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DANS LES COULISSES… Le toro piscine, fil rouge de l’été aux arènes du Grau-du-Roi

Comme chaque année aux arènes du Grau-du-Roi, les toro-piscines se succèdent trois fois par semaine : les lundis, mercredis et vendredis. Un spectacle populaire et familial qui accueille tous les ans plusieurs milliers de spectateurs. 

C'est un rendez-vous apprécié des touristes qui souhaitent découvrir les traditions locales. Au Grau-du-Roi plus qu'ailleurs, le toro-piscine est un véritable fil rouge des animations de l'été. "Cette année, malgré les mesures sanitaires, les affluences sont en légère hausse sur le mois de juillet, se réjouit Vincent Ribera, responsable de l'organisation. Au mois d'août, on fait généralement le plein. Cette année, on va devoir refuser du monde pour respecter la jauge imposée par la Fédération française de course camarguaise."

Si le port du masque est fortement conseillé mais pas obligatoire, deux sièges doivent être laissés vides entre chaque groupe, ce qui réduit à 1 700 contre 3 500 habituellement le nombre de places disponibles dans les arènes. "On est contents de pouvoir travailler malgré tout, témoigne Vincent Ribera. Nous avons pratiquement le même nombre de saisonniers que l'an passé." 

Derrière le guichet, la file ne désemplit pas. (Photo Boris Boutet)

Ce soir-là, plus de deux heures avant le spectacle, les groupes se pressent au guichet. En coulisse, le personnel de la manade Lautier est déjà là. "Ce sont eux qui nous fournissent les vachettes tous les mercredis, explique Julien, qui co-anime les toro-piscines graulens pour la sixième année. L'idée est de les faire arriver assez tôt dans le toril pour qu'elles aient le temps de prendre leurs marques avant d'entrer dans l'arène."  

L'occasion pour Julien de découvrir les vachettes du soir. Des bêtes qui pèsent en moyenne 300 kilos. "Il y a deux vaches "neuves", fait-il remarquer. Ça veut dire qu'elles ne sont jamais sorties du pré et qu'elles vont découvrir les arènes ce soir. Elles sont forcément plus stressées que les autres, alors on les met avec un toro plus expérimenté pour les calmer." 

Dans le toril, les vachettes patientent avant le début du spectacle. (Photo Boris Boutet)

Il est 20 heures et les premiers spectateurs entrent dans les arènes. Les uns prennent leurs places dans les gradins, tandis que les plus courageux se dirigent vers Julien. "Les personnes qui souhaitent participer aux jeux peuvent s'inscrire et tenter de gagner des cadeaux, explique-t-il. Il faut être majeur, en bonne condition physique et conscient des risques. Les vachettes sont des animaux sauvages et leurs réactions peuvent être imprévisibles. Ceux qui rentrent dans l'arène le font à leurs risques et périls." 

Trois soigneurs sont prévus en cas d'incident. "Depuis le début de la saison, nous n'avons eu à soigner que quelques égratignures", témoignent-ils. En piste pour animer la soirée, Julien et son collègue Guillaume assurent eux aussi la sécurité des participants. "S'il y en a qui font n'importe quoi, on les renvoie en tribunes."

Plus d'une trentaine de participants ce soir là (Photo Boris Boutet)

Si la plupart des jeux sont réservés aux garçons, les filles peuvent elles aussi participer à une animation spéciale dans des bulles gonflables géantes, qui les protègent des chocs. Les enfants sont quant à eux invités à entrer en piste pendant l'entracte pour un jeu.

Des bulles gonflables pour les filles, des flamants roses pour les enfants. (Photo Boris Boutet)

À quelques minutes du début du spectacle, Steven prépare la piste. "On l'arrose avant pour ne pas qu'il y ait trop de poussière, explique-t-il. Par la suite, la piscine permet de garder la piste humide tout au long de la soirée." 

Avant le spectacle, Steven arrose la piste. (Photo Boris Boutet)

Les derniers spectateurs prennent place dans les travées et l'ambiance monte crescendo. En tribunes, Frédéric Ribera, le fils de Vincent, joue les DJ. Des ballons jaunes et bleus sont distribués aux spectateurs qui encourageront chacun un groupe de sportifs tout au long du spectacle.

La nuit tombe et la première vachette entre piste. "Même si la structure des spectacles est toujours la même, chaque toro-piscine est différent, estime Julien. Ce sont les participants et les animaux qui décident des scénarios."  Le succès, lui, ne varie pas. Et semaines après semaines, étés après étés, le toro-piscine conforte son statut d'indéboulonnable de la programmation des arènes graulennes.

Boris Boutet

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