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ÉDITORIAL Départementales : la stratégie de Jean-Paul Fournier ? C’est lui !

Le premier adjoint, Julien Plantier à gauche, Jean-Paul Fournier au centre et sa femme Liliane à droite (Photo Anthony Maurin).

En présentant des candidats « Majorité municipale » à Nîmes, Jean-Paul Fournier espère convaincre le peu d’électeur qui se déplaceront, en juin, aux élections départementales.

Drôle de campagne qui s’ouvre pour les Départementales. À quatre mois du scrutin, impossible de serrer des paluches, de claquer des bises ou de filer des tracts imbibés de gel hydroalcoolique. La crise sanitaire met dans l’embarras les politiques et dissuade, un peu plus, les électeurs de se rendre aux urnes. Pourtant, il va bien falloir y aller... À Nîmes, Jean-Paul Fournier planche sur sa stratégie. Le maire a beau fanfaronner sur son quatrième mandat, il sait qu’il ne l’a décroché qu’avec seulement 30% de participation. Pas très glorieux pour des Municipales. En juin, si la participation atteint 20% à 30%, ce sera le bout du monde. Reste à savoir comment convaincre les derniers convaincus ? À 76 ans - dont la moitié passée en politique -, Jean-Paul Fournier est rusé. Sa solution ? C’est lui ! Sur les quatre cantons nîmois, les candidats de la Droite seront tous ses adjoints. Fini donc le slogan départemental du « Bon sens républicain » de 2015 et place à la « Majorité municipale » de 2021. Les quatre binômes tenteront de surfer sur sa victoire de juin 2020. Ils essaieront aussi de profiter de l’image de ce maire bâtisseur qui fête cette année ses 20 ans de mandat. Jean-Paul Fournier serait une sorte de marque repère, de valeur sûre. Stratège, le Nîmois a savamment composé ses duos. Sur Nîmes 2, il espère que la dureté politique de Marc Taulelle soit adoucie par le militantisme social de Carole Solana. Idem sur Nîmes 1, où la rigueur de son premier adjoint Julien Plantier a des chances d'être tempérée par l'avenante adjointe à la Culture, Sophie Roulle. À Nîmes, la campagne départementale sonne comme un remake des Municipales. Cela sera-t-il suffisant pour permettre à la Droite de conquérir le Conseil départemental, détenu depuis 150 ans par la Gauche ? Probablement que non. Quel sera alors le projet porté par les 46 candidats des 23 cantons du Gard ? Encore trop tôt, nous dit-on. Et qui sera le chef de file destiné à présider la collectivité ? Le Nîmois Richard Tibérino ? Pas certain, nous rétorque-t-on encore aujourd'hui. Il reste quatre mois à la Droite pour savoir ce qu'elle veut vraiment.  

Coralie Mollaret 

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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