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OCCITANIE La santé au travail via le plan régional et son bilan

Le chantier à ciel ouvert (Photo Anthony Maurin).
Christophe Lerouge, directeur de la DREETS d'Occitanie, la Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Photo © Rémi Benoit ).

Le bilan du Plan Régional Santé Travail 3 (2016-2020) est établi. Il est temps de passer la quatrième vitesse ers s'inspirant des premiers travaux.

Depuis le 1er avril 2021, les DIRECCTE sont regroupées avec les services déconcentrés de la cohésion sociale au sein d’une nouvelle structure : les Directions régionales de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (DREETS). Sans aucun rapport avec ce petit changement, l'heure du bilan du troisième PRST a sonné.

Pour Christophe Lerouge, directeur de la DREETS, " Si je devais résumer ces quatre années de démarche par un seul mot, ce serait : mobilisation. Tous les acteurs impliqués dans la santé au travail se sont non seulement réunis autour d’une même table, mais ils ont fourni, ensemble, un nombre impressionnant de propositions d’actions et d’outils. Je tiens notamment à souligner l’implication des partenaires sociaux : les organisations salariales et patronales ont porté d’une même voix un message, celui de la prévention pour une meilleure santé au travail. "

Il faut dire que depuis 2016, le Plan Régional Santé Travail a donné lieu à plus de 200 réunions de travail qui ont mobilisé plus de 300 acteurs de la santé au travail et de l’entreprise. Ce travail de co-construction a abouti à la réalisation d’une trentaine d’outils pour faire avancer la prévention.

Et le directeur de reprendre, " Dans ce nouveau plan, nous ne pourrons pas faire l’économie de ce que la crise sanitaire a révélé sur les conditions de travail et leur évolution. Comment concilier la poursuite de l’activité et la santé des salariés ? Comment continuer de travailler en étant malade, parfois pour une affection longue durée ? Quelles sont les conséquences sur le corps et l’esprit de l’usage intensif du numérique et du télétravail ? Le cap du prochain plan repose sur trois mots : comprendre, analyser et agir. Par nature la santé au travail doit associer employés et employeurs. Je souhaite que, dans le cadre du PRST4, les travaux avec les partenaires sociaux et les acteurs de la santé se poursuivent en partenariat, pour rendre les lieux de travail plus favorables à la santé. "

(Photo d'illustration Archives Anthony Maurin)

Après cinq ans de démarches de co-construction, la DREETS se félicite du bilan avec plus de 1 800 personnes sensibilisées à travers des groupes de travail, des colloques et des webinaires. Mais tout cela n'aura pas empêché les  56 754 accidents de travail en 2019 et les 63 accidents mortels la même année. " En tant que directeur je suis informé de tous les accidents mortels et je reçois plus d'un mail par semaine pour en évoquer un. Je pense toujours aux familles qui sont dans la peine, je veux m'investir pour améliorer tout ça " avoue Christophe Lerouge. Déclarés toujours en 2019, 2 579 cas de maladies professionnelles sont pourtant encore à l'ordre du jour. " Les effets de la prévention interviennent souvent plusieurs années après les formations... " assure le directeur.

Pour l'amiante, il fallait encore améliorer les connaissances du risque, pour les accidents de la route, comprendre et évaluer les risques. Comment vieillir en bonne santé au travail ? Grâce aux astuces du PRST pardi ! Tout comme travailler avec une maladie chronique... Afin de diffuser les outils créés dans le cadre du PRST3, la DREETS en partenariat avec les CCI d’Occitanie propose une série de webinaires Santé-Sécurité au Travail.

Les acteurs du PRST se mobilisent dans le cadre des Journées de la sécurité rou- tière au travail qui se tiendront du 17 au 21 mai 2021 pour vous proposer un webi- naire « Risque Routier Professionnel » le 20 Mai 2021 de 10h00 à 11h30.

" Notre philosophie est la même depuis cinq ans. L'idée est de faire le bilan de nos actions et d'aller plus loin. Tous les acteurs se mobilisent réellement, nous avons une volonté commune d'améliorer la situation dans les entreprises de petites tailles pour informer et faire en sorte qu'il y ait des travaux faits et de la prévention mise en place. Nous avons changé de nom mais pas nos missions ! " conclut Christophe Lerouge.

Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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