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CORONAVIRUS Un tiers des résidents testé positif à l’Ehpad de Moussac

Une autre série de tests sera effectuée cette semaine sur les résidents. Les résultats sont attendus en début de semaine prochaine. (photo d'illustration / Saint-Ambroix Ehpad)

Le 30 octobre, un résident de l'Ehpad Jacques-Saurin de Moussac a été testé positif au covid-19. Suite à quoi, plusieurs séries de tests ont été effectuées sur les autres résidents. Aujourd'hui, un peu moins d'un tiers d'entre eux sont également positifs au virus. 

Une autre série de tests va être réalisée cette semaine, en collaboration avec le centre hospitalier d'Uzès et le suivi technique du centre hospitalier universitaire de Nîmes (CHU), sur indication de l'Agence régionale de santé (ARS). Les résultats seront connus la semaine prochaine.

"Depuis le mois d'avril, c'est le premier établissement touché comme ça. Il n'y a pas de signes graves pour ceux qui sont positifs", rassure le directeur du centre hospitalier d'Uzès, Jean-Luc Montagne. Pour rappel, le centre hospitalier uzétien a en charge 84 patients et comprend dans son réseau neuf maisons de retraite sur le territoire. Les résidents contaminés à Moussac sont tous soignés directement à l'Ehpad sauf deux en phase de décompensation qui sont pris en charge à l'hôpital d'Uzès, dans l'unité covid.

Une unité covid de 19 lits pour soulager l'hôpital de Nîmes

Cette unité présente une capacité de 19 lits (contre 7 lors de la première vague) et a été mise en place depuis le lundi 2 novembre. Pas de saturation à déplorer pour le moment mais il n'est pas exclu d'augmenter le nombre de lits dans les semaines à venir. Ce service permet d'accueillir majoritairement des patients dont l'état est stable en provenance de Nîmes pour libérer des lits au CHU pour les cas les plus graves. Une solidarité territoriale rendue possible par la coordination du CHU et de l'ARS, qui chaque semaine, organisent une réunion avec les établissements de santé gardois pour estimer les capacités en lits et identifier les besoins par rapport aux afflux de patients covid.

La directrice des soins, Martine Montbrun, et le directeur du centre hospitalier d'Uzès, Jean-Luc Montagne (Photo d'archives / Thierry Allard / Objectif Gard)

Pour en revenir à l'Ehpad de Moussac, la direction a mis en place plusieurs mesures pour limiter la propagation du virus : isolement des personnes âgées, distribution des repas en chambre, renforcement des équipements de protection pour les soignants (blouses, charlottes, masques FFP2...) etc.

Les visites suspendues à l'Ehpad de Moussac

Les visites des familles ont été suspendues à l'Ehpad de Moussac. Les résidents peuvent garder contact avec leurs proches grâces aux deux tablettes numériques accessibles dans l'établissement (tout comme dans les huit autres maisons de retraite). "On verra jeudi prochain si on peut reprendre les visites", précise Jean-Luc Montagne. Les admissions sont également arrêtées pour le moment depuis le mercredi 4 novembre, sauf celles qui étaient déjà programmées.

Dans les autres Ehpad dépendant du centre hospitalier uzétien, les visites sont autorisées mais seulement sur rendez-vous, dans un lieu dédié, équipé de paravents pour limiter les contacts. Les créneaux sont répartis équitablement entre les familles mais en s'adaptant aux besoins de chacune.

Depuis lundi 2 novembre, le personnel a aussi été renforcé et redéployé majoritairement sur l'Ehpad de Moussac. Une partie des soignants qui travaillaient à l'accueil de jour, aujourd'hui fermé, a pu être mobilisé pour soutenir ses collègues.

Seulement 10% d'absentéisme chez le personnel

À la demande de l'ARS, le centre hospitalier d'Uzès a lancé une campagne massive de tests antigéniques (reçus la semaine dernière) à destination du personnel des Ehpad. "Pour le moment, ils sont quasiment tous revenus négatifs", se réjouit le directeur du CH. Et d'ajouter : "Notre personnel est fortement mobilisé. On a 10% de taux d'absentéisme mais la tendance est à la hausse."

Pour l'heure, la direction ne dit pas manquer de personnels et a décidé de maintenir tous les congés et jours de repos malgré l'activation des plans blanc et bleu. "Il faut quand même que les équipes soient soulagées. [...] On est dans une situation qui dure depuis huit mois. Comme je le dis aux équipes : "La vulnérabilité n'est pas une faiblesse". On a le droit d'avoir un moment de fatigue, on redresse la barre après une journée de repos." Très heureux de travailler avec ses personnels, le directeur du centre hospitalier trouve aussi du réconfort dans les messages de soutien des familles. Un peu de douceur dans cette période très difficile...

Marie Meunier

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