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ALÈS Le Printemps alésien dézingue le dossier de révision du Plan local d’urbanisme

Une partie de l'équipe du Printemps alésien. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Une partie de l'équipe du Printemps alésien. Photo Tony Duret / Objectif Gard
Une partie de l'équipe du Printemps alésien. Photo Tony Duret / Objectif Gard

Après trois forums dans différents quartiers alésiens, le lancement d’une pétition, deux courriers à la préfète du Gard et au maire d’Alès, les membres du Printemps alésien ont tenu une conférence de presse pour tenter de porter l’estocade au dossier de révision du Plan local d’urbanisme (PLU) d’Alès dont l’enquête publique se termine ce vendredi 21 mai.

Le dossier de révision du PLU d’Alès ne sera manifestement pas celui qui réconciliera l’opposant, Paul Planque, au maire d’Alès, Max Roustan, et à son premier adjoint, Christophe Rivenq. Depuis plusieurs semaines, le leader du Printemps alésien, Paul Planque, urbaniste de profession, ne cesse de dénoncer différents points de ce dossier (lire plus bas). Mais cette fois, il s’appuie, non sans un certain plaisir, sur les avis émis par différents organismes.

« La DDTM (Direction départementale des territoires et de la mer, Ndlr) souligne en résumé la nécessité, je cite, ‘d’optimiser l’urbanisation’ car ‘le foncier disponible devient précieux’ », attaque Paul Planque. Il poursuit en lisant la conclusion de la Mission régionale d’autorité environnementale (MRAe) : « La MRAe estime que le PLU demeure susceptible de conduire à des impacts notables sur l’environnement, particulièrement sur les milieux naturels. La MRAe recommande donc de revoir le projet en profondeur (…) Je rappelle qu’il s’agit du ministère de la transition écologique », insiste le communiste.

Un alibi qui sert à l’accroissement de l’urbanisation de la ville

Puis vient l’argument phare évoqué à la fois par la Chambre d’agriculture, le Conseil départemental du Gard ou encore l’Institut national de l’origine et de la qualité qui le résume ainsi : « Il apparaît regrettable que le taux de croissance annuel de 1,5% retenu soit bien supérieur à celui constaté les années passées (0,5% de 1999 à 2009 et pratiquement 0% depuis 2009) », lit Paul Planque. À ses côtés, la militante écologiste Béatrice Ladrange enfonce le clou : « La base du projet s’appuie sur ce chiffre de 1,5%. Ce chiffre est un alibi qui sert à l’accroissement de l’urbanisation de la ville. Mais selon un dossier de l’Insee de janvier 2021, la croissance réelle à Alès entre 2008 et 2013, c’est +0,1% et 0% entre 2013 et 2018 ».

Réunis dans le modeste local alloué à l’opposition, les membres du Printemps alésien promettent la plus grande vigilance quant à la suite du dossier. Dans un premier temps, ils attendent le rapport du commissaire enquêteur qui devrait tomber d’ici un mois et s’assureront que leurs critiques soient entendues. « En fonction de cela, sachez pouvoir compter sur nous pour nous opposer tant au conseil municipal que par toute voie légale à l’adoption du PLU qui nous serait présenté sans tenir compte de ces modifications », prévient Paul Planque. Non, vraiment, la réconciliation n’est pas pour demain.

Tony Duret

Lire aussi :

https://www.objectifgard.com/2021/03/21/ales-le-printemps-alesien-demystifie-le-projet-des-hauts-dales/

Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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