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FAIT DU SOIR VIDÉO La course au test se poursuit, le taux de positivité bondit

En moyenne, les personnes ayant pris rendez-vous sont testées moins de 15 minutes après leur arrivée sur le site. (Photo Corentin Migoule)
dépistage covid clavières
En moyenne, les personnes ayant pris rendez-vous sont testées moins de 15 minutes après leur arrivée sur le site. (Photo Corentin Migoule)

Débordé dès son premier jour d’ouverture en septembre dernier, le centre de dépistage installé sur le parking de la halle des sports de Clavières à Alès ne désemplit pas malgré le confinement. Si la capacité à dépister est passée de 200 à 300 tests par jour, l’attente est encore longue, surtout lorsqu’on n’a pas rendez-vous, et le taux de positivité ne cesse de croître ces dernières semaines.

Dès 6 heures du matin ce vendredi, comme la veille ou l’avant-veille, les voitures affluent avenue Vincent d’Indy dans le quartier de Clavières à Alès. Le site, géré par Labosud et les infirmiers libéraux du bassin alésien, n’ouvre pourtant ses portes qu’à partir de 8 heures. Mais lorsqu’on n’a pas réussi à obtenir de rendez-vous via la plateforme du laboratoire, se présenter à l’aube demeure la seule solution pour espérer faire partie des 300 personnes testées dans la journée. Reste à montrer patte blanche à l’entrée, ou plutôt son ordonnance prescrite par son médecin traitant, même si un message de l’assurance maladie fait également foi.

À 10 heures, la file d’attente s’étend désormais sur plusieurs hectomètres et chacun y va de sa technique pour tuer le temps. Ainsi avons-nous vu une jeune femme tenter de finir sa nuit à l’arrêt au volant de sa voiture, appuyée contre un oreiller, ou une autre en train de bouquiner en s’attelant à la lecture du dernier roman de l’inévitable Marc Lévy, C’est arrivé la nuit. D’autres se présentent à pied, espérant "griller" la priorité aux automobilistes. Souvent, ils n’ont ni ordonnance ni rendez-vous, mais « parce qu’ils ont peur pour leurs enfants », « qu’ils ne savent pas s’ils doivent aller travailler car ils ont des symptômes » ou « sont cas contact », espèrent attendrir l’agent de sécurité qui doit parfois les éconduire avec diplomatie.

Un taux de positivité passé de 10 à 30%

Une fois franchie l’entrée du parking, l’organisation est parfaitement rodée. Évidemment, ceux qui ont pris rendez-vous sont prioritaires et empruntent une file différente des autres, leur donnant ainsi un accès plus rapide au box où, sans avoir à sortir de leur voiture, et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ils se seront fait chatouiller les narines par une infirmière appliquée. « Vous aurez vos résultats d’ici 24 à 48 heures », lance systématiquement l’infirmière après chaque passage. « Il faut parfois compter jusqu’à 72 heures car comme les demandes augmentent, les délais se rallongent forcément », corrige Christel Barral, responsable adjointe qualité chez Labosud.

Si elle reconnaît qu’il faut laisser au confinement le temps de faire son œuvre, Christel Barral constate un taux de positivité en perpétuelle croissance ces dernières semaines, passé de 10 à plus de 30 %. En attendant un éventuel durcissement des mesures, le laboratoire Labosud continue d’accueillir du public, y compris le samedi matin (uniquement sur rendez-vous), tout comme le laboratoire Bioaxiome situé Grand rue Jean Moulin.

Retrouvez notre reportage en vidéo :

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