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CORONAVIRUS Port du masque obligatoire dans les lieux clos : la mesure plutôt bien acceptée

(Marie Meunier / Objectif Gard)
Depuis ce lundi 20 juillet, le port du masque est obligatoire dans les lieux clos. (Marie Meunier / Objectif Gard)

À compter de ce lundi 20 juillet, toute personne âgée de plus de 11 ans doit obligatoirement porter un masque chirurgical ou grand public dans les lieux clos : magasins de vente, centres commerciaux, marchés couverts, gares, banques, musées, bibliothèques...

En cas de refus, la personne peut s'exposer à une amende de 135 €. Ça fait cher le masque... N'allons pas jusque là puisqu'à Bagnols/Cèze, la mesure est plutôt bien acceptée. "Ça ne me pose pas de problème surtout qu'on reçoit beaucoup de personnes âgées donc il faut être vigilant sur le port du masque. Depuis qu'on a rouvert le 11 mai, on l'impose déjà", affirme Véronique Vexlard, cogérante avec son mari de l'agence Abb immo. Dans leur local, les bureaux sont protégés par de grands plexiglas haut de 1,70 environ. "C'est surtout les personnes âgées qui ont du mal à comprendre qu'on ne peut pas s'embrasser ou se toucher", complète Jean-Luc Vexlard.

Le masque obligatoire dans les lieux clos est en effet une bonne mesure selon Marie, qui travaille dans une école à Goudargues : "J'ai toujours mis le masque surtout à l'école, c'est obligatoire. C'est devenu presque une habitude parce que je pense à mes proches : à ma maman qui est en Ehpad, à mon beau-père qui est aussi très âgé, à mon mari qui a des problèmes au cœur..."

Porter le masque, c'est aussi un gage de ne contaminer personne de son entourage. Elle espère que la population aura le même raisonnement qu'elle pour stopper les résurgences de cas de covid-19 qui touchent quelques régions françaises : "Il suffit que les gens soient respectueux. Ce n'est pas sorcier même si c'est pénible avec la chaleur."

Pour Marie, qui travaille dans l'école de Goudargues, le port du masque est devenu une habitude. Le porter et garder des distances, c'est aussi un gage de protéger ses proches. (Marie Meunier / Objectif Gard)

"Les clients ont pris le pli même si c'est vrai qu'avec la chaleur, certains ont dû mal à le porter", confirme Eddy, vendeur à M@ clope, commerce de cigarettes électroniques, rue de la République à Bagnols. Pour lui, tant que le vaccin n'a pas été trouvé, le virus risque d'être toujours là. "Il faut laisser le temps au temps", glisse-t-il. Il propose des masques en tissu lavables à la vente pour les clients qui n'en seraient pas munis.

"Ça nous paraissait inenvisageable de renvoyer les gens chez eux
parce qu'ils n'ont pas de masques"

Stratégie similaire mais gratuite adoptée dans le magasin Go sport de Bagnols. Des masques jetables sont distribués gratuitement aux clients qui n'en auraient pas en leur possession. "Ça nous paraissait inenvisageable de renvoyer les gens chez eux parce qu'ils n'ont pas de masques", affirme la directrice du magasin, Caroline Monti. Même si les boîtes de masques représentent un coût supplémentaire pour l'enseigne... Pas question de risquer de perdre des clients après des mois de fermeture imposés à zéro chiffre d'affaires.

Caroline Monti est directrice de Go sport Bagnols depuis deux ans et demi. À l'entrée du magasin, des masques sont distribués aux clients n'en disposant pas. Pas question pour la directrice de renvoyer des personnes chez elles parce qu'elles n'ont pas de masques et risquer de manquer des ventes. (Marie Meunier / Objectif Gard)

En plus des masques obligatoires, du gel hydroalcoolique est à disposition à l'entrée du magasin. Les cabines sont désinfectées régulièrement et les habits et chaussures essayés et non achetés sont mis de côté pendant quelques temps.

Si la plupart des clients ont pris le pli du masque, on peut voir quelques récalcitrants. Une enseigne de supermarché souhaitant rester anonyme a mis en place un vigile à l'entrée qui empêche d'entrer toutes les personnes non équipées d'un masque. Dans une boulangerie, on pouvait voir une dame entrer nez et bouche à découvert répliquant hâtivement : "Je prends juste mon pain", comme si ça la dispensait du masque. Rien que Marcel, 87 ans, n'imagine faire, même s'il avoue que lorsqu'il est allé danser ce week-end en extérieur personne ne portait de masque. "J'espère que les personnes sur ce lieu-là étaient toutes saines", confie-t-il. Les distances sociales sont toujours de rigueur, il ne faut pas l'oublier.

Marie Meunier

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