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ALÈS Les 100 ans de Pierre-André Benoit célébrés au musée éponyme

Une première visite menée par Carole Hyza, conservatrice des musées d'Alès. (Photo Corentin Migoule)
Une première visite menée par Carole Hyza, conservatrice des musées d'Alès. (Photo Corentin Migoule)

Artiste accompli, l'Alésien Pierre-André Benoit aurait eu 100 ans en septembre prochain. Un millésime commémoré par le musée-bibliothèque portant son nom, à l'occasion d'une exposition qui a débuté ce mercredi et se poursuivra jusqu'au dernier jour de l'année 2021.

Né à Alès le 15 septembre 1921, Pierre-André Benoit aurait eu 100 ans cette année. Décédé en janvier 1993, le Cévenol, qui a grandi dans la maison alésienne de ses grands-parents, rue du 14 juillet, est une véritable figure locale. Amoureux des mots, de la poésie et des arts, il était "un autodidacte doué d'un talent né d'une volonté intérieure", a indiqué Carole Hyza, conservatrice des musées alésiens. Celle-ci a mené d'une main de maître la visite du musée portant le nom de celui qui a été un artiste accompli, tour à tour poète, sculpteur, dessinateur, peintre et graveur.

Une exposition à son effigie vient en effet de prendre corps dans la structure implantée à Rochebelle, à quelques encablures du Pôle scientifique et culturel. Cette expo-hommage, qui sera à retrouver jusqu'au 31 décembre prochain, donne aux visiteurs l'occasion d'appréhender différemment l'œuvre de celui dont l'un des mentors aura été Michel Seuphor, qui l'a orienté vers un destin inattendu lui offrant la reconnaissance de ses pairs : celui d'éditeur.

"C'est ma préférée de PAB, la plus gracieuse. L'envol", fait savoir Christophe Rivenq, président d'Alès Agglo, qui a assisté au lancement de l'expo. (Photo Corentin Migoule)

Huit salles et deux étages sont consacrés à "PAB", ce qui permet d'y découvrir ses peintures portant l'empreinte de Francis Picabia notamment. Parce que les oiseaux, "une thématique qui devient prégnante chez PAB dans les années 70-80", figurent en bonne place dans le répertoire de l'artiste alésien, s'inspirant de son grand ami, Georges Braque, dont l'œuvre, baptisée Oiseau dans les lignes, vient d'être acquise par le musée alésien. "Elle sera présentée au public le 15 septembre prochain, le jour de l'anniversaire de l'artiste", a annoncé la guide du jour qui évoque "une somme à cinq zéros".

La visite consacrée à la vie de l'Alésien, "un homme très croyant qui a bien failli devenir moine avant que cette issue ne lui soit refusée", ce qui constitue "une bonne chose pour l'histoire de l'art", s'est achevée en douceur avec la prestation offerte par le duo formé par la danseuse Isabelle Leroy et le musicien Bololipsum, dans la cour extérieure du musée.

Corentin Migoule

 

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