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GARD La loi de sécurité globale inquiète encore et toujours

La visioconférence au sujet de la loi de sécurité globale (Capture d'écran).

Plus de vingt organisations gardoises militent pour le retrait de la loi sécurité globale à travers une lettre ouverte aux sénateurs et députés. Structures associatives, syndicales ou politiques, les Gardois militent. Verbatim.
Pour Alain Rivron de l’Union Locale CGT Alès et membre du comité local de résistance et de reconquête d’Alès : « L’unité est faite entre toutes les organisations et nous ne voulons pas de cette loi ! Toute la loi doit être retirée puisqu’elle entrave nos libertés. L’arsenal législatif existant est largement suffisant, le gouvernement cherche autre chose, il veut nous ficher pour tout. Nous avons fait une lettre ouverte que 1 650 personnes ont signé mais les députés gardois et les sénateurs ne l’ont pas encore signée et nous avons du mal à les rencontrer. Nous manifestons contre cette loi depuis le début du mois de décembre ! »
Pour Régis Mounier du comité de résistance et de reconquête de Nîmes : « Nous sommes pour les acquis de 1936 et de 1945, nos comités rassemblent des militants dans un cadre large et souple. On organise cette reconquête, mais nous n’en sommes pas les propriétaires, nous l’accompagnons simplement. Les manifestations à Nîmes sont engagées depuis le mois de novembre, nous renforçons la résistance, nous en sommes là aujourd’hui mais tous ces sujets sont en plein dans l’actualité ! C’est une remise en cause de nos libertés, on prépare la suite et des manifs de plus en plus importantes auront lieu. En national, on s’attend à une grosse semaine de mobilisation et dans le Gard, nous attendons le 20 mars, avec un front large, pour une belle initiative. Nous nous réunissons lundi pour voir la suite des événements mais nous serons là samedi pour une nouvelle manif. Comme tous les samedis jusqu’au retrait de la loi ! »
Pour Nicole Ziani, de l’association France Palestine, mais aussi de Continuons ensemble Gard : « Les personnes qui ont des troubles psychologiques seraient également fichées, déjà stigmatisées, elles sont visées comme pouvant porter atteinte à la sécurité. Nos parlementaires ne montrent finalement que peu d’intérêt envers notre lettre ouverte. C’est du mépris, c’est inacceptable et vraiment pas correct. Nous représentons des associations démocratiques, c’est inacceptable ! »

Ici la manifestation contre la loi de sécurité globale du 6 février dernier (Photo Archives Anthony Maurin).

Pour Georges Carbonel, secrétaire général FO : « Les salariés sont abreuvés de problèmes et de sollicitations… Ils ont du mal à se concentrer sur un aspect particulier. Les conditions sanitaires n’aident pas non plus, mais il est vrai que la réponse des salariés face à ce problème n’est pas encore à la hauteur des enjeux et du rejet de ces textes liberticides. Ce qu’il faut comprendre c’est que le rejet est profond, mais qu’il n’a pas encore pris forme. Le cadre que nous avons donné est large, unitaire et assez rare dans le Gard car 21 associations luttent ensemble, au diapason. Ça va se cristalliser. Les choses sont en construction, mais les gens ont de nombreux problèmes à régler. » Il reprend : « Ces textes sont fondamentalement importants. L’histoire n’oublie pas les personnes qui votent les lois, même au-delà de leur tombe ! Les élus doivent mesurer cette chose. On se souvient qui a donné les pleins pouvoirs à Pétain, ou encore qui a signé la loi de 1905 en faveur de la laïcité. Nous sommes à nouveau à la croisée des chemins, nos élus doivent comprendre que leur vote à l’Assemblée ou au Sénat aura des conséquences à vie. »
Pour Dominique des gilets jaunes : « Nous sommes d’accord pour manifester et nous appellerons au soutien contre ces lois liberticides et nous n’accepterons jamais que nos élus soient indifférents à ce qui se passe. Chaque élu a une responsabilité vis-à-vis des citoyens donc arrêtons de faire des demandes qui ne sont pas écoutées ou prises en compte par ces personnes qui détiennent le pseudo pouvoir. Mettons la vitesse supérieure, bloquons. Notre pays est un pays libre, nos anciens se sont battus, à nous de continuer le combat pour notre liberté ! »

Anthony Maurin

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 35 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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