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JAZZ Jeff Guyot n’est plus

Photo d'illustration
Jeff Guyot (Photo DR)

Lundi 3 mai dernier un homme attachant, figure du jazz nîmois nous a quittés à l'âge de 73 ans. Jean-François Guyot, "Jeff" pour les amis.

Directeur artistique de l'association Jazz 70, Stéphane Kochoyan se rappelle avec émotion Jeff. "Vous le connaissez sans doute grâce à sa chaine YouTube. C'est lui qui filmait à Paris tous les Jazz-Band-Ball depuis le début des années 1980. Dès qu'il le pouvait, il filmait les concerts, les festivals, et surtout il partageait, partageait…"

Son plus grand bonheur était d'envoyer des CDs de ses films (gratuitement ou à prix coûtant) à tous ceux qui le lui demandaient. Il pouvait dire, "Me faire payer ? Mais non Michel, ça me fait plaisir" ou encore "Untel m'a demandé une copie de son concert. Il ne m'a pas remercié pour le DVD. Ça ne fait rien, il n'a pas le temps. Il joue beaucoup tu sais…" Jeff incarnait la générosité. Un vrai gentil.

"Une anecdote parmi beaucoup d'autres : 1983, première tournée US du Hot Antic Jazz Band. Pour des raisons d'économie, nous partions de Barcelone à 4h du matin pour aller à Los Angeles. Jeff a proposé de louer un van et de nous conduire à l'aéroport de Barcelone, pour revenir aussitôt à Nîmes. huit heures de route avec une simple poignée de main pour remerciements !" lance Stéphane Kochoyan.

Jeff était un passionné. Il aimait le jazz, et surtout ses amis du jazz et tout le côté humain des rencontres de jazz. Il jouait du washboard. Rien ne lui faisait plus plaisir que d'être invité à faire le bœuf avec un orchestre d'amis.

Préparateur en pharmacie, visiteur médical, meilleur vendeur national de Doliprane ! titre dont il était très fier, il a commencé la musique au début des années 1970 à Nîmes au sein de l'orchestre de Guy Labory. Il fut partie prenante avec Guy Labory du Premier Festival de Jazz dans les arènes de Nîmes.

Quand il parlait de ses orchestres de cœur (Blue Quitach et Hot Antic), il disait "Nous".  Il nous a accompagnés en tournée en Hollande, Grande Bretagne. Il était heureux. Nous étions sa famille. Il se donnait à fond pour l'association nîmoise Les Amis du Foyer Hubert Pascal, en particulier pour l'organisation de son concert annuel.

Il y a un an, son cancer, plus ou moins stabilisé jusque-là, a commencé à nécessiter des soins de plus en plus lourds. Mais il gardait un moral à toute épreuve malgré l'aggravation inexorable de son état général. Puis la semaine dernière, le Covid est venu compliquer les choses. Il n'avait pas besoin de ça ! Sa compagne Colette a été d'un formidable soutien pendant ces mois très difficiles. " Jeff, tu nous manqueras beaucoup ! " note Stéphane Kochoyan.

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Anthony Maurin

Bonjour, je m'appelle Anthony Maurin, j'ai 37 ans et je suis journaliste depuis près de 15 ans. Le sport, les toros, le patrimoine, le tourisme, la photographie et le terroir sont mes principales passions... Sans oublier ma ville, Nîmes!

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