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PONT-SAINT-ESPRIT La jeune association « Créativement engagées » vient en aide aux populations du Cameroun

La jeune association spiripontaine "Créativement engagées" s'est rendu dans une école au Cameroun où les conditions de vie et l'hygiène sont extrêmement spartiates. (photo Sylvie Crouzet)

Fin septembre, une nouvelle association de levée de fonds a été créée à Pont-Saint-Esprit. Il s’agit de "Créativement engagées", présidée par Sylvie Crouzet. Elle s’est rendue du 18 janvier au 18 février dernier au Cameroun pour aider les populations.

Sylvie Crouzet a toujours eu le goût du voyage. Au fil de ses périples, elle s’est rendu compte que nombre de personnes se trouvaient dans le besoin. Loin d’elle l’idée de se prélasser sur un transat, elle veut aller à la rencontre des autochtones.

Sylvie Crouzet, présidente de "Créativement engagées" s'est rendue du 18 février au 18 mars au Cameroun. (Marie Meunier / Objectif Gard)

Dès qu’elle en a eu l’occasion, elle a effectué un premier voyage humanitaire au Burkina Faso, puis un deuxième au Cameroun. Un peu déçue de l’organisation du second, Sylvie Crouzet a alors décidé de créer sa propre association humanitaire, basée dans sa ville natale, Pont-Saint-Esprit.

Pour son premier séjour au Cameroun à la tête de son association, elle est partie avec 800 € en poche. De l’argent récolté grâce à la vente de papier cadeau à Casa à Bollène mais aussi grâce aux petits objets confectionnés par Sylvie elle-même.

« On est face à la misère dans toute sa profondeur »

Elle s’est d’abord rendue dans le bidonville de Douala, la capitale, avec d’autres bénévoles de Caritas France. « Le constat est choquant. On est face à la misère dans toute sa profondeur », se remémore Sylvie Crouzet. Elle y a rencontré une veuve et ses quatre enfants. La famille ne dispose que d’un lit pour cinq, n’a pas de porte pour protéger son habitation de fortune… Avec les autres bénévoles, ils ont acheté du riz et des casseroles en urgence pour soulager le foyer. Elle a lancé une cagnotte pour aider la cadette Ornella, qui a dû abandonner l’école faute de moyens de sa maman.

Une demande de levée de fonds a été lancée pour changer les matelas et le linge de lit du foyer à 24 km de Douala. (photo Sylvie Crouzet)

Le voyage s’est poursuivi dans un foyer d’accueil pour les jeunes des rues à 24 km de Douala. « Ce foyer manque cruellement de moyens. Les éducateurs n’ont pas reçu de salaire depuis deux mois, les stocks alimentaires sont vides », poursuit la présidente. Eux aussi ont eu le droit à un peu d’aide pour relancer leurs cultures. Un couple de cochons a été acheté pour relancer l’activité d’élevage stoppée net après les ravages de la peste porcine. Et une demande de levée de fonds est en cours pour changer leurs matelas et draps de lit, qui sont dans un état lamentable.

Aider des jeunes agriculteurs à développer leurs terres

L’association est également intervenue dans l’école de Mbanga. Là-bas, les conditions de vie et l'hygiène sont très rudimentaires. Pas de toilettes ni pour les enfants, ni pour l’enseignante. Alors l’association spiripontaine a monté là encore une demande de fonds auprès de la fondation pour essayer de financer l'installation d'un bloc sanitaire.

L'association spiripontaine a aussi distribué des fournitures scolaires récoltées avant le départ. (photo Sylvie Crouzet)

Dans ce même village, Sylvie Crouzet a rencontré un groupe de 30 jeunes agriculteurs motivés : « On a lancé un dossier pour leur permettre de faire des plantations pour améliorer leur qualité de vie. Le village met à disposition le terrain. Il leur faut maintenant des plants. Plutôt des ananas et des palmiers pour faire de l’huile de palme. » Le but étant aussi de leur fournir une machine d’extraction de l’huile pour vendre le produit fini et qu’ils puissent tirer un bénéfice suffisant pour en vivre correctement.

En tant que jeune association, Sylvie Crouzet sait qu’il va falloir redoubler d’efforts pour convaincre la fondation. « Souvent il faut au moins deux ans d’activité à l’association », note la présidente. Mais celle-ci reste confiante. Elle a récolté de nombreuses informations et photos sur place pour nourrir ses dossiers. Elle vise maintenant la reconnaissance en association d’intérêt public, afin que les dons soient défiscalisés, et ainsi motiver les bonnes âmes.

Marie Meunier

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