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NÎMES Le président Benoît Roig : « La contamination ne se fait pas à l’intérieur de l’université »

Benoît Roig, président de l'université de Nîmes lors d'un événement en 2019 (Photo Norman Jardin)

Vendredi dernier, Benoît Roig, président de l'université de Nîmes était invité par son homologue de Montpellier, Philippe Augé, pour une conférence de rentrée en compagnie de Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région Occitanie en charge de l’Enseignement supérieur. L'occasion de rappeler les actions menées au sein de son établissement pour lutter contre la propagation du virus. 

C'est précisément à la faculté d'économie, sur le site Richter de l'Université de Montpellier, que cette conférence de rentrée de l'enseignement supérieur était organisée, à l'Est de l'Occitanie. L'hôte, Philippe Augé, a d'abord rappelé devant Nadia Pellefigue, vice-présidente en charge de l’enseignement supérieur, également présente, l'importance du soutien de la Région auprès des universités : "C'est un partenaire de premier plan".

"Nos décisions ont été prises après échanges avec les directeurs d'établissements pour connaître les besoins et adapter les solutions pour assurer la qualité pédagogique des cours", explique-t-elle. Pour éviter des situations de détresse numérique avec la mise en place de cours en distanciel, l'Occitanie a commandé 1 500 ordinateurs début avril - pour un montant de 650 000€ - distribués ensuite par les établissements aux étudiants prioritaires. Un accompagnement également sur l'équipement et sur la couverture de réseau avec des zones blanches identifiées.

Parmi les autres mesures, on peut citer le "Pass mutuelle étudiant" qui permet d'acquérir une couverture santé complémentaire sous conditions et la donation de denrées aux banques alimentaires afin de les redistribuer aux étudiants bénéficiaires. "Seuls 300 étudiants ont sollicité l'aide forfaitaire sur la mobilité. On a besoin qu'ils connaissent mieux ce dispositif car ils pourraient en bénéficier. Comme ils viennent beaucoup moins sur le campus, ils sont mal informés", constate Nadia Pellefigue. Cette aide permet aux étudiants qui avaient obtenu une bourse Erasmus de quand même la recevoir même si le projet à l'étranger est annulé.

"Il faut arrêter l'université bashing"

"C'était vraiment le moment opportun d'apporter ces aides", en convient Benoît Roig. Une situation sanitaire qui vient tout chambouler. Le temps de thèse et son financement ont aussi été prolongés. Différentes problématiques qui s'ajoutent alors qu'à l'université de Nîmes, on recense 8% d'augmentation des effectifs à la rentrée 2020 et que plus de la moitié des étudiants sont boursiers. Si les cours magistraux sont données à distance, les travaux dirigés continuent de se dérouler sur dans les établissements de l'université.

Ce qui n'inquiète pas le président d'Unîmes car toutes les mesures sanitaires sont respectées. "Il vaut mieux que les étudiants soient à l'université plutôt qu'ailleurs car ils portent le masque en permanence. La contamination ne se fait pas à l'intérieur de l'université. Après, c'est dommage de prendre des précautions pour faire n'importe quoi l'extérieur". Pour que tous les bons gestes soient adoptées à l'extérieur mais aussi à l'intérieur, des ambassadeurs ont été nommés pour faire respecter ces nouvelles règles. Il s'agit tout simplement d'élèves. Et si leurs camarades se montrent récalcitrants, ils peuvent être traduits en conseil de discipline.

La semaine dernière, on enregistrait cinq cas de covid sur 5 000 étudiants à l'université de Nîmes. Un chiffre faible et des présidents qui s'élèvent contre l'idée de stigmatiser les facultés comme un lieu où le virus pourrait se propager plus qu'ailleurs. À l'image de celui de Montpellier, Philippe Augé : "Il faut arrêter l'université bashing et l'idée selon laquelle les étudiants se contaminent à l'université. C'est archi faux. On fait tout ce qui est en notre pouvoir mais notre compétence s'arrête à l'enceinte de l'université. Les fermetures ne régleront pas le problème." Une option à laquelle la Région est opposée estimant que ce n'est pas la meilleure solution pour protéger les 256 000 étudiants d'Occitanie.

Corentin Corger

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