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NÎMES Réouverture activée, les commerces non essentiels sont plébiscités

Les frères Teissier, de la libraire éponyme située rue Régale, vous attendent ! (Photo Anthony Maurin).

Premier sas du déconfinement franchi. Hier, samedi, avait lieu la première grande ouverture des commerce non essentiels. Les Nîmois ne s'y sont pas trompés et étaient au rendez-vous en centre-ville comme dans les vastes zones commerciales du sud et de l'ouest de la cité.

C'est une drôle de sensation. Une étrangeté qui, finalement, nous lie tous. Avec ces confinements et ces déconfinements, on ne sait plus où donner de la tête mais la vie continue malgré tout. " Oui, c'est dur à comprendre et cette année aura été très spéciale, très décevante. Enfin on commence à travailler, on ne sait pas jusqu'à quand, on ne fait plus de plan mais au moins nous sommes ouverts. Regardez le monde qui vient, c'est incroyable ! " avouait samedi matin un commerçant surpris qui n'en revenait.

" Je suis venue acheter un peu de parfum et du maquillage. Ici, les conseils sont toujours bons et personnalisés. On m'aiguille, on rigole, on peut tester des produits, on les sent et on les touche, c'est très différent de ce que je faisais il y a encore quelques jours. C'est essentiel d'avoir ce contact avec la marchandise et ça m'avait manqué de venir en magasin... Internet ça dépanne mais c'est pas la vie ! " lâche une cliente heureuse de retrouver ses vendeuses préférées.

Chez Marionnaud place de l'Horloge (Photo Anthony Maurin).

Toujours en centre-ville, les libraires sont eux aussi ravis d'accueillir leur clientèle qui s'était fortement mobilisée pendant ce deuxième confinement. Il faut dire que la fermeture de ces boutiques, nombreuses à Nîmes, a fait beaucoup de bruit. Le livre est-il essentiel ? Sans aucun doute possible. En tout cas cette réouverture a permis de reprendre goût à la lecture fraîche, aux sorties inattendues et aux petits bijoux à dénicher. " C'est du pur bonheur de venir ici pour dénicher des livres méconnus que les libraires nous conseillent. Je les écoute et je ne suis jamais déçue, c'est pour cela que je ne viens acheter mes livres qu'en librairie ! " affirme une cliente, habituée des lieux.

Et puis il y a les badauds, les promeneurs du samedi, les gens qui ont compris qu'ils pouvaient sortir et profiter un peu plus des rues de la cité des Antonin. " On se balade dans les règles de l'art... Nous n'avons strictement rien prévu au programme, on va, on vient au gré des humeurs et des boutiques ouvertes. Nous avons bien vécu le confinement mais c'est un plaisir de retrouver cette émulation en ville. En plus il y a les décos de Noël alors ça met encore un peu plus de gaieté en ville ! " avoue un couple de personnes âgées.

Seules Les Halles y perdent... Le comptage est à nouveau obligatoire et le nombre de clients est limité à un peu plus de 400 en même temps alors il y a un peu de d'attente (Photo Anthony Maurin).

Dans les rues, devant les portes des magasins, la phrase du jour était peut-être la suivante, " Ah bonjour, ça fait du bien de vous revoir ! " Prononcée par es commerçants ou les consommateurs c'est en l'écoutant qu'on se dit que oui, le commerce de proximité c'est quand même du lien social et que leur fermeture n'était peut-être pas aussi salutaire que prévue.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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