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FAIT DU JOUR Pablo Martinez, défenseur du Nîmes Olympique : « C’est le meilleur groupe que j’ai connu ! »

Martinez

Avant d’affronter le Stade Rennais ce dimanche (à 15h), le défenseur central nîmois analyse le début de saison et revient sur son parcours atypique.

Pablo Martinez lors de la victoire nîmoise face à Brest (Photo Anthony Maurin)

Pablo Martinez, défenseur du Nîmes Olympique, est un homme épanoui. Après avoir connu des années de galère, il a gravi tous les échelons du CFA jusqu’à la Ligue 1. Passé par Ajaccio et Strasbourg, ce chambreur invétéré est revenu depuis un an dans sa région natale. Pablo Martinez n’oublie pas d’où il vient, et il se remémore les étapes de son parcours. Rencontre avec un Crocodile heureux.

Objectif Gard : Comment vous sentez-vous dans ce début de saison ?

Pablo Martinez : Je suis content d’avoir débuté la saison aux cotés de Lolo (Loïck Landre, NDLR). Je trouve que ce que l’on a fait n’est pas mal.

Avez-vous des regrets ?

Je pense qu'à Nantes, défensivement nous avons fait n’importe quoi.

En tous cas vous êtes mieux parti que la saison dernière où vous aviez perdu les deux premiers matches...

On est bien plus forts et nous avons gagné en expérience. Le fait d’avoir gardé l’ossature et le rajout de trois éléments de qualité nous permet aujourd’hui de rivaliser avec plus d’équipes.

Pablo Martinez et Renaud Ripart pendant le stage de Peralada en juillet 2019 (photo Norman Jardin)

Loïck Landre a joué les premiers matches et Anthony Briançon va revenir. Sentez-vous plus de concurrence en défense centrale cette saison ?

Cette concurrence nous l’avions déjà l’année dernière. Elle est saine, et elle nous pousse tous vers le haut.

Que pouvez-vous nous dire des trois recrues Cubas, Meling et Reynet ?

Meling paraît tout gentil comme ça, mais sur le terrain, c’est une teigne. Il ne lâche rien. Son aisance technique nous apporte beaucoup offensivement et défensivement. Cubas est un ratisseur, il arrive à arracher tous les ballons qui sont entre les lignes. Quant à Baptiste, il connaît la Ligue 1 mieux que personne car il a des nombreuses années à son actif. C’est un gardien d’expérience et de qualité. On peut dire que je suis bien entouré.

Nous avons l’impression qu’ils se sont bien intégrés.

C’est difficile de ne pas s’intégrer dans ce groupe de copains. Dans toute ma carrière, c’est le meilleur groupe que j’ai connu ! La saison dernière, avec le parcours que l’on a fait, dans beaucoup de clubs ça aurait pu exploser. Ici ça n’a pas été le cas, et ça nous a en plus renforcé.

« Pourquoi pas faire un beau parcours en Coupe ? »

Avec le Stade Rennais, c’est un club européen que vous accueillez ce dimanche. Cela ne s’annonce pas facile...

C’est un sacré morceau avec un effectif très étoffé. Ce sera difficile mais c'est un très beau match à jouer.

Vous avez vécu des belles aventures avec Ajaccio et Strasbourg. Qu’aimeriez-vous vivre avec Nîmes ?

Nîmes, c’est un club qui grandit. Le plus important est qu’il reste dans l’élite. Mais pourquoi pas faire un beau parcours en Coupe ? Cela ramène toujours une euphorie en plus.

Depuis un an, vous êtes revenu dans votre région natale. Qu'est-ce que ça a changé ?

Tout ! J’étais très bien à Ajaccio et à Strasbourg mais je suis originaire d’ici. Il y a toute ma famille et ma belle famille. Ça permet à mes enfants de grandir auprès de leurs grands-parents, de leurs tontons et de leurs cousins. C’est important de pouvoir compter sur la famille qui nous soutient au stade.

Pablo Martinez (au centre) adore brancher ses coéquipiers (photo Norman Jardin)

Êtes-vous un joueur épanoui ?

Complètement ! C’est le club où j’ai commencé et j’avais à cœur d’y revenir. Je n’ai pas eu la chance de passer professionnel ici quand j’étais jeune.

Quel regard portez-vous sur votre parcours ?

J’ai du mal à avoir du recul. J’ai encore en mémoire les années où je travaillais. Après ma formation ici, je suis parti à Majorque à l’âge de 18 ans et après deux saisons en Espagne je suis revenu. Mais je n’ai pas trouvé de club, alors j’ai bossé dans l’entreprise familiale. Je me suis ensuite engagé avec Martigues, puis Uzès mais il me fallait travailler à côté dans une plateforme logistique pour une chaîne de supermarché. C’était une situation qui m’allait très bien et j’ai eu la chance que Thierry Laurey m’appelle au Gazélec d’Ajaccio. C’est ce qui m’a ouvert les portes de la Ligue 1.

Ce n’est pas commun comme trajectoire...

C’est tellement improbable et c’est un rêve aussi. J’ai eu beaucoup de chance. J’étais au bon endroit au bon moment. Je profite deux fois plus.

"Ça m’a aussi appris à ne pas faire n’importe quoi avec l’argent"

Que vous ont appris les années de galères ?

Qu’il ne faut jamais lâcher ! C'est une phrase un peu bateau mais quand je travaillais de 8h à 16h et que j’allais à l’entraînement à 17h, il n’y a pas eu une fois où je me suis plaint. Bosser et jouer au football en même temps, c’était déjà incroyable. Il ne faut jamais oublier d’où on vient, profiter des choses au maximum et ne pas se plaindre pour rien. Ça m’a aussi appris à ne pas faire n’importe quoi avec l’argent. Je veux bien le placer pour que mes enfants connaissent des meilleures choses. En tout cas je ne vais pas me plaindre pour rien. C’est tellement difficile de se lever tôt le matin pour travailler et rentrer tard pour un salaire moindre que celui des footballeurs.

Quand vous jouiez à Uzès en CFA, vous imaginiez-vous atteindre un jour la Ligue 1 ?

Ce que je voulais c’était jouer au foot. À Uzès, il y avait un bon groupe de copains et on a fait des très belles années. À cette époque, ce n’était qu’un épanouissement. Le week-end je jouais avec mes potes.

Vous servez-vous parfois de votre expérience pour conseiller les plus jeunes ?

Les jeunes ont baigné depuis tout petit dans le football et ils n’ont pas connu les mêmes choses que certains d’entre nous. On ne peut pas leur en vouloir.

Pablo Martinez savourant une victoire en stage au Chambon-sur-Lignon en 2019 (photo Norman Jardin)

Vous êtes un des joueurs les plus chambreurs du groupe. Où allez vous chercher votre bonne humeur ?

Ça vient de mon éducation, mon entourage. Ma famille est très chambreuse et j’ai toujours connu ça. C’est quelque chose que j’adore faire. Des fois je fais péter les plombs à certains à l’entraînement quand je gagne, mais ça fait partie de mon tempérament. Je hais la défaite.

Vos coéquipiers vous le rendent bien !

Au début je râlais un peu mais maintenant je ne dis plus rien. C’est donnant-donnant : j’accepte d’être chambré et ils acceptent que je chambre.

Propos recueillis par Norman Jardin

 

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