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NÎMES Un chien pour apaiser les victimes dans les actes judiciaires

Lol le premier chien du programme Cave Canem accompagné par Christelle une référente (photo Norman Jardin)

Cave Canem - expression latine signifiant attention au chien !- est une convention d’accompagnement des victimes et de l’enfance par le chien. Elle a été présentée ce jeudi à l’université de Nîmes Vauban. Emballée par ce programme la juridiction de Nîmes aimerait bien en être équipée dans les années à venir d'ici 2022.
« Lol » a été la star de ce jeudi à l’université de Nîmes. Ce sympathique labrador noir de quatre ans est le premier chien en Europe du programme Cave Canem. La convention d’accompagnement des victimes et de l’enfance par le chien a été inauguré en mars 2019 à Cahors (Lot). Lol est à jamais le premier, mais il pourrait bien avoir des futurs confrères dans le Gard.

« L’intérêt est d’apaiser les tensions et les appréhensions des personnes qui portent plainte »

Béatrice Almendros, la présidente du tribunal judiciaire de Nîmes, assistait à la présentation de ce programme et elle n’a pas caché son intérêt pour Cave Canem : « La juridiction de Nîmes souhaite prendre part à l’expérimentation. Il va falloir déterminer qui pourra être le référent du chien. Cela peut-être le SDIS ou une association d’aides aux victimes. L’intérêt est d’apaiser les tensions et les appréhensions des personnes qui portent plainte ».
Mais avant la mise en place, il faut respecter quelques délais, comme celui incompressible de la formation du chien. Elle dure environ 18 mois et elle est prodiguée par l’association Handi’chiens. Elle peut coûter jusqu’à 20 000€, entièrement pris en charge par la fondation Sommer. Il faut ensuite former les référents. Lol qui est hébergé par le SDIS de Cahors compte sept référents.

La fondation Sommer prend en charge la formation du chien 

« On a bon espoir, que si tout se passe bien, on puisse déployer ce dispositif à l’horizon 2022 », a souligné Béatrice Almendros. Ce programme a pour objectif d’apaiser la souffrance, créer une diversion positive pour faciliter les témoignages. Mais aussi apaiser les tensions dues aux actes judiciaires comme les auditions, les confrontations et les audiences. Car la présence des chiens diminue la fréquence cardiaque, la tension artérielle, les stress et l’agressivité des mineurs mais aussi de leurs parents.

Le chien peut répondre à 52 commandes

Les chiens de cette convention sont appelés des CAT (chien d’assistance au tribunal) et ils peuvent répondre à 52 commandes. Mais ils n’ont pas de maître attitré et ils ne sont jamais imposés. C’est la victime présumée qui en fait la demande. Les bénéficiaires sont les enfants se disant victime de tentative d’homicide, de viol, d’agression sexuelle ou de violence. Le chien peut également être mis à la disposition d’un mineur de 5 à 13 ans entendu comme témoin dans une procédure de violence. Sont exclues la comparution immédiate et la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Le demande d’intervention du CAT devra être validée par le parquet.

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