Faits Divers

NÎMES Il insulte sa mère, menace le voisin et crache sur les policiers

Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Le tribunal correctionnel de Nîmes. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Quand il n’a pas bu, comme c’était le cas mardi dernier devant le tribunal correctionnel de Nîmes, Cyriak, un jeune nîmois de 23 ans, présente bien et s’exprime beaucoup mieux que la plupart des accusés de son âge. Mais dès qu’il boit, malheur à celui qui croise sa route…

Cyriak semble capable du meilleur comme du pire. Le meilleur, c’est quand il répond aux questions du président Jean-Michel Perez sans détour, sans chercher à minimiser, avec une franchise déconcertante. Il reconnait tout ce dont il se souvient, révèle même sa consommation d’alcool - « la moitié d’une bouteille de vodka » - alors qu’on ne lui demandait pas et ne cherche pas à nier sa participation aux faits. Suffisamment rare pour être souligné.

Le pire se concentre en deux soirées. La première, le 14 mars 2020, quand il insulte sa mère, malade, et qu’il menace de la tuer. Alerté par les cris, un courageux voisin intervient et se retrouve à son tour menacé. « Je vais t’enc…, te crever », entend l’homme. « Le voisin s’en est mêlé et c’est vrai que ça a dégénéré », admet aujourd’hui Cyriak avant de rassurer le tribunal : « Mais maintenant on est copain ! »

La seconde fois, le 23 janvier 2021, il y a une semaine à peine, c’est quand après avoir bu cette moitié de bouteille de vodka, il a un accident de voiture avec sa compagne enceinte de 5 mois, qu’il percute le muret d’un Nîmois qui sort voir ce qu’il se passe et qui finit par recevoir des coups. Les policiers sont appelés alors à la rescousse, mais Cyriak est incontrôlable. Quand ils arrivent, il leur crache dessus, les traite de tous les noms avant de leur porter des coups. Avec tout ce remue-ménage, Cyriak aussi ressort avec des blessures. Il dit avoir été frappé, mais ignore si c’est par l’homme dont il a percuté le muret ou les policiers…

Certainement pas par les policiers si l’on en croit leur avocat, Me Jean-François Corral qui pense que Cyriak « prend la société pour des imbéciles ». Le procureur, Romain Domingues, estime qu’il « ne supporte pas la frustration et qu’il se moque de la loi et de l’autorité ». Il réclame 18 mois dont 6 avec sursis.

Pour la défense de Cyriak, Me Fahd Mihih s’engage dans une délicate plaidoirie qui fait bondir son homologue de la partie civile. « Je ne dis pas que les policiers doivent être insultés ou violentés, mais c’est dans le cadre de leur travail. Dès qu’on est dans un dossier d’outrage sur des policiers, la parole n’est pas libre », commence-t-il avant de revenir sur les violences subies par son client : « Il a une plaie à la tête, deux coquards et on vous dit que c’est tout à fait normal. Il a déjà eu un acompte sur la réponse pénale que vous allez rendre ». Celle-ci tombe dans la foulée : 10 mois de prison avec sursis pendant 3 ans, une obligation de soin, de travail et d’indemniser les différentes victimes.

Tony Duret

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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