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GARD Le directeur d’une grande école inscrit au fichier des délinquants sexuels

(Photo d'illustration : Anthony Maurin)

Il a été condamné jeudi 17 juin par le tribunal correctionnel de Nîmes pour des agressions sexuelles sur sa fillette.

L'inscription est automatique pour chaque auteur d'une infraction à caractère sexuel. Ce directeur d'une école d'ingénieur du Gard a été condamné, jeudi, par le tribunal correctionnel de Nîmes pour des agressions sexuelles sur sa fille alors qu'elle était âgée d'un dizaine d'années. Il est donc inscrit au fichier des délinquants sexuels.

"J'ai mis la main dans la culotte, mais je n'ai pas touché le sexe", a expliqué durant l'enquête le mis en cause, âgé de 55 ans. Il a répété les propos à l'audience alors que la présidente de la juridiction lui faisait remarquer : "vous reconnaissez sans reconnaître".

"Pour moi il n'y avait pas de connotation sexuelle", affirme cet homme chez qui les enquêteurs ont retrouvé à son domicile et dans son bureau de l'école d'ingénieur gardoise des centaines de photos pornographiques et des images d'enfants en position sexuelle. "Il avait même pris sa fille en portrait et trois minutes après il prenait en photo un sexe prépubère, le sexe de sa fille, mais ce n'est pas un jeu et votre fille n'est pas un jouet", clame maître Patricia Teulade pour l'épouse et la fille du directeur de l'école d'ingénieur. Une épouse qui a coupé les ponts en quelques secondes avec celui qui était son mari depuis 15 ans, en apprenant des années après les faits les abus subis par leur fillette. Car la fille du couple a eu besoin de soulager sa souffrance et a révélé les faits à sa mère et son frère alors qu'elle était adolescente. Le père aurait abusé d'elle à plusieurs reprises lors de devoirs à la maison et lorsque son papa assurait les leçons de mathématique dans la chambre de la fillette.

Un mis en cause qui a expliqué sur son attirance envers les jeunes : "Je n'ai pas dit aucune attirance, mais pas spécialement"! Pour le procureur adjoint Stanislas Vallat, l'infraction est constituée, il réclame 2 ans de prison dont une année ferme, et surtout l'interdiction d'avoir des contacts avec des mineurs pendant cinq ans.

"Il reconnait les faits mais il s'explique mal, avec les réquisitions d'aujourd'hui on souhaite voir cet homme sous un pont sans rien", estime maître Stéphane Aubert qui souhaite que l'éventuelle condamnation de son client soit exclue de son casier judiciaire. Car pour exercer comme directeur d'une école il ne faut pas avoir de casier judiciaire. Une exclusion du casier qui est impossible, car illégale comme l'affirme le procureur Vallat.

Le tribunal condamne finalement l'ancien enseignant, devenu directeur, à un an de prison avec sursis. Sa condamnation sera bien notée sur le bulletin numéro deux du casier judiciaire et il est dorénavant inscrit au fichier des délinquants sexuels. Sa brillante carrière professionnelle auprès des étudiants est donc très fortement compromise.

Boris De la Cruz

Journaliste, je suis passionné par les faits divers, la justice et la politique. Je collabore à Objectif Gard et à des médias nationaux.

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