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GARD Pôle métropolitain : contournement de Nîmes et développement les mobilités, un mandat pour avancer

Christophe Rivenq s'est félicité que le Pôle métropolitain ait "tiré la fibre entre Alès et Nîmes". (Photo Corentin Migoule)

Ce mercredi soir, dans la salle des assemblées du bâtiment Atome d'Alès, s'est déroulé le premier comité syndical du Pôle métropolitain Nîmes-Alès, un projet de coopération des communautés d'agglomération de Nîmes et Alès, né en 2012. Au cœur du débat d'orientation budgétaire, le développement des mobilités a cristallisé l'attention et apparaît comme un enjeu majeur pour la structure nîmo-alésienne, qui n'oubliera pas l'enseignement supérieur.

Créé en 2012, le Pôle métropolitain Nîmes-Alès (PMNA) a vocation à engager une coopération entre la métropole nîmoise et l'agglomération alésienne. Christophe Rivenq, président d'Alès Agglomération, en est le président depuis le 16 septembre dernier, succédant à son père spirituel, Max Roustan, maire d'Alès.

Ce mercredi soir, dans la salle des assemblées du bâtiment Atome, à l'occasion du premier comité syndical de l'année 2021 du PMNA, Christophe Rivenq a d'abord rappelé le rôle de la structure nîmo-alésienne : "Exister un peu plus sur l'arc méditerranéen et plus largement en Occitanie", car Nîmes et Alès réunis, "en termes de population, on arrive presque à la taille de Montpellier." 

À ses côtés, son vice-président, Franck Proust, par ailleurs président de Nîmes métropole, abondait dans le même : "Sans faire injure aux autres territoires, Nîmes et Alès c'est la colonne vertébrale du département." À l'instar du président du PMNA, qui malgré "un petit budget" d'environ 130 000 euros en fonctionnement, veut "un budget offensif", Franck Proust entend "redonner un peu de souffle" au Pôle métropolitain dont il imagine qu'il peut-être "une cellule de réflexion, en dehors de toutes considérations politiques, basée sur l'intérêt général et le développement de notre territoire."

La ville d'Alès s'est éloignée de Paris

Les présentations faites, Christophe Rivenq a lancé les hostilités en initiant le débat d'orientation budgétaire qu'il a tenté de résumer par la question suivante : "Comment générer le développement d'un territoire, maintenir des services publics et une santé financière saine ?" 

Très vite, parce que c'est l'un des cinq axes majeurs de la structure, la question des mobilités est arrivée sur la table. Et la gare de Manduel, baptisée "gare de Nîmes-Pont-du-Gard", inaugurée fin 2019, en a pris pour son grade. "La ligne à grande vitesse permet de rapprocher tout le monde. Alès, avec la nouvelle gare de Manduel, s'est éloignée de Paris de 20 à 25 minutes", a regretté un Christophe Rivenq, "très en colère." 

Franck Proust est lui allé encore plus loin, désignant la gare de Manduel comme "le plus gros scandale qui puisse exister." Et d'étayer : "Il y a 25 ans, on avait pris la décision avec Jean-Paul Fournier de mettre une gare sur le contournement car le risque à l'époque c'était de se retrouver sans liaison TGV dans le Gard. Il y a deux ans et demi, on a fait une réunion en préfecture. Nous avions fait 12 millions d'euros d'économies et on était tous d'accord (Région, Département, Ville et Agglo) pour les mettre sur la troisième voie (reliant la gare de Nîmes-Centre à celle de Manduel, NDLR). Ça fait 8 mois qu'on demande au préfet de Région de mener un comité de pilotage qu'il ne peut pas mener parce que la SNCF n'a pas fourni les chiffres !"

Un projet vieux de 50 ans

Au sujet du ferroviaire toujours, l’ambition du Pôle métropolitain est de créer une gare à Saint-Hilaire-de-Brethmas, une autre à Hoche-Sernam, avant de faire de la gare de La Calmette un pôle multimodal reliant Nîmes à Alès. "C'est un travail de fond que nous devons mener sur ce mandat", a reconnu le vice-président du PMNA.

Pour en finir avec les mobilités, le contournement de Nîmes et notamment de sa partie Ouest, est plus que jamais espéré. "C'est un projet qui a 40 ou 50 ans, sur lequel tout le monde s'accorde à dire que c'est prioritaire, mais à l'arrivée c'est toujours repoussé", se désespère le président d'Alès Agglomération. Avant de poursuivre : "On nous parle d'un horizon à 2032 pour réaliser le dernier tronçon qui va libérer Nîmes. Pour régler ce nœud routier qui va s'amplifier vu que la population augmente, il suffit de mettre 180 millions d'euros sur la table. Quand on nous parle de 100 milliards pour le plan de relance. Je pense que c'est faisable sachant qu'on va les dépenser sur cinq ans."

Aussi, l'enseignement supérieur, autre axe prioritaire du PMNA, a été ardemment défendu par Christian Chambon, adjoint délégué à l’Éducation d’Alès Agglo, qui a insisté sur la nécessité de ne pas omettre de promouvoir l’offre de formation sur le territoire. Ses propos ont trouvé écho auprès de Christophe Rivenq, qui s'est alors permis de voir plus loin, en réfléchissant à "la sortie de crise sanitaire et à l'impact colossal sur la psychologie des jeunes."

Corentin Migoule

Le vote du budget du PMNA sera effectué le 23 mars prochain.

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