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NÎMES L’aire d’accueil de Saint-Césaire fin prête à accueillir les gens du voyage

L'aire d'accueil des gens du voyage de Saint-Cézaire a été réhabilitée. Son inauguration a eu lieu ce mardi matin. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Fermée depuis deux ans, l'aire d'accueil des gens du voyage située à Saint-Cézaire entre Nîmes et Milhaud, a fait l'objet de travaux de réhabilitation. Coût de l'opération : 1,8M€ financé par Nîmes métropole aidée par l'État à hauteur de 50 000€ dans le cadre du Plan relance.

Deux ans se sont écoulés depuis la fermeture de cette aire d'accueil plantée sur un terrain de deux hectares traversé par la frontière des communes de Nîmes et Milhaud. Deux années marquées par la crise sanitaire. "Au premier confinement, les voyageurs ont été autorisés, sous dérogation, à rester sur cette aire. Mais il a ensuite été difficile de les faire partir", commente Renaud Leroi, 31 ans, conseiller municipal à Marguerittes et membre du bureau communautaire délégué aux aires d'accueil des gens du voyage. Il succède à Michel Gabach qui a le premier accompagné ce projet de réhabilitation de l'aménagement mis en service au début des années 2000. Ces deux dernières années ont également été marquées par un changement de président et de majorité au sein de Nîmes métropole.

"Lorsque nous avons récupéré l'aire, il y avait eu beaucoup de dégâts. Il a fallu refaire les réseaux humides, tout était effondré. D'ailleurs je parlerais plus d'une reconstruction que d'une réhabilitation", précise Michel Gabach. Une reconstruction ralentie aussi à cause de la pénurie des matériaux... Mais tout cela est désormais de l'histoire ancienne, l'aire d'accueil a été inaugurée en grande pompe ce mardi 20 juillet. "Enfin !", a soufflé Franck Proust, le président de Nîmes métropole, pas peu fier de présenter la mise en place de nouveaux dispositifs inscrits dans le programme de réhabilitation dont un système de télégestion des compteurs d'eau et d'électricité. "Le paiement se fait donc à l'avance. Cela évite à la fois le gaspillage d'eau et les impayés aussi", précise Renaud Leroi.

L'aire d'accueil des gens du voyage de Nîmes-Saint-Césaire compte 40 emplacements pour 80 places. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

Cette aire est réservée aux voyageurs semi-sédentaires qui pourront s'y installer pour une période de trois mois. Une caution leur sera systématiquement demandée. Elle offre désormais 40 emplacements - comprenant chacun un local sanitaire - pour 80 places. L'espace se donne aujourd'hui des allures de parking baigné de soleil sans un brin d'ombre où se réfugier. La végétalisation du site est prévue, ce sera la prochaine étape fixée au mois de novembre.

À ce jour sur le secteur de Nîmes métropole, l'aire d'accueil de Saint-Césaire est la plus importante en terme de places, celle de Marguerittes inaugurée en 2016 en compte 22. Le schéma départemental d'accueil des gens du voyage prévoit quatre aires sur ce territoire, soit une supplémentaire à Saint-Gilles et une autre sur le secteur Manduel-Bouillargues. "Dans le cadre de la révision de son PLU (Plan local d'urbanisme, Ndlr), Saint-Gilles a désigné un terrain", intervient Michel Gabach.

Franck Proust, président de Nîmes métropole, Jean Luc Descloux, maire de Milhaud et Renaud Leroi, conseiller communautaire délégué aux aires d'accueil des gens du voyage. (Photo : Stéphanie Marin/ObjectifGard)

La suite ? "Il faut y aller step by step. Nous inaugurons aujourd'hui celle de Nîmes-Saint-Césaire. Vous êtes au fait de la situation économique dans laquelle nous avons récupéré l'Agglo. Le budget 2021 est épuisé, nous verrons dans le cadre du budget 2022", réagit son successeur, Renaud Leroi, témoin d'une occupation illégale à Marguerittes dans le courant de ce mois de juillet. "Une cinquantaine de caravanes s'est installée sur la commune de Marguerittes à proximité de la salle polyvalente. Tout s'est bien passé, ils ont quitté les lieux au bout d'une semaine comme ils l'avaient promis et ont laissé les lieux propres derrière eux. Mais cela reste une occupation illégale."

Et le conseiller communautaire d'insister : "Une partie de la réponse concernant la problématique de ces grands passages, réside dans l'augmentation de la capacité d'accueil au-delà de Nîmes métropole, à l'échelle du département minimum." Le schéma départemental a notamment ciblé les communes de Bellegarde et de Pont-Saint-Esprit pour la création d'aires de grand passage d'une capacité de 100 places minimum. Le dossier doit être quelque part sur un bureau des deux communautés de communes concernées.

Stéphanie Marin

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