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DANS LE RÉTRO L’autoroute A9 était inaugurée il y a 50 ans

On nivèle, on terrasse, on prépare le terrain pour accueillir la future grande A9(Photo archives Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

Pour cette dernière rubrique de l'été, nous vous embarquons en voiture sur le chantier et pour l'inauguration de l'A9 dans notre département grâce aux photos d'archives d'Hervé Collignon. 

Les grands travaux des années 1960 ont eu pour valeur ajoutée de structurer la France pour une cinquantaine d'années. Le littoral méditerranéen et le Gard n'ont pas échappé à cela et le territoire fut, tout à coup, traversé par un long ruban goudronné qui permettait à tout le monde, moyennant monnaie, de circuler sur une voie sécurisée, rapide et rectiligne.

Après le chemin de fer et le train plus de 100 ans auparavant, l'autoroute faisait son apparition et s'apprêtait à bouleverser la manière de voyager. Si la route du Soleil était déjà active depuis des décades, son prolongement vers l'Espagne ne l'était pas encore. Encore moins via une autoroute qui faisait gagner de précieuses heures aux voyageurs.

Les travaux de terrassement (Photo archives Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

C'est à la fin des années 1950, en 1957 plus exactement, que le projet changeait de catégorie et allait devenir ce que l'on connaît. On passait des cartons à la réalité. L'A9, et ce n'est pas une injure que de le dire, n'a rien inventé, elle a simplement optimisé ce qui préexistait par le passé. La voie héracléenne puis la voie domitienne parcouraient cette même zone il y a plus de deux mille ans déjà ! Les ingénieurs du XXIe siècles ont repris ce tracé quasiment trait pour trait.

Trois ans avant Nîmes, Montpellier avait l'autoroute à ses pieds. Les premiers tronçons de l'autoroute du Languedoc étaient nés. À cheval entre les régions Occitanie (Languedoc-Roussillon restreint de l'époque) et Provence-Alpes-Côte-d'Azur, traversant quatre départements languedociens et roussillonnais qui sont les Pyrénées orientales, l'Aude, l'Hérault et le Gard, et un département PACA avec le Vaucluse, cette autoroute devait relier les hommes.

Le chantier (Photo archives Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

Elle devait aussi et surtout servir à assurer les liaisons commerciales maritimes qui déclinaient et qui devenaient trop onéreuses et lentes dans un monde qui changeait à la vitesse grand V. Construite au début en deux fois deux voies, son élargissement total en deux fois trois voies ne sera réalisé que dans les années 1980, n'oubliez pas qu'en 1974, on pouvait conduire à 140 km/h !

En 1970, la France compte près de 1 600 km d’autoroutes. Mais ce rythme de construction ne suffisait pas à combler notre retard sur nos voisins européens d’autant que le parc automobile français est passé de 6,2 à 13,7 millions de véhicules entre 1960 et 1970...

Le convoi lors de l'inauguration (Photo archives Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).
On coupe le ruban (Photo archives Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).
Les membres du protocole (Photo archives Hervé Collignon Archives municipales de Nîmes).

Etiquette

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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