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FAIT DU SOIR La rentrée de la Confédération paysanne chez Sophie et Jeff, à la ferme des Cabrioles

Les chevriers Sophie Fornareso et Jeff Duquenoy ont ouvert les portes de leur ferme des Cabrioles à l’occasion de la rentrée de la Confédération paysanne du Gard, ce matin.

 

Des débats menés au milieu du troupeau de chèvres, à la caresse facile, pour la plupart. (Photo Corentin Migoule)

Le temps d'une matinée, les chevriers Sophie Fornareso et Jeff Duquenoy ont ouvert les portes de leur ferme des Cabrioles située au hameau d'Aubarine, à l’occasion de la rentrée de la Confédération paysanne du Gard, ce mardi. 

Au milieu des buis et des chênes, sur la colline, se niche la ferme des Cabrioles de Sophie Fornareso et Jeff Duquenoy, à Aubarine, un hameau rattaché à la commune de Rivières. Dédié à l’élevage d’une trentaine de chèvres, le domaine était le site choisi par la Confédération paysanne du Gard à l’occasion de sa rentrée ce matin, qui s'est déroulée en présence de nombreux acteurs du monde agricole local.

L’occasion de découvrir une exploitation à taille humaine, où les animaux profitent en toute quiétude de 85 hectares de pâturage entre leur deux traites quotidiennes, effectuées à la main. « Notre hangar est beaucoup trop grand par rapport à notre production, mais si un jour on se retrouve à avoir 300 chèvres, il aura le mérite d’être là », s’amuse Sophie Fornareso, cheffe d’une exploitation qui possède la mention bio, tout comme l’étiquette Nature et Progrès depuis 2013.

À l’issue d’un tour du propriétaire où l’assistance guettait les coins d’ombre, la quinzaine de présents a esquissé les contours de ce que pourrait être l’avenir de la filière agricole à court terme. « Avec le confinement, on a dû faire face à des choses compliquées. Il faut savoir que le chevreau se mange de moins en moins », a d’abord indiqué Sophie Fornareso, dont l’essentiel du chiffre d’affaires s’effectue grâce aux ventes directes (environ 60%, NDLR), mais aussi via quatre dépôts locaux dont deux épiceries.

« La filière peut être en péril »

Si « l’atelier viande n’est pas rentable » pour le couple d’exploitants, « il est compensé par la production de yaourts ». « D'ailleurs, on arrive à une période où le lait a plus de saveur. Ce qui se ressent inévitablement sur l'ensemble de notre production », n'a pas manqué de préciser la propriétaire des lieux. La jeune éleveuse a ensuite saisi l’occasion pour tirer la sonnette d’alarme : « Les cinq années à venir sont cruciales car tous les néo-ruraux qui sont arrivés dans les années 70 approchent de l’âge de la retraite. Si personne ne prend le relais - comme cela semble être le cas -, la filière peut être en péril. » D’autant que la transmission entre le cédant et un potentiel repreneur peut parfois s’éterniser en raison de contraintes organisationnelles.

Après un temps d’échange où la pression foncière, qui pèse parfois trop lourd sur les frêles épaules de certains agriculteurs, et l’essor du mouvement végan ont été abordés, Paul Ferté, porte-parole de la Confédération paysanne gardoise, a clos les débats en rappelant les bienfaits de l’agriculture paysanne puis en annonçant la 17e édition de la fête de la Confédération paysanne du Gard, programmée à Saint-Geniès-de-Malgoirès, le dimanche 4 octobre prochain.

Corentin Migoule

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