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GARD Une aide de 150€ par mois pour mieux manger, le projet de la Confédération paysanne

Le bureau de la Confédération paysanne du Gard était réuni ce mardi à Saint-Dionisy (Photo Corentin Corger)

Lors de son assemblée générale, la Confédération paysanne du Gard a fait le point sur l'année écoulée mais son bureau a surtout été formé au projet de Sécurité sociale de l'alimentation que porte ce syndicat au niveau national. 

C'est en terre amicale que la Confédération paysanne du Gard s'est installée, ce mardi, pour y tenir son assemblée générale au foyer socio-culturel de Saint-Dionisy. Une commune dont l'ancien maire Michel Gabach (2008-2020) était très attaché à l'agriculture locale et aux circuits courts avec notamment une halte paysanne qui doit ouvrir en mars prochain. Une boutique de producteurs et de paysans locaux. Fondée en 1987, la Confédération paysanne se bat pour la défense des droits, du revenu, de l'autonomie et de l'avenir des paysans.

Dans le Gard, ce syndicat compte une centaine d'adhérents et une dizaine de personnes compose le bureau avec deux changements pour 2021. L'AG c'est l'occasion de revenir sur une année 2020 particulière avec la crise sanitaire. "On n'a pas démérité. On est revenu à un côté plus militant notamment pour demander le maintien des marchés et renouer avec des alliés comme Attac", explique Paul Ferté, le porte-parole gardois, présent il y a une dizaine de jours du côté de Fournès pour manifester contre l'implantation d'une plateforme logistique de la société Amazon.

Ce dernier est satisfait d'avoir vu une prise de conscience chez certains consommateurs de se tourner vers les producteurs locaux même s'il espère que ces comportements vont s'inscrire dans la durée. Cette journée était aussi l'occasion d'évoquer en détail, le projet de Sécurité sociale de l'alimentation portée par la Confédération paysanne au niveau national. "L'idée est de garantir une somme de 150 € à chaque individu, destinée essentiellement à l'alimentation auprès de l'agriculture paysanne", résume Paul Ferté.

Paul Ferté, porte-parole de la Confédération paysanne du Gard (Photo Corentin Corger)

Une volonté d'aider les ménages français à mieux manger avec un budget dédié à l'alimentation qui passe souvent en dernier et plutôt amené à varier d'un mois à l'autre. "Cela serait conventionnée par les caisses locales avec des chèques à dépenser chez les producteurs locaux, poursuit le porte-parole gardois. Un projet dont le financement se ferait sur les cotisations des entreprises, il faudrait plus porter cela sur le capital que le travail." Pour faire connaître cette idée, deux événements dont un à Vauvert sont prévus en 2021.

Outre cette Sécurité sociale de l'alimentation, cette année sera aussi celle des plans alimentaires territoriaux à Nîmes et Alès. Lancée par les communautés d'agglomération, il s'agit d'une grande concertation avec tous les acteurs concernés sur la stratégie à adopter en matière d'alimentation. Le syndicat paysan est forcément sondé pour ces questions.

"Concernant Nîmes métropole, il y a une certaine incohérence dans un sens à lancer un PAT et de l'autre de vouloir détruire des champs avec Magna Porta", s'interroge Paul Ferté qui aurait aimé interpeller le président Franck Proust lors de la dernière consultation, "mais il est parti juste après son discours. Je me demande si ce sujet l'intéresse vraiment." L'alimentation, un thème qui n'a pas fini de revenir sur la table.

Corentin Corger 

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