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FAIT DU JOUR Où en est le projet de la maison médicale de Bellegarde ?

La maison médicale de Bellegarde devrait pouvoir accueillir les professionnels de santé avant cet été. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Une visite de chantier, c'est toujours bon signe dans un projet de construction. Ce lundi 1er février, l'architecte Aymeric Delassus a joué les guides et présenté l'avancement des travaux de la maison médicale située rue Fanfonne-Guillierme à Bellegarde.

Un an et demi après la pose de la première pierre, les travaux de gros œuvre sont terminés, restent les finitions des parties intérieures - carreleurs et peintres sont sur le pont de même que les techniciens - et extérieures avec notamment la pose de l'enduit. Puis, la deuxième étape importante programmée portera sur les aménagements extérieurs.

"La topographie de la parcelle, étroite et en longueur, nous contraint à séquencer les différentes interventions des professionnels", précise Aymeric Delassus, architecte chez Arc&types, lui-même Bellegardais. Si les intempéries ne viennent pas perturber le calendrier, le chantier devrait lui être livré à la fin du mois de mars. Quant aux professionnels de santé, s'ils avaient noté une entrée au mois de mai, il semblerait qu'elle soit repoussée au mois de juin au plus tôt. Le président de la communauté de communes Beaucaire Terre d'Argence (CCBTA), Juan Martinez les conviera à une réunion d'information au tout début du printemps.

Les cabinets médicaux loués huit euros le m2

En attendant, ils ont été invités à participer à la visite officielle des locaux, organisée ce lundi 1er février. Un premier aperçu donc, histoire de les faire patienter quelques mois. Et c'est avec une grande curiosité, les yeux sans cesse en mouvement, qu'une partie des dix professionnels a découvert l'intérieur de ce bâtiment en R+1 d'une surface d'environ 600 m2, économe et sobre en ressources construit en partie avec des matériaux recyclés, en filière courte et équipé de panneaux solaires.

Fabien Teissier est séduit. Installé à Bellegarde depuis 2010, cet ostéopathe âgé de 37 ans a saisi l'occasion présentée sur un plateau par la CCBTA qui a déboursé 1,2 millions d'euros. L'État participe au financement de cette maison médicale à hauteur de 100 000 €. "Je voulais acheter, mais il s'est trouvé que partir sur du locatif était plus intéressant. On me proposait moins cher pour plus grand", explique-t-il. Les cabinets médicaux sont loués 8 euros le m2.

Les professionnels de santé ont visité les locaux encore en travaux de la nouvelle maison de santé de Bellegarde. (Photo : Stéphanie Marin/Objectif Gard)

Comme Fabien Teissier, Aude Azema et Pascale Tibi ont hâte de rejoindre leur cabinet. "On a pu constater que ces locaux sont tout à fait adaptés à nos activités et à l'accueil de notre patientèle", réagit la première, une sage-femme âgée de 36 ans. Un bien rare, selon la seconde, infirmière libérale âgée de 53 ans.

"Et puis partager est un plus, ajoute l'ostéopathe. Là, nous sommes tous dans notre coin. Une fois réunis nous pourrons échanger sur le cas des patients, par exemple." Dans le détail, ce sont deux médecins généralistes, deux infirmières, une sophrologue, deux kinésithérapeutes, deux ostéopathes et une sage-femme qui investiront ces lieux. Un cabinet médical double est pour l'heure toujours vacant.

Des aides financières pour les étudiants en médecine

Le docteur Xavier Hediard, 47 ans, s'est montré intéressé sans pour autant confirmer son choix. Ce médecin généraliste a quitté la région lyonnaise pour atterrir à Fourques en août 2020. Après avoir travaillé en hôpital et en clinique, il se sent désormais prêt à s'installer. "Mais pas seul. Ce n'est plus vraiment ce que cherchent les médecins, d'ailleurs, qui privilégient les maisons pluridisciplinaires pour le travail en équipe." Ce docteur a rencontré les agents de la CCBTA, "mais il me reste encore à échanger avec mes collègues praticiens, à Bellegarde et à Beaucaire". Car ce projet de maison médicale à Bellegarde s'accompagne d'un dossier similaire à Beaucaire, dans l’ancien bâtiment du Sémaphore, en centre-ville. La CCBTA investit-là 1,8 millions d'euros. La fin des travaux est prévue courant 2021.

Ces projets de maison médicale portés par la CCBTA ont pour objectif de lutter contre la pénurie de médecins sur son territoire. Autre dispositif qui va dans le même sens en incitant les jeunes médecins à s'installer en Terre d'Argence : la mise en place de conventions pour assurer un soutien financier à de jeunes étudiants en médecine soit 800 € par mois, à partir de la sixième année. L'étudiant signataire s’engage en contrepartie à s’installer sur le territoire pendant une durée égale à la perception de l’aide. Trois futurs médecins ont à ce jour adhéré à ce dispositif. Ils pourraient pourquoi pas rejoindre l'une des deux maisons médicales.

Stéphanie Marin

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