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INTERVIEW Alexandra Lamy, belle-fille de Miou-Miou malgré elle !

Alexandra Lamy au CinéPlanet à Alès en mars 2017. (Photo Élodie Boschet/Objectif Gard)

Mardi 11 août, Alexandra Lamy et la réalisatrice Méliane Marcaggi présenteront en avant-première « Belle-fille » au cinéma CGR de Nîmes (à 19h45) et au CinéPlanet à Alès (à 20h30). L’actrice cévenole a répondu aux questions d’Objectif Gard.

Objectif Gard : Qu’est-ce qui vous a plu à la lecture du scénario de « Belle-fille » ?

Alexandra Lamy : Ce film est assez riche, il raconte beaucoup de choses. D’abord, il y a cette femme, Louise (jouée par Alexandra Lamy), mariée, maman qui a voulu elle-même sacrifier sa vie alors que personne ne lui a rien demandé. Puis, elle se rend compte que sa fille a sa vie, son mari une maîtresse. Alors elle se libère grâce à un homme, Florent (joué par Thomas Dutronc) qu’elle rencontre en Corse et avec qui elle passe une nuit durant laquelle elle se lâche complètement. Elle se dit que ça fait du bien aussi de penser à soi. Penser à soi, ça ne veut pas dire être égoïste, au contraire. On peut penser à soi sans oublier les autres.

Et le lendemain matin lorsqu’elle se réveille, l’homme est mort. Donc, le thème du deuil est également abordé. Et puis, il y a la mère de Florent, Andréa (interprétée par Miou-Miou) qui considère Louise comme sa belle-fille. Vous savez en Corse, en général, quand une jeune femme arrive dans une famille, c’est la belle-fille. La Corse est un personnage à part entière. Le fait que cette fille se retrouve embarquée dans cette famille corse n’est pas anodin.

L’impact n’aurait pas été le même si le film avait été tourné ailleurs ? Dans les Cévennes au hasard !

La Corse, c’est une île. On ne quitte pas la Corse, sa famille aussi facilement. Quand on dit c’est une famille corse, déjà on a des images. C’est beaucoup plus fort que dans les Cévennes ou qu’en Bretagne !

Vous êtes amie avec la réalisatrice, Méliane Marcaggi. Elle a écrit le personnage de Louise pour vous. Est-ce une situation confortable ou plutôt gênante ?

Nous sommes des amies de très longue date. Je savais qu’elle écrivait un film. C’est vrai qu’en le lisant j’ai bien senti qu’elle avait pensé à moi. Sur certaines choses je me disais « Ah tiens, ça me fait penser à moi-même » (rires).

Par exemple ?

Dans l’énergie, dans la façon de parler. Le côté un peu solaire… - ça fait genre je me lance des fleurs (rires). En tout cas, je sentais qu’elle l’avait écrit pour moi. Ça a été difficile car comme c’est une amie, avant de lire le scénario j’espérais que ça allait me plaire. C’est toujours très délicat de dire à une amie qui a écrit un film pour vous : « Je suis désolée mais en fait non ». Mais on était convenues de se dire la vérité. Et puis, je l’ai lu et j’ai trouvé ça super.

C’est votre premier tournage avec Miou-Miou. Racontez-nous cette rencontre...

C’était super. Et puis bon, c’est quand même Miou-Miou, une femme qui pour moi, pour ma mère, représente toutes les femmes. Quand j’ai dit à ma mère que j’allais jouer avec Miou-Miou, elle était très touchée, très émue. La première fois que nous nous sommes rencontrées, j’étais un petit peu timide.

On a des façons différentes de fonctionner. Elle a besoin de beaucoup de concentration, de s’isoler, alors que moi j’ai besoin d’une concentration active, d’être un peu le clown du plateau. La journée, on se respectait beaucoup dans nos façons de travailler, le soir on se marrait. C’est une personne brillante, adorable, très professionnelle. De toute façon, toutes les actrices de cette génération-là sont très professionnelles, connaissent leur texte, arrivent à l’heure.

La ponctualité n’est pas votre fort ?

(Rires) Si toujours. Mais avec la jeune génération, il y a parfois des retards, de mauvaises surprises. Moi, je suis toujours à l’heure et je sais mon texte.

 

Vous serez à Nîmes et à Alès ce mardi 11 août pour la présentation en avant-première de « Belle-fille » accompagnée de Méliane Marcaggi…

Oui, c’est toujours une joie de rencontrer le public. J’aurais adoré qu’il y ait plus de villes dans cette tournée de province. C’est un peu dur à vivre. On ne peut pas se balader comme on veut en France pour présenter le film alors que ça craint beaucoup moins d’aller au cinéma qu’au supermarché, dans les restaurants, dans les bars. C’est dommage. On a envie que ça reparte maintenant. On espère que ça va bouger.

Comment avez-vous vécu cette crise sanitaire, cette période de confinement ?

Comme tout le monde, je pense. J’ai été surprise. À un moment donné, j’ai arrêté de regarder les informations à la télévision. Cela faisait monter une certaine psychose. Après, je ne suis pas médecin, mais il va falloir vivre avec, faire attention mais ne pas s’empêcher de vivre parce que ça va créer des catastrophes. On a bien sûr peur de la rentrée et des conséquences d’un deuxième confinement : des gens au chômage, l’avenir des petites entreprises, des bars, des restaurants, des cinémas, etc.

Avez-vous fait votre retour sur les plateaux de tournage depuis le déconfinement ?

Non, mais je démarre un tournage en septembre. Le film s’intitule « Le test » de Emmanuel Poulain et avec Philippe Katerine. J’ai hâte de retrouver les plateaux, d’aller à la rencontre des gens.

La réalisation, est-ce un projet ?

Oui, mais je ne peux pas tout vous dévoiler pour l’instant. Ce que je peux vous dire c’est qu’on travaille sur la réadaptation d’une bande dessinée que je vais peut-être réaliser et ce serait sans doute pour la télévision. C’est un projet qui avance mais...

Sur quelle bande dessinée travaillez-vous ?

Je ne peux pas vous en parler. En tout cas, j’ai très envie de réaliser un film. J’aime raconter des histoires et j’aime les comédiens. Après, c’est toujours difficile parce qu’il faut trouver les bons sujets, mais ça me plairait bien.

Propos recueillis par Stéphanie Marin

« Belle-fille », le synopsis : Découvrant que son mari la trompe, Louise décide de penser enfin à elle et part décompresser en Corse le temps d’un week-end. Elle passe une folle nuit avec un bel inconnu... Une seule puisque, au petit matin, il ne se réveille pas. Andréa, la mère de celui-ci, débarque sur les lieux et prend immédiatement Louise pour la belle-fille dont elle a toujours rêvé ! Prise au piège, Louise va devoir jouer le rôle de la belle-fille idéale pour quelques jours. Problème : sa nouvelle belle-mère ne veut plus la lâcher...

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