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PONT-SAINT-ESPRIT Ehpad du centre hospitalier : 19 résidents positifs au covid

La zone covid du centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit a une capacité de 19 lits aujourd'hui, tous occupés. (Marie Meunier / Objectif Gard)
La zone covid du centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit a une capacité de 19 lits aujourd'hui, tous occupés. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Le 12 octobre, un foyer d'infection s'est déclaré dans la partie Ehpad, au 2e étage, du centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit (qui comprend 60 lits). Plus de trois semaines après, le directeur de l'établissement, Daniel Desbrun, et Isabelle Helly-Dordet, directrice des soins, font le point sur la situation covid-19 au centre hospitalier. 

"Depuis octobre, c'est encore plus prégnant que durant la première vague, où on était passé entre les gouttes. On n'avait pas eu de cas interne. On avait seulement reçu des cas covid d'autres établissements", introduit Daniel Desbrun, directeur du centre hospitalier de Pont-Saint-Esprit. Début octobre, le "plan blanc" a été réactivé dans l'établissement.

Le 12 octobre, 11 résidents de la partie Ehpad de l'hôpital étaient positifs au covid-19. Au 4 novembre, ils sont 20. Huit d'entre eux sont toujours dans l'unité Ehpad du 2e étage. Essentiellement des personnes dépendantes qui restent en chambre et ne risquent pas de contaminer les autres résidents. Les 11 autres personnes atteintes sont installées au rez-de-chaussée à l'unité covid. En trois semaines, "à peu près, la moitié de l'Ehpad 2 a été contaminée. [...] Des personnes se sont "négativées", d'autres se sont "positivées". On met du temps à sortir de ce foyer d'infection", précise Daniel Desbrun. Fort heureusement, pour le moment, aucun décès n'est à déplorer. "Ils sont tous soignés. Il y a des profils très différents, certains résidents sont même asymptomatiques", affirme Isabelle Helly-Dordet, directrice des soins.

Dans les trois autres résidences annexes du centre hospitalier (résidences Notre-Dame-de-la-Blache à Pont-Saint-Esprit, Val-de-Cèze à Cornillon et Augusta-Besson à Saint-Paulet-de-Caisson), aucun foyer ne s'est déclaré pour l'heure. "On a eu quelques alertes alertes également sur d'autres services de patients ou résidents qu'on a transférés immédiatement de manière à préserver les autres unités", avance le directeur.

Les 19 lits de la zone covid tous occupés

Concernant la zone covid, elle était calibrée au départ pour 11 lits. "Rapidement remplie, elle a été portée il y a une semaine à 19 lits qui sont à ce jour occupés", déclare Daniel Desbrun. Toutes les chambres sont équipées d'oxygène. Mais l'hôpital spiripontain n'est pas habilité à proposer des lits de réanimation. "Si des patients décompensent et nécessitent des soins plus importants, ils seront transférés".

Comme insiste Isabelle Helly-Dordet, il apparaît primordial "de garder le lien avec les familles même si les gens sont positifs au covid". Une tablette numérique est à disposition dans le service covid pour que les patients puissent échanger à distance avec leurs proches.

Les visites maintenues mais très encadrées

Quant aux visites, elles sont maintenues mais sont très encadrées. Les familles doivent appeler un numéro et réserver un créneau. Il est prévu en moyenne une visite par personne par semaine (voire plus s'il reste des disponibilités). Sur le site de l'hôpital, elles sont limitées à 45 minutes par visiteur et à 30 minutes sur les résidences annexes. "On remarque quand même que le nombre de demandes de visites baisse. Il y a sans doute une crainte, une prise de conscience qu'il n'y avait pas durant la première vague", constate Daniel Desbrun.

Le covid touche des patients mais également des agents de santé. Sept sont positifs actuellement et ont été renvoyés chez eux. Ils reprendront le travail dès qu'ils seront à nouveau négatifs. Depuis début octobre, une vingtaine d'agents au total a contracté le virus. "Le personnel fait face à cette nouvelle vague. On a un taux d'absentéisme bas même s'ils sont inquiets et fatigués. On est quand même à effectif tendu. On a raclé tous les fonds de tiroir pour trouver des remplaçants, des étudiants. Si des infirmiers ou des aides-soignants sont disponibles, ils sont les bienvenus pour soulager les équipes", lance le directeur.

Un drive pour se faire tester en place dès cette semaine

Comme il le rappelle "ce n'est pas qu'à l'hôpital que les cas flambent mais aussi à l'extérieur". C'est pourquoi cette semaine devrait être mis un drive pour tester la population sur le site de l'hôpital, par l'association PSE santé en collaboration avec la Ville et l'hôpital.

Tous les lundis se réunit une cellule territoriale pour organiser le groupement hospitalier du territoire du Gard. Réunion pilotée par l'Agence régionale de santé où chaque établissement public et privé partage sa situation afin de mieux identifier les besoins et aussi les solutions. Le but étant "d'avoir une vision globale et d'apporter une réponse globale à une problématique que chacun vit dans sa structure" et aussi de comptabiliser les disponibilités en lits. La solidarité entre les établissements se ressent particulièrement entre le centre hospitalier bagnolais et l'établissement spiripontain, partenaires historiques de par leur proximité géographique.

Ce mercredi après-midi, les directions des deux structures ont échangé sur leurs capacités en lits. Huit lits d'appui devraient être alloués par l'établissement spiripontain pour gérer les entrées de patients dès la fin de semaine. Lundi dernier, Jean-Philippe Sajus parlait d'une "situation extrêmement tendue" au CH de Bagnols avec un service covid saturé qui va passer à 39 lits.

Marie Meunier

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