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IL Y A UN AN… À midi, tout le monde était confiné

Le premier confinement s'est mis en place le mardi 17 mars 2020, à midi. (photo d'archives / Marie Meunier / Objectif Gard)
On parle beaucoup de la « vie d’avant ». Celle où nous pouvions boire un coup avec nos amis et sortir au-delà de 18h, manger au restaurant, aller au cinéma ou voyager à l’autre bout du monde si ça nous chantait. Un an après, Objectif Gard décide de retracer les débuts de cette crise qui a bouleversé nos existences. Chaque jour, retrouvez une rétrospective de ce qu’il s’est passé pile 365 jours auparavant dans le département au cours de cette année pas comme les autres.
Toute la journée du 16 mars 2020, nous avons vécu avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Elle est finalement tombée à 20h, lorsqu’Emmanuel Macron a pris la parole à la télévision pour annoncer que la France serait confinée.
Il n’a pas employé ce terme-là lors de son discours, il avait dit : « Dès demain (mardi 17 mars 2020 ndlr), midi, et pour 15 jours au moins, nos déplacements seront très fortement réduits ». On ne le savait pas encore, mais ce premier confinement durera deux longs mois, une période où faire ses courses et promener son chien sont devenus les seuls moments d’évasion autorisés.
« Nous sommes en guerre » restera la célèbre formule d'Emmanuel Macron. Une phrase forte partagée par le député gardois Philippe Berta, qui avançait le 17 mars 2020 que «les infectiologues assurent qu’un Français sur 2 ou sur 3 sera contaminé par le covid-19. Il faut s’y préparer ».

Les supermarchés pris d'assaut, quelques Gardois quittent la ville pour un confinement au vert

À quelques heures de ce moment de bascule, un vent d'empressement souffle sur les grandes surfaces. Les clients inquiets se ruent dans les magasins pour faire du stock. Depuis lundi, des files à l’extérieur sont organisées pour ne pas excéder un certain nombre de personnes dans les rayons. Pas de heurts à déplorer mais les vigiles sont parfois un peu dépassés et sont assistés par les forces de l’ordre qui calment les ardeurs de certains consommateurs.
À 7h, à la gare de Nîmes, l’affluence n’est pas celle de d’habitude. Mais parmi la poignée de voyageurs présents, plusieurs s’apprêtent à partir pour passer leur confinement au vert : « J'ai décidé de prendre le train et de partir me retirer en Lozère. […] Ce que nous voulons, c'est surtout éviter la cohue, l'attente dans les files au supermarché et les images déshumanisantes de notre société que nous avons pu voir ces derniers jours... », nous livrait Martin, un papa nîmois.
Dès midi, les policiers quadrillent les entrées et sorties des grands axes routiers gardois. À Nîmes, des barrages sont installés sur 10 routes prioritaires où les automobilistes sont systématiquement contrôlés. Pour le premier jour, pas de sanction pour les contrevenants mais dès le lendemain, les premières amendes seront distribuées. Mais bonne nouvelle, la ville de Nîmes suspend les prunes de stationnement.

Le monde économique se réorganise et la CCI vient en soutien

Les mairies et communautés de communes de tout le territoire multiplient les nouvelles mesures pour assurer le service minimum. Les entreprises, elles, s’organisent. Beaucoup ont recours au chômage partiel, d’autres misent sur le télétravail, comme Saint-Mamet, qui avait acheté 38 ordinateurs pour « permettre à (ses) salariés de travailler à domicile ». Et la Chambre de commerce et d'industrie gardoise renforce encore le dispositif d’accompagnement des entreprises en mettant en place une cellule de crise ouverte 7/7j.
L’ARS demande aux Gardois d’adopter les bons gestes et de ne pas encombrer les lignes téléphoniques du 15 au moindre doute sur un symptôme. Car les appels se multiplient et empiètent sur les véritables urgences dans ce contexte de crainte généralisée. Le député, Anthony Cellier, somme quant à lui à ne pas céder aux fake-news faisant « appel aux peurs les plus profondes ou à des scénarios volontairement anxiogènes. » Et ce n’était que le début…

Marie Meunier

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