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ALÈS Conseil municipal : 124 millions d’euros pour le renouvellement urbain, un nouvel élu et la révision du PLU

Alain Aurèche élu adjoint au maire en remplacement de Claude Ricci. (Photo Corentin Migoule)
Alain Aurèche élu adjoint au maire en remplacement de Claude Ricci. (Photo Corentin Migoule)

Ce lundi soir, dans la salle des assemblées du bâtiment Atome à Alès, le dernier conseil municipal de l’année 2020 s’est tenu. Une réunion rondement menée jusqu’à ce que le projet de renouvellement urbain et la révision générale du Plan local d’urbanisme (PLU) n’arrivent sur la table.

« Ça commençait bien ce conseil municipal », envoyait Christophe Rivenq, premier adjoint à la mairie d’Alès, un peu plus d’une heure après le début du dernier conseil municipal de l’année. La trentaine de délibérations votée durant ce laps de temps avait permis à Alain Aurèche d’investir enfin (sa première élection n’ayant pas été approuvée par le préfet puisque non réalisée à bulletin secret) le poste de 9e adjoint délégué au pôle solidarité et santé, suite au décès de Claude Ricci en septembre dernier.

« Fin janvier ou début février, nous nous réunirons en conseil municipal exceptionnel pour parler de l’avenir de l’abattoir qu’il faut sauver », a ensuite indiqué Christophe Rivenq. « Pour l’abattoir, la réunion de la dernière chance c’est le 15 janvier », a aussitôt complété le maire, Max Roustan.

« La mixité sociale, qui la fait mieux que nous ? »

L’heure d’évoquer le projet de renouvellement urbain d’Alès dans le cadre du nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU) est alors arrivée. Un dossier estimé à plus de 124 millions d’euros, cofinancé à 30 % par l’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) et à 42 % par Logis Cévenols, car « les principaux travaux ont trait aux logements sociaux », précisait le premier adjoint. La rénovation des faubourgs alésiens, celle de la Grand rue Jean Moulin, la requalification des quartiers des Près-Saint-Jean et des Cévennes « où l’habitat y est désormais totalement restructuré pour mettre en place une véritable mixité sociale sur notre ville et aux alentours », dixit Christophe Rivenq, sont notamment concernées par le projet.

Sa présentation a alors déclenché la première longue sortie de Paul Planque, chef du groupe d’opposition de Gauche, regrettant entre autres, « que peu de villes dans lesquelles un dispositif ANRU a été initié n’a engagé de débat de fond avec les habitants sur la pertinence de la stratégie de mixité engagée au titre de la rénovation urbaine. Sur Alès, la concertation n’a pas été à la hauteur ! » Le premier édile de la ville s’est défendu : « La mixité sociale, qui la fait mieux que nous ? On a inauguré une trentaine de logements aux Lucioles, on va en inaugurer 80 au Rieu. Ce sont des villas ! Avec des jardins ! Je n’ai peut-être pas un aussi bel appartement. » Et de reconnaître : « Mais il faudrait aussi que la loi évolue. On nous demande de faire des bâtiments pour y mettre des pauvres. Comment voulez-vous de la mixité quand vous ne mettez que des gens qui n’ont plus rien ? »

À noter que le socialiste Arnaud Bord, relativement discret hier soir, a pris la parole pour « une explication de vote. » Ce dernier s’est en effet désolidarisé du Printemps alésien en votant pour cette délibération, quelques jours après avoir voté contre en conseil d’Agglo. « Dans l’opposition, nous avons de temps en temps le désagrément de recevoir tardivement les documents et je n’avais pas pu m’imprégner de cette délibération », s’est-il justifié.

Marie-Christine Peyric, adjointe déléguée au pôle environnement urbain? s’est chargée de la lecture du projet de réalisation de nouveaux espaces du parc du Bosquet, « l’amélioration d’un écrin », pour un coût estimatif de 1 625 000 euros, dont « la demande incontournable de subventions », a été unanimement approuvée.

PLU : une phase de consultation avant validation

La fastidieuse mais nécessaire présentation du projet d’arrêt du PLU, assurée diaporama à l’appui par Christophe Rivenq, a donné lieu au dernier gros débat d’une soirée de délibérations achevée en trois heures. « Arrêter ce PLU ce n’est pas pour autant l’approuver. Son arrêt lance maintenant une période de consultation officielle », rebondissait le président d’Alès Agglomération. À l’issue de cette phase de concertation, le document finalisé reviendra devant le conseil municipal pour sa potentielle approbation définitive (pas avant septembre 2021).

Si 589 personnes se sont installées sur Alès en 2020, c’est qu’ « Alès n’est pas la ville pauvre qu’on veut tous quitter, n’en déplaise à certains oiseaux de mauvaise augure », martelait le premier adjoint à la mairie. Le vote du projet de révision du plan local d’urbanisme a suscité cinq oppositions de la part des membres du groupe de Gauche, dont celle de son leader, Paul Planque, pour lequel « encore une fois le compte n’y est pas » au niveau de la participation citoyenne. Ainsi prenait fin le dernier conseil municipal de 2020, organisé à quelques jours de la trêve des confiseurs, offrant un repos mérité aux épées aiguisées de nos escrimeurs.

Corentin Migoule

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