretté « que lors de certaines manifestations, des cris antisémites sont encore entendus ». Lulia Suc, la directrice de cabinet du préfet du Gard a lu une lettre de Geneviève Darrieussecq, la ministre déléguée auprès de la ministre des Armées, chargée de la Mémoire et des Anciens combattants. En voici un extrait : « Avec le régime de Pétain, la folie criminelle de l’occupant avait trouvé un auxiliaire zélé. Dans Paris et sa banlieue, 13 152 personnes ont été raflées. Pour eux, l’horreur commençait, pour s’achever à Auschwitz. Aucun enfant ne revint des camps de la mort »

Lulia Suc lisant la lettre de Geneviève Darrieussecq (photo Norman Jardin)

La cérémonie, à laquelle a assisté Jean-Paul Fournier, le maire de Nîmes, s’est terminée par des dépôts de gerbes, la « Sonnerie aux morts » et « La Marseillaise ».

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