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ALÈS Loi climat, sécurité globale et précarité, un samedi de convergence des luttes à Alès

Après un temps d'échanges sur le parvis du Cratère, le cortège a pris la direction de l'Hôtel de ville. (Photo Corentin Migoule)
Après un temps d'échanges sur le parvis du Cratère, le cortège a pris la direction de l'Hôtel de ville. (Photo Corentin Migoule)

Si les occupants de la scène nationale alésienne ont organisé leur agora sur le parvis du Cratère comme chaque jour depuis le mardi 16 mars, ils ont été rejoints par plusieurs collectifs qui, à l'appel d'Attac Alès, ont défilé dans les rues de la capitale cévenole pour réclamer "une vraie loi pour le climat."

"Nous voulons des coquelicots", "Sauvegarde de l'identité de la Prairie", "Saint-Hilaire durable" et "Confédération paysanne", entre autres. Difficile de s'y retrouver, surtout quand les organisations syndicales telles que la CGT et Solidaires, ainsi que l'ensemble des partis politiques de Gauche, se joignent à l'assistance. Tous avaient répondu à l'appel à manifester pour le climat émis par le collectif Attac Alès ce samedi, au départ du Cratère.

Un Cratère occupé par les intermittents de l'emploi depuis le mardi 16 mars et qui, comme chaque jour, ont organisé leur agora à l'heure de la pause méridienne. L'occasion pour ces précaires issus de tous les milieux sociaux de proposer des ateliers de danse en musique, animés par "DJ Doudou". Les "masques blancs" derrière lesquels se cachent des occupants ont ensuite opéré un "flash mob" visant à dénoncer les "mesures liberticides" assénées par le gouvernement depuis plus d'un an (notre vidéo).

Peu avant 14 heures, ces derniers, qui militent depuis plus de dix jours pour la réouverture des lieux de culture et la fin de la réforme de l'assurance chômage, ont vu affluer les soutiens des collectifs précédemment cités. Plusieurs prises de parole ont été initiées par le collectif Attac Alès qui, par l'intermédiaire de Jacqueline Balvet, a rappelé que le 3 février dernier, "l'État a été condamné pour son inaction climatique" et qu'il n'a "pas respecté ses engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre." Et d'enfoncer : "Depuis le 17 mars, la France a entamé son découvert climatique ayant émis, en 77 jours, l’intégralité des gaz à effet de serre qu'elle était censée émettre en une année pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050."

Toujours pour Attac Alès, Marie Motto Ros a évoqué "une forfaiture démocratique, un irrespect du travail des citoyens" pour désigner l'usage de la convention citoyenne pour le climat constituée en 2019, considérant cette "trahison du gouvernement Macron identique au mépris envers les intermittents et les précaires ici réunis." Un trait d'union de rigueur pour justifier le rapprochement des deux entités puisque "l'occupation de cette scène nationale s'inscrit dans une lutte globale", précise le collectif d'intermittents. Et d'ajouter : "Ces combats s'agrègent autour de l'occupation des théâtres car toutes ces luttes sont cohérentes entre elles et ne peuvent être menées que de front."

C'est alors que peu avant 15 heures ce samedi, un cortège composé d'environ 200 personnes s'est formé et a défilé dans les rues du centre-ville d'Alès (notre vidéo). Le slogan "On est plus chaud, plus chaud que le climat", a notamment été scandé tout au long d'une marche qui s'est effectuée dans un calme relatif. Quelques pancartes ont attiré notre attention dont "Faisons fondre les banques, pas les banquises", ou encore "Si vous ne changez pas vos combats, c'est ter(rre)minée." Ainsi s'est achevé ce samedi après-midi de convergence des luttes en Cévennes.

Corentin Migoule

 

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