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ALÈS Conseil municipal : la vie économique alésienne au cœur des débats

La minute de silence observée en mémoire de Claude Ricci par l'assemblée, en début de conseil. (Photo Corentin Migoule)

Après un hommage à Claude Ricci, conseiller municipal décédé au début du mois, les élus de la ville d’Alès ont procédé à son remplacement ainsi qu’au vote de vingt-six autres délibérations où la survie des commerces alésiens figurait en bonne place.

Au terme d’un conseil municipal plutôt expéditif, bouclé en à peine deux heures, hier soir, dans la salle des assemblées du bâtiment Atome, les élus alésiens ont voté vingt-sept délibérations pour la plupart étroitement liées à la pandémie actuelle.

Peu après 18 heures, le maire d’Alès, Max Roustan ouvrait « un conseil municipal particulier, car un ami a disparu. Un ami politique et un ami personnel qui a donné tout ce qu’il pouvait à la Ville. » Des propos qui font écho au décès à 69 ans, le 5 septembre dernier, de Claude Ricci, élu municipal depuis 1995, qui occupait le fauteuil de 9e adjoint au maire, délégué à l’Artisanat depuis les dernières élections.

Après une minute de silence observée en sa mémoire, le premier magistrat d’Alès a invité l’assemblée à désigner celui qui serait son remplaçant au poste de 9e adjoint, en proposant aussitôt la candidature d’Alain Aurèche, jusqu’alors à la tête du pôle solidarité. Médecin de profession, il devient désormais délégué à la Santé puisqu’au terme d’un scrutin qui s’est déroulé à main levée, l’unique candidat a été élu à l’unanimité. Yves Tourvieille, qui occupait la 37e position dans l’équipe de Max Roustan durant la campagne des élections municipales, intègre la liste des conseillers municipaux.

Click and Collect, AlèsofCourses : l’économie alésienne centralise l’attention

Une fois les tâches administratives accomplies, les élus ont pu rentrer dans le vif du sujet, avec la remise à flot de l’économie alésienne secouée par la pandémie. Ainsi, à l’occasion du vote d’un budget supplémentaire destiné à apporter un soutien aux entreprises alésiennes, Max Roustan, le premier magistrat, a indiqué son montant : 900 000€. Dans la même lignée, Christophe Rivenq, premier adjoint, est revenu sur « la mise en service en urgence » de la plateforme de vente en ligne AlesOfCourses, lancée en plein confinement : « Elle a coûté à elle seule 38 000 euros et a reçu l’assentiment de nombreux commerçants puisqu’ils sont 150 à l’utiliser. On retrouve 536 produits sur la plateforme et elle enregistre plus de 25 000 visites. »

En continuité de la plateforme AlesOfCourses, le conseil municipal espère obtenir des subventions pour mettre en marche le projet Click and Collect, soit la création de points automatisés de retrait d’achats dans la ville. Son coût total est estimé à 40 000 euros et la Ville assurera 50 % du financement.

Le moment choisi par l’opposition, Jean-Michel Suau en tête, d’exprimer ses craintes : « Ces boîtes de dépôts fleurissent un peu partout dans la ville. Or si j’ai bien compris, pour des raisons environnementales évidentes et l’attaque que ça mène contre le commerce local, on est en droit de s’inquiéter. Il ne faudrait pas que ça pulvérise le commerce alésien. » Ce à quoi Chirstophe Rivenq rétorquera : « Ça ne ressemble aucunement à Amazon car ça ne sera ouvert qu’aux commerçants du cœur de ville. D’autre part, on ne va pas sauver le commerce alésien avec Click and Collect. C’est juste un plus. En aucun cas ça ne doit être une atteinte au commerce de proximité. Je vous rassure, on n’ira jamais chercher un canapé de Marc Benoît sur le Click and Collect (rires). » 

Corentin Migoule

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