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LA RÉCAP’ Trump à l’Imperator, mieux que pire et d’la beuh, d’la bonne…

Devant l'Impérator, zebra au sol ou pas, on se gare ! (Photo : archives Anthony Maurin/Objectif Gard)

Tous les samedis à 19 h, Objectif Gard vous propose un rendez-vous sous la forme d'un flash-back sur les événements, petits ou grands, qui ont ponctué la semaine. C'est parti pour la Récap' !

Trump à l'Imperator. Cette semaine, la municipalité nîmoise a annoncé le démarrage imminent d'un chantier de plus de 2,8M€ dédié à la valorisation et à la rénovation des quais de la Fontaine. Des travaux prévus sur dix mois qui ont déclenché l'ire du propriétaire de l'hôtel de luxe l'Impérator, Jean-Bernard Falco. Ouvrant la boîte à gros mots, c'est en termes peu châtiés que l'homme d'affaires, dont l'établissement est situé en plein coeur du chantier, n'a pas hésité à agonir les élus de noms d'oiseaux, relevant au passage leur incompétence. La réponse du berger à la bergère ne s'est pas fait attendre. Après le maire, Jean-Paul Fournier, qui s'est dit "très désagréablement surpris de prendre connaissance de la réaction extrêmement négative, injurieuse et diffamante du propriétaire de l’hôtel Impérator au lendemain de la présentation du projet en réunion publique",  c'est Richard Flandin, adjoint délégué aux Aménagements urbains, qui s'est fait un plaisir de morigéner l'insolent qui menace maintenant la Ville d'un procès. "Tutti rikiki" mais "maousse costo", l'(H)omo micro - pour ceux qui se souviennent de la pub ! - a carrément déhoussé la sulfateuse : ""Il a investi 30 millions d'euros certes mais c'est d'abord pour lui. C'est lui qui va gagner de l'argent, pas nous. Il insulte tout le monde, il ne respecte personne". Selon lui, l'Imper'... a tort et après avoir souligné la - trop ? - grande bienveillance dont fait preuve la police municipale envers les véhicules de luxe des clients garés en stationnement sauvage devant son établissement - "La police municipale n'a jamais dressé un seul PV" -, et la privatisation régulière de la rue à l'arrière de l'hôtel - "sans autorisation systématique de la Ville. Il devrait embrasser le maire tous les jours" -, l'adjoint a lâché un commentaire lapidaire qui devrait bientôt lui valoir une interdiction de séjour aux USA mais aussi à l'Imperator : "J'ai un peu l'impression que comme Donald Trump, M. Falco a sa propre vérité." Reste maintenant à s'assurer qu'à défaut de se forcer à déposer un poutou délicat sur les joues de tonton Paulo et d'avoir à régler des PV pour ses clients, ce Trump de l'Imperator paie bien ses impôts. Quant aux Nîmois qui n'ont pas les moyens de s'offrir un repas à l'Imperator - la très grande majorité ! -, ils trouveront une maigre consolation en venant stationner sans bourse délier sur le spot le plus cool du centre-ville. Merci qui ?

Mieux que pire. À l'Agglo Nîmes métropole c'est un peu comme aux Galeries Lafayette d'antan : il s'y passe toujours quelque chose. Cette semaine c'était la conférence des maires. Et la docte assemblée avait pour invités d'honneur le préfet du Gard, Didier Lauga, et le directeur départemental des Finances publiques (DGFIP), Frédéric Guin. L'occasion encore et encore de gloser ad nauseam sur la situation financière de l'assemblée communautaire (ne rigolez pas, c'est de votre pognon dont il s'agit !). Aux dires de certains participants, l'intervention du préfet et de son acolyte n'a pas forcément éclairé la nébuleuse bouteille à l'encre des budgets passés... et à venir. Concernant les chiffres, comme nous l'indiquait Vincent Bouget, élu communautaire communiste d'opposition, "on n'a rien appris de nouveau. Le préfet a indiqué que la situation n'était pas catastrophique mais préoccupante. Après, il n'a pas non plus dressé des louanges." Bon, pour résumer : ça va mieux que si c'était pire... Ouf, nous voilà rassurés !

Plants de cannabis (Photo d'illustration/DR)

D'la beuh, d'la bonne... Pour trouver plus fumeuse que la querelle sur les finances de l'Agglo nîmoise, cette semaine il fallait se tourner vers Pont-Saint-Esprit où les gendarmes, en pleine perquisition dans un appartement pour une affaire de cambriolage, ont incidemment découvert le pot au... vert. Les grippe-coquins sont tombés sur une plantation de quatre pieds de cannabis de belle taille. Ça casse pas trois pattes à un canard, me direz-vous ! Ok ! Ce qui est moins banal c'est que les propriétaires des lieux leur ont expliqué sans se démonter qu'ils cultivaient les plantes hallucinogènes afin d'éviter à leurs enfants, de jeunes adultes consommateurs de cigarettes qui font rire, d'aller s'approvisionner auprès des dealers. Dans quelques mois le couple ira plaider auprès de l'institution judiciaire de l'intérêt de se soucier du bien-être de sa progéniture en lui évitant de mauvaises fréquentations et des bienfaits multiples qu'il y a à être adeptes des circuits courts et du consommer local. De la beuh, oui ! mais d'la bonne...

Philippe GAVILLET de PENEY

Etiquette

Philippe Gavillet de Peney

Après avoir traîné ma plume et ma carcasse un peu partout dans les rédactions des quotidiens régionaux de l'Hexagone, j'ai posé mes valises à Objectif Gard en mars 2016. Couteau suisse de la rédaction, j'interviens dans plusieurs rubriques avec une inclination plus marquée pour le sport, les portraits et les sujets de société... Au sein du journal, j'assure par ailleurs le Secrétariat de rédaction.

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