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ANDUZE En guise de protestation, parents et enseignants mènent l'opération "collège mort"

Parents d'élèves, enfants et enseignants ont manifesté devant les grilles d'entrée du collège Florian ce mardi matin. (Photo Corentin Migoule)
Ce mardi matin, dès 8 heures, parents d'élèves et enseignants du collège Florian ont manifesté leur mécontentement au sujet de la fermeture d'une classe de 6e et de la perte de plusieurs heures postes qui se profilent.
À l'heure où leurs bambins s'apprêtent habituellement à pénétrer dans l'enceinte de l'établissement, les parents d'élèves du collège Florian d'Anduze, ont mené l'opération "collège mort" ce matin. Accompagnés par une partie des enseignants, ils ont fait connaître leur intention de réfuter en bloc l'idée d'une fermeture de classe de 6e émise lors d'un récent conseil d'administration.
Devant une trentaine de personnes, Thierry Pascalin, membre de l'association des parents d'élèves, s'est chargé de lire la motion pour un vote contre la dotation horaire globale (DGH) rédigée par Gwen, sa compagne, qui en est la présidente. Car à la perte d'une classe de 6e, qui aura pour conséquence de faire bondir les effectifs des classes, "les rapprochant dangereusement d'une moyenne de 30 élèves par classe", s'ajoute "la perte de nombreuses heures postes".

Des conditions d'études déjà dégradées

Une baisse "injustifiée" d'après le collectif de parents d'élèves qui précise que l'effectif prévisionnel, qui fait état de 501 élèves à la rentrée prochaine, n'en compte "que six de moins que l'an passé." "Et encore il peut y avoir des arrivées d'ici cet été. Sur les six départs programmés, certains ont fait des demandes dans le privé qui n'ont pas encore été acceptées", fait remarquer un papa.
Cécile Guirardel, professeure de mathématiques au collège Florian, par ailleurs membre du collectif des enseignants de l'établissement, l'assure : "90 % des profs sont contre la DHG" qui va "dégrader les conditions d’études" déjà dévaluées par la pandémie. Et parce qu'Anduze est une commune classée en "politique de la ville", les représentants de parents d'élèves considèrent que "plusieurs élèves de l'établissement font face à des difficultés économiques, sociales et culturelles importantes" qui de fait, induisent le déploiement de moyens "énormes" et "urgents." Peu ou prou l'inverse de ce qui est prévu.

"On va revoter non"

"Nous ne voulons pas que la DHG soit un déni de la situation sanitaire, sociale et scolaire. Il s’agit au contraire de permettre à nos enfants et nos jeunes de se construire un futur épanouissant à vivre", conclut le communiqué des parents d'élèves, dans lequel ces derniers reconnaissent en préambule que le travail du chef d'établissement "n'est pas à remettre en cause." 
Ce jeudi soir, un nouveau conseil d'administration va avoir lieu dans les locaux du collège anduzien et les représentants des parents d'élèves élus y sont bien entendu conviés. "Comme le 8 mars dernier, on va revoter non face à cette DHG", préviennent à l'unisson les membres du collectif, qui espèrent pouvoir rencontrer bientôt le directeur académique des services de l'éducation nationale (DASEN), Philippe Maheu. Ce dernier ne tardera pas à recevoir un courrier rédigé par Geneviève Blanc, maire d'Anduze et vice-présidente du conseil départemental, présente à l'occasion de cette matinée de mobilisation.

Corentin Migoule

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